SONNER[K
inunique avec P; il communique avec Q quand il est sur une excavation. C'est le cas de la tigure.
Le courant de ta pile entre par la borne R et la roue est en communication permanente avec la ligne et par suite avec le récepteur (jui doit recevoir le signal. Supposons d'après cela la manivelle sur la croix, la tête du levier est sur une excavation et le courant ne passe pas. Si on fait tourner de manière qu'il monte sur la première saillie, le courant est lancé dans la ligne et le récepteur marque la lettre .V; à l'excavation suivante le courant est interrompu, la lettre B est faite par le récepteur, et ainsi de suite. Si donc les deux appareils sont l’un et l'autre au signe initial, il y aura une concordance absolue dans leurs indications.
587. Sonnerie. — Indépendamment du manipulateur et du récepteur, il existe dans chaque appareil une pièce appelée avertisseur, qui est destinée à prévenir par une sonnerie de l'envoi d'une dépêche. Ces appareils sont assez variables de forme ; notre figure représente la sonnerie à trembleur (jui est une des plus simples.
Elle se compose (fig. 522) d’un électro-aimant e au-devant duquel est placée une arma-
Fig. 522. — Sonnerie à trembleur.
ture f portée par une lame
élastique ; lorsqu’il n'y a pas de courant, l’armature est au contact d’une pièce g en communication avec la borne m. Les extrémités du fil de l’électro-aimant aboutissent aux bornes p et p', et la première communique avec la lame élastique qui supporte l’arinature. Supposons un courant arrivant par ni. il circulera dans l’électroaimant et par suite l’armature sera attirée. .Mais le contact de l'armature avec g cessant, le courant sera interrompu et rarmature ramenée au contact de g : nouvelle émission du courant suivie à son tour d’une interruption, et ainsi de suite. 11 se produira donc pendant toute la durée du passage du courant une vibration de l’armature. Celle-ci porte à sa partie supérieure une tige terminée par le
73C MACHINES ÉLECTROMOTKICES.
marleau k qui vienl frapper sur uu timbre T et produit ainsi l’avcrlissement.
Dans un poste léléjcrapliicpie (jui doit couununiquer dans un sens et dans l’autre de la ligne, il y a deux sonneries et aussi deux rdcepteui's, car on peut recevoir simullandinent deux dépf*ches de directions opposées. Quant au manipulateur, il est unique, et les diverses pièces que l’on voit sur la figure 522 sont destinées à |>ermettre le double service de l’appareil. Au repos, la tête T est sur une excavation et son extrémité est en communication avec Q, qui communique lui-même avec le récepteur H. Les lignes L et L' communiquent par les contacts r et r' avec les sonneries S et S'. L’une d’elles vient-elle à se faire entendre, on place les contacts r ou r' sur les languettes aboutissant en m, le courant peut alors travereer l’appareil et arriver aux récepteurs. La communication avec la ligne étant d’ailleurs (itablie, on peut répondre en faisant fonctionner le manipulateur.
Le télégraphe à cadran présenlc plusieurs graves inconvénients ; les signaux ne sont pas indépendants, et si, par quelque irrégularité de transmission, il a été passé une lettre erronée, tontes celles qui suivent le sont également. Os erreuisi peuvent d’ailleurs être fréquentes; il se produit en effet continuellement des variations dans l’état du courant qui peuvent amener un défaut de mesure dans la force du ressort antagoniste ou dans la coui'se de l'armature, éléments que l’on est obligé de régler de temps à autre. Quand cela se rencontre, le courant ne fait pas fonctionner l'échappement à chaque émission et à chaque interruption; il s’établit ainsi un désaccord entre le manipulateur et le récepteur, ce ({ui donne toujours lieu à une perte de temps. Ajoutons que la dépêche ne laisse aucune trace et que, par suite, la sdreté de la réception est subordonnée à l'intelligence ou même à la fidélité des employés. Aussi les télégraphes à cadran doivent-ils être considérés comme impjopres à un service un peu étendu. Les grandes lignes sont desservies ou par le télégraphe Morse ou par le télégraphe Hughes.
588. Télégraphe Morse. — Le télégraphe Morse est employé non-.seulement en France, mais dans un grand nombre de pays étrangers. Son mécanisme est d’une simplicité et d’une silreté l•emarquabIes. Inventé en Améri(jue, vers 1857, à l’époque où Wheat-