CHAPITRE XLI
KKFETS PRODUITS PAU IA DÉCIIARGIi DES CONDENSATEURS.
463. Décharge des batteries. — Ou peut, à l’aide des bouleilles de Leyde ou des huileries, oblenir des cITels qui ue dilTèreiil du resle que par Tinteusilé de ccu.x (juc produit une simple tdiueollc (;lectrique. Les elTets pby.siologiques ont déjà été indiqués; ils se produisent, par e.veuiple, lorequ’uiie personne, tenant une bouteille chargée à la main, vient de l'aulre main toucher le bouton ; la commotion, déjà très-vive avec une bouteille de petites dimensions, devient redoutable avec une jarre et à plus forte raison avec une batterie.
Ou peut exciter la commotion chez un très-grand nombre de personnes à la fois. 11 sufüt que ces peisonncs forment une chaîne en se tenant par la main; celle qui forme Tune des extrémités lient la bouteille par la panse, et celle qui est à l’e-xtrémité opposée vient toucher le bouton. Toutes les pei-sonnes paraissent ressentir la secousse au même instant, mais celles du milieu sont un peu moins éprouvées. On a essayé autrefois d’appliquer cette commotion à la guérison de certaines maladies, telles que la paralysie ; mais les procédés imaginés dans ce but sont aujourd’hui oubliés. Nous citerons parmi les expériences fondées sur l’effet physiologique de la décharge électrique, celle du carreau magique ou fulminant. C’est une lame de verre (flg. 39à) dont chaque face est recouverte d’une feuille d’étain. On place le carreau à peu près horizontalement et on fait communiquer sa face supérieure avec la machine électrique, taudis que sa face inférieure communique avec le sol.