Piles thermo-électriques. — Pin associant ensemble un
l’ILKS TIIKIt.MO-ÉLKCTKIOL’KS.
c<;i tiiin nombre tie couples tliermo-électriques et duiullanl siinultandmeiit les soudures pareilles, on obtient une pile thermo-électrique. La figure (|52 représente un appareil de ce genre, dit à
Kig. 45*2. — ilaTino-tHectrîquo de PouHIet.
,\i. l’üuillet. Il se compose de cylindres en bismuth recourbés à leurs e.vtrémités et communiquant les uns avec les autres par des lames de cuivre également recourbées et venant se souder au bismuth. Si l'on plonge les soudures d’ordre impair, par exemple, dans la glace fondante, tandis que les soudures d’ordre pair sont chauffées ù une température déterminée, il se produit un courant que l’on peut recueillir dans un fil extrapolaire comme dans la pile ordinaire.
Au point de vue de la production courante de l’électricité, les piles thermo-électriques n’ont pas jusiju'à présent donné de résul- .tats bien utiles. C’est qu’en effet, par suite de la conductibilité des milieux dans le.squels ils prennent naissance, les couranis thermoélectriques s’affaiblissent très rapidement dans les circuits un peu résistants. Ainsi 120 couples fer et platine sont au moins nécessaires pour produire une décomposition appréciable de l’eau. M. Edmond Becquerel a fait connaître récemment un couple thermoélectrique d’une puissance exceptionnelle: il est formé par l’association du maillechori N et du sulfure de cuivre artificiel .M (fig. /|53). Le pôle positif est au sulfure de cuivre. La figure A56 représente une pile de ce nouveau sys- u>3. — Ki.'nitMiuiiwiiio-^iecirKiiiu
' de M. ICdmoiid Becquerel.
lème. On éleve la température des
soudures à l’aide du gaz d'éclairage; on peut ainsi, avec 30 ou &0 éléments, décomposer sensiblement l’eau, entretenir un électroaimant à lil long, faire fonclionner un télégraphe. La commodité
Üli LA IMLE KT DU COUKANT.
d’emploi du gaz d’éclairage, l’écononiie de sa production, peuvent faire prévoir une utilisation sérieuse des couranis tliermo-élec- Iriques.
Pig. 454. — Pile de M. Pdoiaiid Bccquorvl.
529. Application des courants thermo-électriques à la mesure des températures. — Jusqu’à présent on ne s’est servi des
couranis llicrino-éleclriques que pour la mesure des températures dans des conditions spéciales.
Nous avons déjà décrit la pile de Nobilidans le chapitre de la chaleur rayonnaiHe. La pince thermo-électrique de Pellier, que représente ta figure est trèspropre à e.vplorer la lempéralure d’un espace limité. Ce sont dcu.v couples thermo-électriques de hismulh et d’anlimoine, a b cia' b'. Le hismulh d’un élément el l’antimoine de l’autre sont réunis par un fil, le circuit est complété par un galvanomètre; de celle disposition il résulte que, l’espace compris entre les deux soudures C el C venant à s’échauffer, un courant du bismuth à l’antimoine se produira dans les deux couples. Ces deux courants agiront d’ailleurs dans le même sens sur l’aiguille aimantée, et comme la masse el la capacité calorifique de l'instrument est très-faible, sa sensibilité est très-grande.
C’est à des espèces de sondes thermo-électriques très-fines, qui
Fig. 455. — Pince tliermo-ilecirique.
IMNCE THERMO-fcLKCTRIQUIi. 66:t
peuvent dans certains cas pénétrer sans lésion dans les organes, (|u’on a eu recours pour étudier la température des êtres organisés ainsique les variations qu’elle peut éprouver dans des circonstances particulières. .Nous citerons encore l’appareil dont se sert M. Becquerel pour la mesure de la température de l’air. Il se compose de deu.v pinces dont l’une est dans l’atmosphère et l’autre dans te lahoratoire. Un galvanomètre placé dans le circuit mai(]ue zéro loreque les deux pinces sont à la même température ; il suffit donc, lorsque l’aiguille est déviée, de chauffer ou de refroidii' la seconde pince de façon à la ramener au zéro pour connaître la température de l’air.