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RECOMPOSITION DE LA LUMIÈRE RLANCHE

près pareille à celle des couleurs correspondantes dans le spectre lui-mème. Si, à l’aide d’un petit pignon, d’une roue et d'une corde de transmission (ûg.ôOIi), on imprime au disque un mouvement suffisamment rapide, U‘s sensations des diverses couleurs sesnperposeiil, et l’on aperçoit le dis(|ue avec une teinte blanche.

On peut, pour rendre l’expérience plus fraj)pnnte, projeter, à l’aide d’une lentille, sur un écran blanc, le dis(]ue coloré; en plaçant convenablement la lentille on obtient une image très-nette du disque; mais au moment de la rotation, on aperçoit une image entièrement blanche.

756. Composition des couleurs. — Couleurs complémentaires. — Dans le second procédé pour recomposer la lumière blanche, si l’on intercepte, avec un écran, une portion du faisceau prismatique, l’image formée |>ar la lentille prend une teinte qui est la résultante des couleurs qui ne sont pas interceptées. Si, après avoir intercepté une portion du faisceau et obtenu une image d’une certaine teinte, on intercepte l’autre portion en laissant passer la première, on obtient une' image d’une autre teinte. Ces deux teintes réunies formeraient évidemment du blanc. Les couleurs qui présentent cette propriété sont appelées couleurs complémentaires.

On peut varier tes expériences de celle nature en se servant d’écrans percés de diverses ouvertures, de façon è laisser passer telle portion du spectre que l’on veut, et l’on obtient ainsi des couleui's composées, dont quelques-unes peuvent res.sembler à une des couleurs du spectre. Ainsi en laissant passer du Jaune et du bleu on obtient du vert ; le violet peut s’obtenir par le mélange du bleu et du rouge, etc. Mais ces couleurs dilTèrent de celles du spectre par

Fig. 09t. — Recompoitilion de la lumière blanche par le disque tournant.

DISPF.nSION.

leur composition ; en les regardant à travers un prisme on séparé les teintes élémentaires qui les constituent.

Le lahlean suivant, donné par M. Helinlioitz, fait connaître le résultat de la combinaison, deux à deux, des cinq couleurs élémentaires les ])lus nettes du specli’e.

Ilmipa-.

Jaune.

Vert.

Bleu.

Violet.

Uougf,

Roupo.

Orongt'.

J.iuiie terne.

Bov.

Pourpre,

Jaune.

Orangl!'.

Jaune.

Vcri jaiiiiàin*.

Blanc.

Wii.

Jaune lerne.

Verl jaunùtn*.

Vi'rl.

Vert bleuâtre.

Bleu pâle.

iiU'Al.

Rom-.

Blanc.

N ert hleuûtre.

Bleu.

liuligo.

Violet.

Pourpre.

Bose.

Bleu pâle.

Indigo.

Violet.

Dans la nature on trouve rarement des couleurs simples, c eslà-dirc des conleui's qui, vues à travers un prisme, donnent un spectre monochromatique. Cela se rencontre poui lant quebiuefois, et c'est avec des couleurs de ce genre qu’il convient de faire l’expc^rience décrite au commencement de ce chapitre.

757. Couleurs propres des corps. — Les explications précédentes permettent de se rendre compte avec précision des amses pliysiijues de la couleur des corps. La couleur est une qualité non pas précisément du corps, mais de la lumière. Dans une chambre complètement close, il n’y a pas de couleni-. Or la lumière, quaml elle émane du soleil du moins, ou de la pluparl des sources iililisées dans l’industrie ou l’économie domesli(pie, lenferme toutes les couleurs du speclrc. Si les molécules des corps ébranlées par chacun des rayons lumineux renvoyaient è l’œil tous ces rayons sans les allérer ou faisaient subir à chacun d’eux une perle égale, la sensation (jui en résulterait serait celle du blanc. Mais il n’en est pas ainsi ; (|uelques-unes des radiations sont absorbées dans une proportion plus forle que d’autres; c’est alors comme si dans le

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