Marche inverse du baromètre et du thermomètre. — On
|",l VAIUATIONS l)l‘ BABOMKTRK.
lu* saiirail (lonin*r mip lliéoric rpiipimIp du rapporl <|ui i‘\is|p pmIip Ips indications du l)aroinplrp Pt l'plal dp l'atinosplipip, pnisqn on IIP l'nlispi’vp pas partout, à l)Pancoii|) prps, an inf’inp dpgr(5. ToutPfois on peut pn doniipr iinp pxplication ipii s’appliipiP à un asspz îîiand noinliip de cas. Kn pffpt, les vpiils chauds, sui loni s’ils ont passé au-dpssiisdp masses d'pau un peu considérahles, doivent être rréqiiPinment accomiiagnés de pluie, car ils apportent do la vapeur d’pau qui éprouve un ahaissement de teinpihalnre el tend par consécpient plus on moins à se condenser.
t,ps vents froids, an conlraire, apportent de la vapeur (|ui, dans des couches d’une température [ilus élevée, s’éloigne nalurcllemenl de .son point de saturation. Ils doivent donc être secs, du moins dés qu’ils régnent depuis un ))en de temps, leur premier résultat pouvant éti^e de condenser la vajieur d’eau déjà formée, el de donner lieu à des nuages ou même à de la pluie. Ces particularités sont surtout marquées dans nos pays, où les vents diauds du sud et du sudouest pas.sent au-dessus de l’Atlanliqiie, tandis (|ue h‘S vents froids du nord el surtout du nord-csi ne rencontrent pas dans leur marche de grandes masses liquides. D’autre part, la marche du baromètre est, en général, inverse de celle du thermomètre. Qaand le ihermomèlre monte, le baromètre baisse, cl vice veisa. Celle loi est une des plus générales de la météorologie, elle s’expliipie d’ailleui’s aisément; en effet, quand la tempi-ralure s’élève quelque part, il en résulte une dilaliilion de l’air et par suite un écoulement de ce fluide dans les régions
voisines; la pression doit donc diminuer. Au conliaire, un refroidis.sement détermine un appel d'air qui provoque naturellemeni un accroissemenl de pression.
On doit donc s’attendre, d’après CCS observations, à ce que la hauteur Imrométriipiesoit moyennement |)lns basse i>ar les vents chauds el i)luvieu,\ que par les vents froids et .secs. Ceci est rendu exlrêniemenl sensible par la figure qui représente la rose haroméirique moyenne des vents à Paris. Sur chacune des hiiil
Fig. !2i. — Uost.* baromélnque des vents.
Orav# "Erhard .
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dirpctions principales du vcnl, on a portd des lonKiieiirs proportionnelles à re\C{''S de la pression sur la pression moyenne, 75 rentimèlres. L’aspect de la lisure montre une variation l)rnsi|iie et tri’-sprononede dans la rolalion du sud-est ;'i l’onest; c’est lonjonrs, en effet, pendant qu’elle s'accomplit que se produisent les perliirbations atmosplidriqnes locales les pins gi'aves.
116. Cartes synoptiques de l’Observatoire. — Depuis que le réseau léléKra|)liii|ue s’est <iéveloppé à la sm-face de TKiirope, on a pu orRani.ser un service de correspondance ijui permet de connaître à un moment donné la |)ression régnant en un certain nombre de localités <pii ont été choisies comme stations météorolof^iqnes.
En unissant par un trait continu les points qui correspondent h une même i)re.ssion, on obtient ainsi des courbes que l'on trace sur une carte et qui inontrent d'un seul coup d’œil l'état bai'omélri(]no d'une poition notable de la surface terrestre; nous donnons ici (PL. 1) un spécinien de ces caries sjnoptiqnes, qui sont dressées chaque jour dans le service météorologique de l’Observatoire impérial; il se rapporte an 22 janvitu’ 1868. On voit (prindépendamment des courbes d’égale pression, ces caries font connaître, par le système de notations indiquées à gauche de la ligure, l’étal général du temps, la force du veut et l’état de la mer. I.es courbes d’égale pre.ssion correspondent à des différences de 5 millimètres, d’où i'(‘sulte (pie suivant (pi’elles sont plus ou moins serm>s, elles accusent une variation plus ou moins bniscpie de pression, et donnent ainsi par ce premier aspect une indication précieuse sur l’étal d'équilibre de l’atmosphère; car il est bien évident que les cbances lie perturbation atmosphérique sont d’autant plus grandes que la variation de |)ression est plus rapide.
L’élude de ces caries nous montre quelquefois, et c'est ce ipii a lieu dans l’exemivle que nous avons choisi, que les courbes d’égale pression se ferment de manière à indiquer quelque, part un centre de dépression barométrique. Deu.v centres de ce genre sont accusés, l’un au-de.ssusdu sud de l’Angleterre, et l’autre vers la partie occidentale de la Russie. Une pareille circonstance s’accompagne toujours de troubles graves dans ralmosphère. En effet, l’air alllue de toutes parts dans l’endroit où la pression est minima avec des