‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 31 sur 385 · I.ÜIS DK KA CIUÎTE DES CORPS · texte numérisé non relu

I.ÜIS DK KA CIUÎTE DES CORPS

poids P' donneraient lieu des vitesses diiïdrentes V,, Vi, V;..., et on aurait de infune les relations

Ce fait que les nièines forces, appliquées à des corps dilTérents, donnent lieu fi des vitesses diiïérentes est l’origine de l’idée de masse. Un corps a une niasse jilus grande qu’un autre, ou, coiuine on dit en pliysicpie, il renferme plus de matière, loi-sqne la même force lui imprime une vitesse plus petite, et réciproquement. En tout cas, quotient de la force par l’accélération produite détinit le corps au ])oint de vue de la masse, on peut le piendre pour la mesure de celte dernière quantité, et l'on voit ainsi qu’une force quelconque pourra être mesurée par le produit de la masse sur lacpielle elle agit et de la vitesse qu’elle lui imprime au bout de l’unité de temps.

Si nous considérons en particulier le poids d’un corps, on aura, entre ce poids, la masse et l’accélération de la pe.santeur, la l’elation fondamentale

P = Mf/.

Celte formule nous montre que dans le même lieu le poids est proportionnel à la masse, parce que g a la même valeur pour tous les corps. 11 n’en est pas de même quand on passe d'un lieu à un autre; mais comme après tout les variations sont extrêmement petites, en réalité la masse et le poids sont deux quantités toujours sensiblement dans le même rajjport, et souvent on donne aux deux mots la même signilication. ’l’outefois il faut se ja])peler que ces deux expressions correspondent à des notions distinctes, et, abstraction faite de toute évaluation numérique, la masse d’un corps est quelque chose qui lui est propre et qui est indépendant du poids. La pesanteur n’existerait pas qu’il n’en serait pas moins vrai qu'une .sphère de plomb a une masse plus grande qu’une sphère de liège de même diamètre. Nous reconnaissons ce fait oixlinairement à ce que le poids de la première sphère est plus grand que celui de la seconde; mais è défaut de la pesanteur, l’emploi de toute autre force pourrait nous conduire au même résultat.

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