PILE DE WOLLASTON
lin élément de Wollaston (fig. ZiiO) se compose d'une laine de zinc Z entourée d'une lame de cuivre Cqui ne la touche pas, le contact étant empéclié par de petits morceaux de bois ou de liège.
i41. — Pile de Wollaston.
Lors((u'ou veut mettre l’élément en activité, on le plonge dans un bocal contenant de l’eau acidulée; dès lors le pôle négatif s’établit sur le rhéopborc en communication avec le zinc, et le pôle positif sur le rbéopbore communiquant avec le cuivre.
Pour réunir plusicure éléments en pile, on fait successivement communiipier le cuivre d’un élément avec le zinc de l’élément suivant. I/es divei's éléments ainsi constitués peuvent être fî.vés, comme le montre la figure à une traverse, et quand on veut se servir de la pile, on les fait plonger sé|>arément dans des vases contenant do l’eau acidulée.
516. Pile de Huncke. — La nécessité d'un vase pour chacun des éléments de la pile de Wollaston rend cette dernière un peu encombrante quand on veut avoir un grand nombre d’éléments; la pile de .Muncke, A ce point de vue, est excessivement bien disposée, et l’on peut avoir sous un volume très-réduit un nombre d’élémenb considérable.
Les lames de zinc et de cuivre sont soudées (fig. sur une
Fig. 4P2. — Püo de Miiiieke.
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ligue verticale et disposées en forme d'U emboîtés allernativemciil les uns dans les autres, de façon que rallernance des métaux soit complète. L’ensemble des éléments forme un système unique, que l’on peut fi.xer à un cadre eu bois et que l’on plonge, quand on veut s’en servir, dans une auge en pierre renfermant de l’eau acidulée.
517. Pile à hélice. — Les piles d’un très-grand nombre d’éléments, comme la pile de Miincke, sont .surtout applicables lorsque
le courant doit rencontrer dans le circuit extrapolaire une grande résistance. Quand cette résistance est faible, il peut y avoir avantage à augmenter plutôt la surface des éléments que leur nombre. La pile à hélice de llare réalise cette condition. Elle est formée (fig. kh'i) de deux plaques longues et larges de cuivre et de zinequi, soudées par un de leurs bords, s’enroulent sans se toucher autour d’un cylindre de bois et communiquent chacune avec un fil métallique servant de rbéophorc; le 111 négatif est en communication avec le zinc, et le lil positif avec le cuivre. Lorsqu’on veut se servir de l’appareil, on le plonge dans une sorte de tonneau contenant de l’eau acidulée. En réunissant en pile six éléments à hélice, on obtient un appareil auquel l’intensité des effets caloriflqucs qu’il est capable de produire a fait donner le nom de dèflagraleur.
518. Inconvénieuts des piles ordinaires. — Les piles que nous venons de décrire présentent dans la pratique quelques inconvénients extrêmement graves. L’eau étant décomposée par le zinc, il se forme de l’hydrogène qui, se dégageant dans l’air chargé de particules acides, rend au bout de très-peu de temps l’atmosphère irrespirable. En outre, cet hydrogène forme sur la lame de cuivre une couche qui présente au courant une très-grande résistance et
Fig. 443. — Pile à hélice.