I -li
Ce qui veut dire que le plateau collecteur du condensateur renferme cinq fois plus d’électricilé (|u'il n’eu eût reçu directement par sa communication avec la machine électrique.
458. Détermination de m. — On voit donc que, pour connaître le pouvoir condensant, il suffit de mesurer la quantité m. A cet effet on isole le condensateur, et A l’aide du plan d’épreuve et de la balance de torsion on mesure la charge de l’armature intérieure; celle charge est proportionnelle à a et par suite, d’après la formule (n), à A (1 — ni’). On touche alors l’armature intérieure, il s’échappe une quantité d’électricité .sensiblement égale A a, d'où résulte sur l’armature extérieure une quantité d'électricité libre ^ = B (1 — ni*). Cette électricité étant de nature contraire A celle de l’annature intérieure, la mesure comparative de sa tension présenterait des difficultés. Pour opérer sur de l’éleclricité de même nature, on touche encore l’armature extérieure , il se produit alors sur l’armalurc intérieure une quantité d’éleciricité libre a' égale A A' (1 — »n’), en désignant par A’ la charge totale de l’armature. Or
d’où
SI
On voit donc qu’en prenant le rapport des charges a' et a, on obtiendra comme quotient la quanti lé m*.
459. Diverses sortes de condensateurs. — Le pouvoir condensant est évidemment d’autant plus grand que la quantité m est plus voisine de l’unité, c’est-A-dire que la lame isolante est plus mince. On conçoit, par conséquent, <iu’en diminuant grt^uellement l'épaisseur de cette lame on puisse arriver A obtenir un pouvoir condensant très-grand. Mais il est très-important de remarquer
K I, K C T H OSCO !• li CONDENSA T E C H.
iin'à mcstiro qiio le pouvoir condensant augmente, la (|uantilé absolue de réleciricité (|u’on peut accumuler diminue, car la résistance à la réunion des nuides devient déplus en plus petite. On doit donc distinguer deux sortes de condensaleurs : tes uns, formés d’une lame isolante très-mince, ont un pouvoir condensant très-grand et sont applicables à des sources faibles d'électricité ; les autres, formés d'une lame isolante assez épaisse pour <pie la charge puisse être eiïecluée avec les machines ordinaires, ont par suite un pouvoir condensant médiocre, maison peut recueillir avec eux une grande quantité d’électricité en multipliant la surface des armatures.
460. Êlectroscope condensateur. — A la première catégorie se rapporte l'électroscope condensateur de Voila, appareil tpii a rendu à la science de l'électricité les plus grands services. 11 se compose d’un êlectroscope à feuilles d’or, dont le bouton est remplacé |)ar un plateau, couvert supérieurement d’un vernis isolant. Ln second plateau, verni à sa partie inférieure, repose sur le premier, et forme avec lui un condensateur.
Si, touchant le plateau supérieur avec le doigt, on met en contact le plateau inférieur avec une source très-faible d’électricité, celle-ci s’accumulera en quantité considérable relativement à celle de la source ; car la lame isolante étant très-mince, le pouvoir condensant est très-grand. Si donc, au bout de quelque temps, on supprime la •mmmunication avec le sol, et qu’on enlève le plateau collecteur, les feuilles d’or divergeront par suite du fluide répandu dans l'autre plateau, et qui est de même nom que celui de la source. Le condensateur de Volta n’a d’efflcacité véritable que dans le cas il’une source électrique; s’il s’agissait d’un corps simplement électrisé, la quantité d’électricité étant limitée, la condensation serait .SUIS objet et par suite l’électroscope ordinaire serait aussi avantageux.
Kig. 3UI. — tilectroscopL' condensateur.