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sur le sonomèlm deux cordes (]ue l'on mel rigoureusement à l'unisson, on les couvre toutes deux de petits cavaliers et on attaque l'iitic d’elles seulement, comme il vient d'être expliqué; on voit alors la corde libre se diviser, elle aussi, en trois parties vibrantes; les cavaliei's sont projetés partout, excepté sur les deux points «lui correspondent aux subdivisions. C’est là un cas particulier d’un phénomène aussi important <pie général ; il consiste en ce que la vibration d'un corpS se communique à ceux qui peuvent vibrer à l'unisson avec lui. La propagation du son n’est, en réalité, qu'une grande vibration à l’unisson; mais indépendamment de l'onde de propagati on, il y a des ondes de renforcement dues à des vibralions synchrones de p:irties limitées du milieu ijui transmet le son; c'est le principe de tous les procédés employés pour renforcer les sons.

659. Tibratious longitudinales des cordes. — On peut aussi faire vibrer les cordes longitudinalement ; il suffit de les frotter

Kig. 500. — Vibrutioiis longitiidimilcs dt*s cordes

dans le sens de leur longueur, soit avec l’archet, soit avec les doigts ou un morceau de drap imbibé de colophane. On entend dans ces circonstances un son très-aigu, comparativement à celui que produit la corde ébranlée transversalement. Dans le cas du son fondamental (fig. 590), une moitié AC se dilate ou se condense, pendant (jue la moitié CH se condense ou se dilate ; au point C, la densité ne varie pas, mais l’amplitude du mouvement est la plus grande possible; c’est un ventre de vibration ; les points A et B sont des nœuds.

Mais la corde peut se diviser aussi en parties vibrant sépa- J — ^ U E 5

Fig. 501. — Vibrations longitudinales des cordes.

rément. Les figures 591 repré.sentent l’état vibratoire correspondant à la division de la corde en trois parties égales.

Quand il s’agit ou de la vibration de la corde dans sa

VIBltATIONS LONGITCDINAMîS DKS CORDIi.S.

totalité ou d’un même mode de division, les vibrations longitudinales sont soumises, comme les vibrations transversales, à la loi des longueurs, c’est-à-dire que le nombre de vibrations varie en raison invei-sc de la longueur de la corde. Quant au nombre absolu, il est, toutes choses égales d’ailleurs, beaucoup plus considérable dans le cas des vibraiions longitudtnales que dans le cas des vibrations transversales. Suivant la théorie, si on désigne par Il et n' les nombres de vibrations longitudinales et transversales exécutées par. une même corde vibrant dans sa totalité, on a la )l II

l'elation — = i / ( désigne la longueur de la corde et * l’allon-

gemenl qu’elle est susceptible d’éprouver sous l’action du poids qui la tend.

660. Instruments à cordes. — Les vibrations tran.sversales des cordes .sont seules utilisées dans la construction des instruments de musique. Dans le piano et la harpe, il y a une corde pour chacune des notes qui peuvent entrer dans une composition musicale, suivant le mode tempéré. On fait varier la longueur, la grosseur des cordes et ([uelqnefois même leur nature, pour pouvoir obtenir ces diverses noies. L’une des extrémités s’enroule sur une cheville, que l’on peut tourner plus ou moins de manière à modilier la tension, quand on veut accorder l’inslrumcnt.

Dans le violon, la basse et la contrebasse, il y a quatre cordes tendues avec des chevilles au-de.ssus d’une caisse sonore. C’est en appuyant le doigt sur la corde que l’artiste détermine la longueur de la partie vibrante propre à la production de la note.

Dans ces instruments il est possible de donner aux sons toute la rectitude néce.ssaire, sans aucune altération analogue au tempérament des insti umenls à sons li.xes.

661 . Vibrations transversales des systèmes rigides. — Verges. — Plaques. — Cloches. — Aous n’insisterons pas sur les lois des vibrations des sjstèmes rigides; les différents sons produits dépendent de la disposition des points ü.xes qui déterminent eux-mêmes le mode de subdivision du système. On rend ces sulidivi-iions sensibles €i l’aide du procédé imaginé par Chladni. Il consiste à verser à la surface de la lame du sable fin; pendant la vibration, on le voit

LOIS DES VIBRATIONS

s’iijîilcr cl liiialcniciil s’accumuler suivant certaines lignes <|ui sont évidemment la limite de parties (concaméralions) vibrant en sens contraire. Ce sont les liijucs uoïkilcs; on doit les considérer comme les interseclions de surfaces nodales intérieures avec la surface même du corps. Chladni cl Savait ont obtenu un grand nombre de ces figures avec les plaijues; leur élude n’a pas du reste un grand inléi'êt.

Les timbres, les clocbes se diiisenl en st'gmenls passant tous par le .sommet qui sert ordinairement à li.\er ces sortes de corps. On distingue nellement ces parties vibrantes en plaçant dans le vase un liquide. Au momciil où l’on attaque un des points du bord avec l’arclict. on voit à la surface du liquide se former des stries, divisées d’ailleurs en un certain nombre de groupes. Le son s’élève avec le nombre de concaméralions ainsi formées. On peut graduer les dimensions des vases de façon que les notes qu’ils produisent forment une gamme. On a quelquefois utilisé des instruments fondés sur ce principe.

662. Diapason. — La rigidité des verges les rend propres à conserver sans altération sensible le son qu’elles sont susceiilibles de produire, ù raison de leurs dimensions. C’est à cause de celle circonstance que les accordeui’s se servent fréquemment d’un petit instrument appelé diapason; il est essentiellement formé dune verge d’acier recourbée fixée en son milieu et dont les extrémités se

rapprochent légèrement l’une de l’autre. Si on donne un petit eboe ,1 riiistrument, il se produit un son suraigu qui s’éteint

Fig. 502. Diapason monté.

assez rapidement; c’est un harmonique supérieur et formant d’ailleui’s avec le son principal une dissonnance marquée. Quant au son principal, qui est précisément celui que l’accordeur utilise, il persiste longtemps après l’autre , et on peut l’entendre distinctement en approchant le diapason de l'oreille.

La figure représente un diapason monté sur une bolle de

résonnance; cellc-ci n’a pas seiilemonl pour effet de renforcer le

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