‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 277 sur 385 · ACTIONS MUTUELLES DES SOLÉNOÏDES · texte numérisé non relu

ACTIONS MUTUELLES DES SOLÉNOÏDES

l’autre les deux pôles australs d’un solénoïde (flg. 1|95); de quelque façon qu’on s’y prenne, ce seront toujours des courants de sens contraire qui seront en présence l’un de l’autre, il y aura donc répulsion. Si les pôles en regard sont de nom contraire, les courants agissant l’un sur l'autre ont le même sens et il y a attraction.

Si enfin on approche dos extrémités d’un solénoïde les pôles d’un aimant (fig. 496), il y a une action réciproque identique à celle de deux aimants : attraction ou répulsion suivant que les extrémités sont de même nom ou de nom contraire. Le calcul va d’ailleurs au delà des expériences qui viennent d’élre décrites. Si, en effet, à l’aide de la formule qui représente l’action de,s deux éléments de courant, on calcule l’action mutuelle de deux solénoïdes, on trouve que cette action se réduit à quatre forces, deux attractives et deux répulsives émanant des extrémités et variant eu raison inverse du carré de la distance. Le solénoïde se comporte donc absolument comme une aiguille aimantée , il en est une représentation merveilleusement exacte. « Jusqu’à cette invention d’ Ampère, nul n’avait pu imiter l’aimant; depuis elle, il n’en a pas été trouvé d’autre image'. »

Ajoutons enfin que l’expérience fondamentale d'OErstedt est une conséquence de l’action d’un courant sur un solénoïde.

564. Équipages asiatiques. — L’infiuence de la terre sur les courants peut donner lieu à quelques perturbations dans l’observation des phénomènes électro-dynamiques. On en élude l’influence en se servant d’équipages asiatiques semblables à ceux que représentent les figures 497 et 498. On voit que le conducteur mobile

Fig. 4'JO. — Actions réciproques des aimants et des solénoïdes.

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