‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 62 sur 385 · NIVEAU D'EAU. (H · texte numérisé non relu

NIVEAU D'EAU. (H

mont rélrécios vers le liant ol (jiii oui d’ailleurs le même diamêlre. Le tube est porté par un pied ê trois brandies, surmonté supérieurement d’un genou qui permet de tourner l’appareil et de le placer dans une direction quelcouipic. On introduit dans le tube, toujours placé à peu pris borixontalement, de l'eau, généralement un peu colorée, qui s’élève aux trois quarts environ de la bauteur dans les tulies de verre.

En vertu du principe de l’équilibre dans les vases communicants, les surfaces du liipiide dans les deux brandies sont sur un même plan hori/.ontal, de telle sorte que si l’on dirige un rayon visuel nm qui rase bvs extrémités des colonnes liipiides, on sera silr que ce rayon est bori/.ontal.

C’est li'i le principe du mvkli.cme.nt, qui a pour objet do déterminer la dill'éreuce de bailleur vei ticale, ou de cote de deux points

Kig. 91. — Mvellemciil.

donnés. Supposons qu'il s’agisse des deux points A et 11 (üg. 90). Ün plante en chacun de ces points une mire, c’est-à-dire une règle verticale divisée en parties d’égale longueur, sur laquelle peut .se mouvoir une petite plaque carrée appelée voyaut, dont le centre sert de point de visée.

Le niveau étant placé dans une station intermédiaire, on vise successivement sur cbaiiue miie et on arrête le voyaut dans la position pour laquelle la ligne de visée aboutit en sou centre. On obtient ainsi deux hauteurs diiïérentes sur la règle, dont la dilTérence exprime évidemment la dilTérencc de niveau des deux points donnés.

Quand les poinis dont on veut connatire la cote relative sont tiop éloignés, et présentent une dilTérencc de niveau plus grande que la longueur de la mire, on procède par .stations successives et

VASES COMMl’MCANTS.

on dëduit la dilTôronce cliorchi^t' do la conihinaison dos cnlos parliellos.

91. Niveau à bulle d’air. — Cos obsoivalions so font d uno faoon beaucoup plus exacle el plus coin mode avec le niveau à bulle

d’air. Cet inslruincnt se compose d’un tube de verre légèrement courbé, rom()li d'un liijtiide qui est onlinairemenl l’alcool, à l'ev-

Fig. 92. — Niveau à bulle d*air.

ceplion d'uu petit espace occupé par une bulle d'air; ce tube est enclièssé dans une inonture qui repose elle même sur une plaque de laiton apiielée platine.

Supposons que le tube ail été travaillé de façon que le prolil de son arête supérieure soit un arc de cercle et qu’on jilace l'instru-

^ ment sur un plan horizontal

~ **•*'**’ 'l *''*’ devra

^ ^ ■ » ■ se placer en MN à la partie

culminante du tube, de .sorte que les arcs M\ el NB seront nécessairement égaux. 11 suit de là (|ue si on retourne le niveau de 180“, la bulle occupera la même position, le point N venant en M et r/ce versa. Il n'en serait pas ainsi „ dans le cas où .\B .serait

inclinéàriiorizon (fig.Oti),

^ ^ “ car alors la dislanc.<' M\

Fij, ot étant différente de Mi.

après le retournement de l’appareil la bulle se placerait d’une façon symétrique sur le cùlé opposé du tube. La condition d’horizontalité de la ligne sur laquelle le niveau a bulle d'air est placé consiste donc en ce que, après le retournement, la bulle reste comprise entre les mêmes litniles. .Afin d’éviter celle opération du retournement, le constructeur marque sur le tube ou sur sa monture ces limites (ju’on appelle lepères, et pour s’assurer qu’une ligne -est horizontale il’suffit de constater qu’en plaçant sur elle le niveau, la bulle se place exactement entre ses repères.

Pour qu’une surface plane soit horizontale, il faut que deux

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