COUR A N T S A N G U L A I R E S
Pour consliitcr la répulsion, on emploie le reclangle (flg. h78) plié aulreinent; les couranis des colonnes sont alore en regard de courants mobiles dirigés en sens inverse; aussi, quand on place ces derniers (oui prés des colonnes el que l'on fait arriver le courant.
Fig. 477. — Acüouü imtiuctlos des courants l'arulièlo.
Kii5. i7H.
on voit une vive répulsion se produire et le rectangle tournerait de 180“ s’il n’était empêche par le contact des pièces qui supportent les coupes.
III. Les courants angulaires s’ArriRENT lorsqu’ils sont tous üs
DEUX OIRIGÉS VERS LE SOMMET DE l'ANCLE OU QUE TOUS LES DEUX s’EN ÉLOI- GNENT; II.S SE REPOUSSENT LORSQUE, l’uN S’APPROCHANT DU SOMMET DE l’aNGLE,
l’autre s’en Éloigne.
Au lieu de démontrer directement la proposition dans les différents cas qu’elle comporte, on peut vériûer une conséquence trèssimple A laquelle elle conduit.
Supposons les deux courants AB et CD (tlg. t|70) se croisant au point O, et voyons quel sera le résultat de leurs actions mutuelles.
D’après la proposition qu’il s’agit de démontrer, il y aura attraction dans les deux angles AOD et COB, répulsion dans les angles 1)0 B et COA. Ces quatre actions sont évidemment concordantes pour faire tourner les courants de façon qu’ils se placent parallèlement l’un à l’autre et dans le même sens.
Fig. iïU. — Actions des courants angulaires.
69î ÉLECTHO-DVNAMIQIE.
CcUo conséiiiiciice se vérifie très-aisément de la manière suivante. A l’appareil déjA décrit (flg. /|73 et hlk) on suspend un conducteur rectangulaire dont le côté inférieur horizontal est placé au-dessus d’un conducteur fixe de manière è faire un angle avec lui. Aussitôt que l’on fait passer le courant dans l’apiiareil. le conducteur mobile se met en mouvement et se place parallèlement au conducteur fixe. On reconnaît, en outre, facilement que le courant est de même sens dans les parties qui agissent l’une sur l’autre, conformément h ce qui vient d’être indiqué.
553. Action d’un courant circulaire sur un courant fini mobile autour de son extrémité. — La proposition luécédeute conduit h quelques conséquences qu’il est utile de connaître.
Supposons, par exemple, un courant fini OA (fig. 680), mobile autour de son extrémité O et soumis h l’action d’un courant circulaire. Considérons d’abord le cas où le courant va du centre à la circonférence. Il est visible, d’après ce qui précède, que la portion du courant (pii est située aude.ssusdu courant fixe OA l’attire, tandis (jii’il est repoussé par la portion qui est au-tlessous; le courant lini tournera donc d’une manière continue. Le mouvement de rotation sera d’ailleurs de sens contraire à celui du courant circulaire. Le contraire aurait lieu évidemment si le courant fini allait de la circonférence au centre.
La figure est faite comme si le courant OA et le courant circulaire étaient dans le même plan ; cela n’est nullement nécessaire, et le premier courant peut être plus ou moins élevé au-dessus du second.
On vérifie expérimentalement ce pbénomène de rotation à l'aide de l’appareil suivant. Autour du bassin de cuivre EF (flg. 681) s'enroule un fli conducteur dont les extrémités sont en communication avec les deux bornes métalliques m et o. Au centre du bassin s’élève la petite colonne eu métal A terminée supérieurement par une coupe. Cette colonne est en communication avec la borne «; le bord du bassin communique lui-même avec p. Pour se servir de
Fig. IHO.