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Passons à l'action de la terre sur le fer doux

La terre, n'étant qu'un aimant immense, doit produire sur le fer des effets semblables aux phénomènes précédents. Aussi si l'on présente à l'un des pôles d'une petite aiguille aimantée AB (fig. 165), à son pôle austral A par exemple, l'extrémité inférieure A' d'une barre de fer doux de deux ou trois pieds, que l'on tient verticale ou â peu près dirigée comme l'aiguille d'inclinaison, cette extrémité repousse l'aiguille ; quand on descend la barre verticalement de manière à ce qu'elle présente au pôle A successivement chacun des points de sa longueur, la répulsion subsiste toujours, quoiqu'en diminuant jusqu'au milieu de la barre; ensuite, si l'on continue de descendre la barre verticalement, il se manifeste une attraction exercée par tous les points de la moitié supérieure de la barre jusqu'à son sommet B'. Si Ton renverse cette barre de manière que son extrémité supérieure B' devienne inférieure, et que A' devienne supérieure, les actions changent en actions opposées, c'est-à-dire que pour lors l'extrémité A' et tous les points qui la suivent jusqu'au milieu de la barre attireront A, tandis qu'au contraire tous les autres points repousseront ce pôle.

roroZ/aire.— Ce qui précède peut expliquer jusqu'à un certain point l'existence des pierres d'aimant dans la terre ; car cette action des courants électrodynamiques de la terre doit aimanter toutes les substances qui en sont susceptibles, et par conséquent les morceaux de fer qui, dans les premiers temps de leur existence, pouvaient être à l'état de fer pur. Or, comme le fer abandonné

à lui-même finit toujours par s'oxyder, les morceaux de fer aimantes dont nous venons de parler subiront donc l'oxydation et finiront par conserver leur aimantation ; car nous ayons yu au n*83 que Toxydation procure au fer une certaine force coercitive qui lui fait conserver le magnétisme qu'il peut avoir acquis.

132. Remarque /.— -Quant à ce niagnétisme gênerai de la terre, M. Ampère l'explique, en admettant qu'il règpe autour du centre de la terre des courants qui la parcourent dans le même sens que le soleil, c'est -à dire de l'est à l'ouest. Ces courants seraient dus, tant au contact des substances diverses dont le glo))e est composé qu*à la variation de chaleur produite par la présence et l'absence successive du soleil, car nous avons vu dans les phénomènes thermo-électriques l'influence de cette variation de température sur le développement et la direction des courants.

Remarque IL ~ Le fer n'est pas la seule substance qui présente les phénomènes ci-dessus, sous l'influence d'un aimant.

Lie nickel et le cobalt sont deux autres métaux qui jouissent des mêmes propriétés magnétiques que le fer. Ces deux métaux sont beaucoup plus rares que le fer : on peut néanmoins se les procurer à un degré de pureté parfaite, et dans cet état, ils reproduisent tous les phénomènes précédents. Ainsi il faut admetti-e des petits courants électriques autour des molécules de ces deun substances comme autour de celles du fer; d'ailleurs, par leur combinaison avec des matières étrangères, et par d'autres préparations, elles peuvent aussi, comme le fer, acquérir ou perdre la force coercitive.

123. Proposition- — « Lorsque deux corps doués de magné- » tismes contraires sont en présence, leurs magnétismes se dis- » simulent l'un l'autre plus ou moins selon leur distance, d'une m manière analogue aux phénomènes des électricités dissimu- » lées. »

Ainsi supposons que l'aimant BA {fig, 266) soutienne par l'attraction de son pôle austral A un petit cylindre de fer doux Vf : si l'on approche tout près de A le pôle boréal V d'un autre aimant, on verra aussitôt le petit cylindre se détacher et tomber. 11 est vrai que si l'on présente sous ce pôle A ainsi couvert Sar le pôle B' des parcelles de fer très-légères au lieu du cylinre FY , ces parcelles pourront encore adhérer à sa surface ; d'où l'on voit que A et B' ne se dissimulent qu'en partie : cela vient de ce que, quelque près que l'on approche les deux aimants l'un de l'autre, leurs pôles ne coïncident pourtant pas. Pour s'en convaincre, oh n'a qu'à laire varier la distance du pôle B' au pôle

II46NÉT1SME. .139

A, car 6a verra pour lors que Ton peut faire adhérer à la surface inférieure de À plus ou moins de parcelles de fer. suivant que cette distance est plus ou moins grande. Ainsi les deux pôles ne se dissimulent jàiîiais qu'en partie, et pour kur dissimulatioB complète, il faudrait qu'on put lea faire coïncider ; mais alors ces deui; points ne feraient plus qu'un point de iimgaéiisme neutre. (f^.n^UT.)

D^Rûtion f. -*- Oh appelle foitUs ou forets magnM^Uês dissitatiées ceux ou celles dont l'effet est empêché par la pf-ésence plus ou moins éloignée des points màgnédques d'espèce op-

On voit donc la différencie entre des points magnétiques diêsimulée et àe9 points magnétiques neutralisés, puisque pourra aeotralîsatioà d'un point magnétique par un autre, il faut qu'il soit uiii avec cet autre, de manière que les deut points n'en fassent qu'on ; tandis que dans la dissimulation leë poiut» dissiléttlés et tes points dissimulafits sont à uiie certaine distatice les abs des autres.

Défin^ôh FI. -^ On appelle pointi maptàigues Vhres ccuJt qui ne sont ni dissimulés ni neutralises par aucun autre.

124. '^'^Nôus allons donneir comme application théorique des "^^propositions précédentes la solution dii problème suivant.

^'^Proùlème. — « Déterminer par le calcul la distribution des «forces magnétiques dàbs un fil de fer doùx,Hlont une extré- «mité touche au pôle austral d'un aimant, et l'autre au pôle '*»boréai d'un second aimant de même force que le premier. »

**Solutior7. — Supposons notre fil de fer composé uniquenifiit **d'une série d'éléments magnétiques m'ymf\ mf"..,m* {fig,272) ; **le pôle sud du premier aimant ebt j^aeé en S vbrs la gAuche, '^''^et le pôle nord du deuxième est placé en N vers la droite, i^^oiil supposeitihs chacun de ces aimants réduit à un seul été- **ment magnétique. Ne considérons pour le moment que l'ac- '**tién de S| cette actiop attirera daiis chaque élémedt du AT les '^pointa magnétiques d'une espèce et repoussera ceux de Taùtre "^"^espèee^On a ref^ésenté par une bande blanche située à gaucfié ^*dans chaque éÛmént l'ebsemble des points d'espèce boréale, "^"^et pftr une bande noire située à droite léé points â'èspèee aii§- **XJBi^ i soient Al, A29 As, etc., les bombrès de ces peints magné- '^'^tiques d'espèce australe dans les faces de droite des éléments S, m, m", etc. , quand l'équilibre est établi, et soient Bi, B3, etc., B«^t les points magnét^ues corf esf^ondants d'espèce boréale

**de» (aces de gauche. Puisque la somme des points magnéli* '^'^ques d'espèce australe et celle des points d'espèce boréale pro- '^'^▼enant d'ua même élément sont égales et de propriétés con- '^'^traires, les valeurs algébriques seront égales et de signes '^'^contrairesi ce qui donnera

Bi-f-AsssO, 82 + ^1 = 0, etc.. Bn-f-An+> = 0.

^'^Ensuite supposons les interyalles o, o\ o\ etc., entre les élé*-' ^^ments très-petits et les dimensions dés éléments m, m\ assez ^^grandes pour qu'un élément agisse sur celui qui le suit immé- ^Miatement, mais pas sur le subséquent ; qu'ainsi S n'agisse pas ^'^sur m"; que m n'agisse pas sur m"\ etc.

^'^On voit qu'après que le magnétisme austral aura agi sur m\ *^pour lors Bi sera tout le magnétisme boréal que Ai peut dissi* ^'^muler; de même, quand A3 aura agi sur m", pour lors B3 sera **ce que cet A3 peut dissimuler de magnétisme contraire, ainsi **de suite. Appelons donc fi la proportion qu'une quantité quel* ^'^conque de forces magnétiques d'une espèce peut dissimuler de '^'^forces magnétiques d'espèce contraire, et nous aurons

Bi = — 1[4 A|, B2 = — /A A39 Ba = — fi As, etc.

^'^Maisdes équations données plus haut on tire

^— A2 = Bi, — As^Ba,— A4==Bs

'^'^En multipliant donc terme à terme ces deux lignes d'équation, "^"^et en supprimant les facteurs communs, on trouve cette série "^M'équations :

A3 = fA Al, As s= fi A3, A4 = ft As, etc.... A^-» = f* A»»

^'^dans laquelle série nous nous sommes arrêtés à l'équation du **rang x.

^'^Maintenant, en multijdiant tous les premiers membres de ces 'équations entre eux, et tous les seconds membres entre eux, on trouve, toute simplification faite, {&*Ai = A«u(.|, et par con- 'séquent B«= — ft*Ai ; car B^ égale — A^,. Ainsi, quand on ^ne considère que l'action de S, l'élément quelconque m^ pos-

'^'^sède sur sa surface de gauche une quantité de magnétisme bo-

**réal dissimulée, dont la valeur est

Magnétisme. ui

"'^et sur l'autre face une quantité de niagnétisine austral libre ^'^dont la yateitr est

'^'^Maintenant, considérons raction de N.

""^Représentons par A'3 Â's A'^^i.etc, et par B'i, F2...V*..,

"^les quantités de magnétisme austral et boréal que cette action ^'^de N décomposera dans m'y m" et m"....

**0n trouvera évidemment, au moyen d'un calcul tout senr.» ^''blable au précédent, que par cette actionl'élément m* aura sur **sa face droite une quantité de magnétisme austral dissimulé "^représentée par

*Vn appelant B^+i la force de N; mais on suppose S et N de même force. Ainsi^ — B«^t est égal à Ai, «t^ par conséquent*

""De plus, sur la face de droite de m*, cette même action de ""N développera une quantité de magnétisme boréal libre re- ""présentée par

».= — /x"+'— At.

""Ainsi, en faisant abstraction des quantités de magnétisme ""A'»4.i et B«, à cause qu'elles sont dissimulées, on voit que ""iit« ne contiendra en fait de magnétismes libres qu'une quan*- ""tité A^K de magnétisme austral, et une quantité B" de mà- ""gnétisme boréal ; ainsi, en prenant la différence de ces deux ""quantités, on aura l'action de l'élément mf sur un point placé ""devant lui, à côté du fil de fer ocr. Par exemple, si on veut ""son action australe, on aura, en la représentant par/,

où je mets -{^ B'«, quoique j'aie annoncé une soustractioDi ^parce que dans ce qui précède, les valeurs des quantités de magnétisme boréal, d*après leurs signes, sont regardées comme 'des quantités australes négatives; maintenant, d'après les va- ^leurs de h^^ et de F«, on aura

r«A,(^*-f.-+»^), "^ou simplement

'^^car, un élëmeot étant infiniment petit, on peut en n^K^ger ua ^'^sans erreur, et ainsi prendre n au lieu de /i -|« 1. Cette formule *'^coïncide, comme on voit, avec celle que nous avait donnée **rexpérience, u 99.

Maintenant, pour application pratique des principes ci-dessust nous allons faire connaître 1* les dirert procédée pour aimanter une tige d acier, et ^ ce qu'on appelle les armatures employées pour couseryer, et même renforcer aycc le temps ratmmntation produite pai* eea procédés.

1* Des méthodes JtaimantaUon,

Ces méthodes se réduisent à trois, connues sous les noms de méthode de la simple touche, méthode de Za touche êéporée, et enfia mcthodf: de la double touche,

125. Méthode de la simple touche. — Elle consiste à frotter le fil d'acier qu'on veut aimanter, avec un des pôles d'un aimant, plusieurs fois dans uç même sens, de manière à ce que la longueur de l'aimant soit, pendant tout le mouvementi perpendiculaire A celle du fil. Au bout de quelques frictions, ce fil acquiert deux pôles magnétiques, et manifeste toutes les propriétés des aimants. Ce phénomène est facile à expliquer.

En effet, supposons que l'on frotte le fil d'adeir avec I9 pôle boréal de l'aimant en faisant glisser ce pôle de gauche k droite, et considérons un élément magnétique quelconque du fil d^aai^er. Lorsque l'aimant se trpuvera à une petite distance de Cet ^lé-> ment vers sa gauche, les points magnétiques d'espèce australe de celui-ci seront attirés vers la gauche, et l'espèce bof'éale sera repoussée vers la droite. Quand l'aimant seri^ préçif^oseat itt^ dessus de cet élément, ses points magnétiques d'espèce 4^ustrale seront au-deSsus de lui, et lespèce boréale au-dessous. Enfin, dès que l'aimant passera à droite de l'élément, le magnétisme austral de celui-ci en fera autant, et le magii^tisme bpréal paa^ sera à gauche. Ainsi, les deux magnétismes de chaque éléme«U suivront, par leur mouvement, ce pôle de l'ainuint, e|i parcourèwt la surface de l'élément auquel ils appartiennent. l)onc, quand Intimant aura parcouru tout le fil d'acier, les éléments de ce Si seront tous aimantés australementdu côté du point que Taimànt aura quitté le dernier^ en glissant sur lit fil| et les mêmes éléments seront aimantés boréale trient de l'autre côté; ainsi If Sif d'^^ÇÎer aura deux pôles situés à ses extrémités.

MAGNÉTISMB. US

126. Méthode de la touche séparée, — Dans cette méthode, on en^ ploie quatre aimanU puissants tBF, KV\ k'BeiA"V\fig, 9107 j. Ces aimants sont des faisceaux de lanies aimantées qu*on a réunies par deux anneaux de cuitre, de manière que leurs pâles de même nom soient à une même extrémité du bisceau. Nous reviendrons sur ces &isceaux dans le n« 129. La lame o^^qu'oa veut aiinanteri est placée sur les deux premiers aimants, à savoir : son extrémités sur le pôle boréal B du premier, et son autre extrémité a sur le pôle austral A du second. Ces deux aimants commencent déjà uni( certaine décomposition des deux magnétismes de la lame ba, en aitirantdans chacun de ses éléments magnétiques le magnétisme aua* Irai vers la gauche, et le magnétisme boréal vers la droite. Ensuite, prenant d'une main l'aimant A'B', et de l'autre l'aimant A'V, oit pose kurs pôles B' et h!* au milieu de la lame ah, savoir i le pôle auatral F du premier à f^uéhe , le pôle austral A" du se-* cond à dr^te ; puis l'on promène simuluUiément et d'un mdu« vement très^uniforme tes aimante, l'un V, depuis le milieu de la lame jusqu'à l'extrémité à, et l'autre, A!\ depuis ce même mk lieu jusqu'à l'extrémité a. Arrivé ainsi aux deux extrémités a et h en métne temps, on enlève les aimants qu'on y a amenés, et les reportant ensemble au milieu de la lame, on les frotte de nouveau le long des deux moitiés de la lame jusqu'à ses extré« mités, et l'on recommence ainsi huit ou dix fois, ou plutôt jus<^ qu'à ce que Tintensité magnétique de la lame ab n'augmenté plus. Il est évident que ees frictions répétées sur chaque moitié de cette lame produisent sur chaque moitié précisément l'effet de la simple touche expliqué tout à l'heure. Ainsi ees frictions continueront ce qu'avaient déjà commencé les aimants A et Bf c'estrà-^re continueront de âiire passer dans chaque élément d« ab son magnétisme austral à gauche et son magnétisme boréal à droite. L'expérience a appris que pour produire le meilleur tU fet possible, il faut incliner les aimanu A'B' et A'V de 25» à 30* sur la lame ab pendant qu'on les promène sur cette lame. Vetli méthode est assurément k meilleure quon puisse employer pour des kmes d'acier dont iVpaisseur ne dépasse pas quatre ou cinq millimètres. Quand on Veut aimanter des lames telle* ment minces qu'elles ne pourraient supporter le poids des a^ mania G et 6', on place dessous elles nnt petite pièce de bois L» 127. Méthode d'jEpînui ou de la double touche. ^ La méthode jnrécédente n'est plus àsset puissante pour développer tout le magnétisme possible dans une lame qui a plus de quatre on cinq miUimèferes d'épaisseur. Dans ce eas, on emploie k me**

14i TRAITÉ DE PHYSIQUE.

tbode de la double touche, qui ne diffère de la méthode préciédente que par le mouvement et l'inclinaison qu'on donne aux aimanta mobiles G et G'. D'abord on incline davantage ces deux aimants; on ne les relève que de 15 ou 20** sur ab. Ensuite, ayant mis entre leurs extrémités B' et A'' une petite pièce de bois L {fig* 268), qu'on tient serrée avec ces extrémités, on fait glisser celles-ci sans les séparer depuis le milieu jusque vers un bout de où, par exemple jusqu'en g, puis de a on leur fait rebrousser chemin jusqu'en 6 pour les faire revenir jusqu'en a, et ainsi de ^uite jusqu'à un assez grand nombre de fois, c'est-à-dire jusqu'à ce que aè n'augmente plus en intensité magnétique. Il faut de plus deux choses : 1^ avoir soin à la dernière fois de re* venir au milieu de ab, et ^ faire en sorte qu'il y ait eu autant de frictions sur une des moitiés de ab que sur l'autre. Pour expliquer l'effet de cette opération, supposons que les aimants B' et A'' aillent de ^ en n, et considérons l'élément magnétique de où placé actuellement sous L : il est évident que, par l'action simultanée des deux p61es A" et B', le magnétisme neutre de cet élément se décomposera plus ou moins selon la force de ces pôles ; le pôle A" attirant sa partie boréale à droite et repoussant sa partie australe à gauche en même temps que B' tend aussi à faire passel^ets les mêmes côtés ces deux parties, à savoir : la partie boréale à droite par une répulsion, et la partie australe à gauche par une attraction. Il est bien vrai que, soit avant, soit après le passage de L sur l'élément magnétique que nous considérons, l'action simultanée des pôles A''etB' tend au contraire à Caire passer àgauche le magnétisme boréal de cet élément, et à droite son magnétisme austral ; mais cet effet n'est dû qu'à la différence des pôles A" et B' ; car si l'on considère un élément situé hors de ces pôles, situé vers 6 par exemple, on voit que A'' attire à. droite le magnétisme boréal de cet élément, tandis que B' le repousse à gauche, de sorte que pour un pareil élément, les actions de A" et de B' se contrarient Au contraire, pour un élément placé précisément sous L, les actions de A'' et B' s'accordent et concourent au même effet, comme nous venons de le voir. Par conséquent, c'est toujours ce dernier effet qui l'emportera, et en définitive, tous les éléments de ab seront magnétisés boréalement à droite et australement à gauche.

Cette méthode étant plus puissante que celle de la touche séparée, doit être employée pour aimanter les barreaux d'acier un pea forts ; mais quand il faut aimanter une simple lame ou fil d'acier, la touche séparée est préférable, parce qu'elle

MAGNÉTISME. I4ft

donne une] aimantation bien r^ulière, tandis que la double touche y produirait des pôles presque toujours inégaux et y développerait souvent des points conséquents. V^ n** 08.

)28. Du point de saturaixon, — On appelle ainsi le maximum d'intensité magnétique que Ton peut donner A une aiguille ou à un barreau d*acier Comme nous avons établi au corol. III du n<> 118, qu'après une décomposition quelconque de magnétisme, ou peut toujours supposer qu'il en reste encore qui n'a pas été décomposé, il semble que l'intensité magnétique d'une lame d'acier devrait être indéfiniment susceptible d'augmentation, et qu'ainsi le maximum dont nous venons de parler ne devrait pas avoir Heu|; mais d'après ce que nous avons établi au n* 85, les deux magnétismes d'un corps aimanté tendent sans cesse à se recombiner ensemble, et tout dépend de la proportion qu'il y a eatre cette tendance et la force coercitive qui s'oppose à tout mouvement des deux magnétismes. Ainsi on ne peut faire croître l'intensité magnétique d'une lame d'acier que jusqu'au point où la tendance des deux magnétismes à se réunir égale précisément la force coercitive qui les retient décomposés ; car, si on dépasse ce terme, la tendance dont nous parlons deviendra prépondérante, et surmontant l'opposition de la force coercitive, elle réunira les deux magnétismes qu'on avait séparés. Au reste, ceci est facile à constater par l'expérience : pour cela, il^ufit d'aimanter une lame d'acier par la touche séparée' avec des aimants de plus en plus puissants; on verra que, si, api^ès la première aimantation, cette lame, soumise à la seule influence de la terre, fait uu certain nombre d'oscillations pendant une minute, die en fera un plus grand nombre après la seconde aimantation^ un plus grand nombre encore après la troisième aimantation, e ainsi de suite. Mais quel que soit le degré auquel on ait porté cet accroissement, si on abandonne la lame d'acier à elle-même pendant un certain temps, elle finira toujours par retomber au même degré de force magnétique, lequel degré sera son point de saturation, et ce point une fois atteint, la lame y demeurera indéfiniment, ou au moins pendant bien des années, pourvu que l'acier soit d'une bonne trempe.

Obserf^aiion. — C'est par la méthode de la touche séparée que Coulomb avait aimanté le fil d'acier dont nous avons donné la distribution du magnétisme dtois le problème du n^ 97.

''^Or la formule donnée à la troisième remarque de ce pro- ^'^hlème est exactement la même que celle donnée dans le pro- "'^blème résolu tout à l'heure, no 124; donc, dans un fil d'acier

Ile TRAITÉ DE rarSÎQUB.

^•imaiité à saturation par la touche séparée, le magnétisme ae ^Mistribûe de la même manière que dans un fil de fer doux, '^'^soumis & Tinfluence de deux pâles magnétiques égaux et cou- "^triûres, placés à ses extrémités.

f* De$ armaturti.

129. On appelle armatures des pièces de fer destinées A conse»- ▼e^ le magnétisme des aimants naturels ou artificiels.

Quand une lame ou un barreau aimanté à saturation' et^ de bon acier et trempé convenablement, cet aimant artificiel coz^ serve son magnétisme indéfiniment, comme nous l'avons dit i la fin du n* précédent. Mais cela n'a lieu qu'autant que l'aimant dont il s^agit est libre de se tourner dans le sens oà la terre l'at- 8re, et qu'il est à l'abri de coups violents ou de toute autre cause capable dé favoriser la tendance des magnétismes à se réu-> nir ; car, paï exemple, si on exposait longtemps à l'action de U terre une lame d'acier aimantée, en dirigeant son extrémité boréale au nord et en bas, et son autre extrémité au midi et en haut, cette action finirait par recomposer ensemble une partie de ses magnétismes ; on finirait même par les réunir entièrement si on frappait quelques coups aVec un inarteau sur Tune des extrémités de cette lame, pendant qu^elte est dans la position que nous venons de dire. Les armatures servent k mettre lès âîmants à l'abri de ces actions, mais surtout à Fabri de celle dé la terre : nous nous contenterons de faire connaître les deux principales sortes d'armatures qui sont en usage.

Pour les faisceaux tels que G et GCpg- ^68), on engage leaextrémités des barreaux dont ils sont composés dans des masses de fer <|^ue Ton voit représentées en A' et B' pour le faisceau G, ou mênfie encore en BlO pour le faisceau F, dont on n'a représenté qu'une portion. Afin d'expliquer l'effet de cette disposition, supposons que les extrémités des barres aimantées dû faisceau F engagées dans la masse de fer IBO soient boréales ; pour lors on ▼oit que ces extrémités, décpmposant le magnétisme dé la niasse IBO, rendra australe toute la partie intérieure 10 de cette masse;^ cJt boréale sa partie extérieure B. Or, i son tour, la partie australe 10 réagira sûr les barres aimantées et attirera leur magnétisme boréal, qui ne fera ifue s'accumuler ainsi plus qu'auparavant Terii les extrémités de ces barres dans lesquelles il dominait déjà.

' Quand on n'a à conserver que de simples barreaux aimantés

DBS 4llliiTI|R«9. t47

;AB et AfW (figk S70), on les plaee dam uae bolfe l'im 4 c^ df J'#utr6, comme on le yoit d^iis là figure^ de manière que le pôle austral A de Futi réponde, a» pile boréal B^ de^ Vautre, ef^iÂce 9$rsa, pour les autres bouts A' et B« Ensuite on applique aux deujt ,bout8 de ce couple des morceaux de fer doux «S et «'^'. Mainteliant il est bien évident. que l'explication de Tefiet de ces moreeaux de fer est la même que celle que nous venons dç donnei .fmir rarmaïuf e des biaceaux. En eÔ'e^t f^^ l'action des pôles A isl J^\ «ê devient un aimant dçnt le pôle austral e9t «^ et dont î^ pôle boréal est 6 ; de même ppur « €'. Or, chacun de ces derniers pôles, comme a par exemple, réagit sur l'aimant A'B' qu'il Mf^ckp, et attire de son côté le magnétisme boréal de cet aimant, de sorte que ce magnétisme qui domiiie déjà en B' ne fera qu'y jdomi||9 encore davantage.

fCnùH ras CODRAlM SUX L'iLÉCTKlCITÉ ÉinriBOllltAlIffl*

1^^ m. Qu où V électricité enuironnanie est en repos.

130' Proposition»^ « Suivant qu'on soumet ou qu'on soustrut ^ UB corps conduoteur à l'influence d'un courant électrique^ « evlni^ci y produit aussitôt un courant de sens pareil ou de * lens contraire au sien, et qui, en tout cas., ne dure qu'un in* » étant. *

Sn^eiet, soit un fil de cuivre couvert de soie et dont un des bottls MP X/lg^ 27-<) plonge dans le pôle positif d'une pile voU tfiqûé'PN. Da ce pôle P ce fil se rend sur une bobioe CD, êw hrqtiél!èas'eùrottle,«trevi«n%a»G',d'oùilpa8sesurunedèujième bobmtf W\ sur laquelle il s'enroule encore, et revient enfin éfi O, et de là dan» le pôle N de la pile.

L'àettrické fouf»i€rpat cette jpile circule donc sans cesse en «arc'ôd^am tous Idi tonré du fit sur les deux bobines. Vis-à-vis çTst^sCÉmc des deui boWtfés CD et ly'D", eu esi iln autre toiit UtaJOMé; séulértkmt !• eès 4^ix autl^es bobines MN e| MTI "i6^t cràtfies et destinées à «eeevoîrles premières comme un fourféâtt rè^Mlé^lMUe pour kkfuelle il est' fait^ et 2» les de^x bouts S et Tdufilde cuiyré desbobines MN et M M'i »» lien dese rendre iiÊhé ffOé^, €îoflim%ïrfqttent avec un gal?anosçope XY. Uela posé,

quand on introduit les bobines CD et D"D" dans les bobines MN et M'M', on voit aussitôt l'aiguille UV tourner de plusieurs de* grés; mais si on laisse les bobines CI) et Ifiy dans les bobines MN et Wfi'j cette aiguille revient après quelques oscillations à Sa position première. Ainsi Tintroduction des petites bobines dans les grandes produit dans celles-ci un courant, maisi comme on voit, un courant qui ne dure qa*un instant ; de plus^ en cherchant, d'après le mouvement de l'aiguille UV, à se rendre compte du sens du courant ainsi produit dans les grandes bobi«nesy on trouve qu'il est contraire à celui du courant qui existe dans les petites bobines*

Mais dès qu'on retire ces petites bobines de l'intérieur des grandes, on toit aussitôt l'aiguille se remettre en mouyement, et pour cette fois la nature de ce mouvement indique que le courant produit dans les grandes bobines est de même sens que celui qui existe dans les petites ; ainsi rien ne manque à la démonstration de notre proposition,

Reifiarque. ^ En expërimentapt sur des fils conducteurs, enroulés comme le% précédents sur des bobines, on a reconnu une propriété singulière des piles voltaïques et jusqu'à présent inexphcable; c'est l'accroissement de force prodigieux qu'acquiert la décharge d'une pile par cette disposition. Ainsi, supposons que Ton plonge dans un même godet plein de mercure les deux fils qui partent des deux pôles d'une pile, il s'établira un courant^ et si l'on retire un des deux fils du mercure, l'interruption de ce courant produira une décharge électrique qui se noAnifestera par une étincelle ou par une commotion. Mais si l'on revêt ces fils de soie, et si l'un ou chacun d'eux, avant de se rendre au godet, fait à un endroit quelconque de sa longueur un très-grand nombre de tours très-serrés les uns près des autres sur une bobine, l'étincelle et la commotion seront incomparablement plus fortes qu'avant que les fils fussent ainsi enroulés. Si les tours des fils sur les bobines n'étaient pas serrés les uns près des autres jusqu'à se toucher, mais qu'il y eut de l'un à l'autre une distance plus ou moins considérable, il n'y aurait pas d'accroissement sensible dans l'étincelle ou la commotion électrique.

131. Proposition. — « Suivant qu'on soumet ou qu'on soustrait » un corps conducteur à l'influence d'un aimant, celui-ci y pro* n duit un courant de sens pareil ou de sens corntraire aux siens^ « mais qui, en tout cas, ne dure qu'un instant. »

Pour entendre cette proposition , il faut se rappeler ce que nous «vous dit du senf des courants d'un aimant dans le corollaire de

DES AAMATUBES. 149

r«TaBt-dernière proposition des principes de la tbéorie du ma* gnétismei n<»9l. Nous supposerons donc qu'on ait ce corollaire présent. Gela posé^pour démontrer notre proposition, il n'y a qu'A substituer un aimant en fer à cheval au système BKV {fig. 274} des deux petites bobines du tbéorèiiie précédent Alors, quand on introduit les deux branches de cet aimant dans les deux grandes bobines MN, M'N', on voit Taiguille U V s'écarter aussitôt de quelques degrés de sa position ; niais elle revient presque tout de suite pour y demeurer en repos, si on laisse l'aimant dans les deux bobines.

Ainsi le courant produit dans les deux bobines n'a lieu que pendant un instant, c'est-à-dire pendant le! moment de l'intiTo* ducUon même de l'aimant dans ces deux bobines* Mais quand on Ten retire, on voit l'aiguille U V se remettre en mouvement ; et si l'on cherche, d'après ces mouvements de l'aiguille, à se rendre compte du sens du courant produit dans MN et TAH\ on re* connaît qu'au moment de l'introduction de Taimant ce courant est de sens contraire à ceux de l'aimant, tandis qu'il est de même sens que ceux-ci quand on retire l'aimant de l'intérieur des bobines. On peut disposer l'appareil d'une manière plus commode» comme on le voit^^. 275 ; E est un gros morceau de fer, en fer à cheval, fixé dans la pièce de bois XY • On approche les deux bobines creuses MN et M'N' de la figure 274, des deux branches de ce fer à cheval, comme on le voit en BB' et AA' {fig* 275)9 de manière que ces branches remplissent exactement rintérieitr des bobines. SDN est un aimant en fer à cheval qu'on peut faire pirouetter sur l'axe DH au moyen de la roue dentée LU dont la manivelle M est mue par l'opérateur. Par ce mouvement, les deux pôles se présentent sans cesse l'un après l'autre à la même extrémité du fer E. Ainsi supposes que le pôle nord N soit maintenant sous l'extrémité A, et le pôle sud S sous l'extrémité B, il n'y aura qu'à tourner un peu la roue pour faire pirouetter suffisamment l'aimant, et aussitôt ses deux pôles changeront de place l'un ayec l'autre, c'est-à-dire que le pôle N viendra sousrB, et S viendra sous A. Or, quand ces deux pôles Net S sont sous les extrémités du morceau de fer, ils font de ses branches deux aimants véritables, de sorte que l'apparition subite de S et N Sous B et A revient à l'introduction subite d'un aimant en fer à cheval dans les deux bobines B0 et A A', tandis que la disparition de S et N revient à la suppression de cet aimant introduit dans les bobines. * Aussi, lorsqu'on fait communiquer les deux bouts F et G du fil de cuivre qui entoure ces bobines avec un galvanomètre,' oii

lié TEAltÉ DÉ MTSIQOE.

t#fl MU iigttfllé taîitAt d'an cAté et tantèt ée Tâutre peiMftiii qtî'dfl fait {Mrotietter très-lentement raimant SDM;

18f «. Remarque L -^ En Ajoutant à Tappareil de lay^. 97A uti (peik inttriitnent appelé basculé de M, Ampère^ OU l'a rendu pro«^ ^re à iSémplacer èompléteoient la pile volta'ique ; c'est ee que je vais thontlrer en eommençani par décrire la bascnle t

Ce petit instrument consiste en une tablette de bols HfltKl portant dent tiges de cuivre rr et li : tes deux tiges sont fitéaê |l vn ttte ZZ' qui peut tourner sur ses dettx extrémités Z et 27. Cet deux extrémités sont portées sur deux petits supports ZZi eill^u qui sont Imtnobiles. Un levier coudé nM) tratefse eet ake \ l'èxtrémité Ode ce levier est pressée par la cireonfërence du demi4 toMhl horisontal IKO que l'aimant, en ptrauetunt, &it tourne» attlour de son centre D. Tant que cette circonférence presse Tex^ tvémilé du levier, il est évident que les bouts / et i' des tigea f¥ et 1/ doivent être élevés de quel<|ue chose plus bau^qtie les bèuts opposés r et u M aia dès que tous les poin^ de la 4emi*<î»^ «MMiencé ont tous défilé devant l'extrémité O du kvier, alors celte extrémité n'est pl^s pressée par rien, et aussitôt le n^siort «Vd lève l'autre extrémité n de ce le? ier et loi fait faire la bai^ élite ainsi qu'aux tiges rt^ ël ti. Pouir lors tes extrémités / et l', îmi da Mnôins les crampons dont elles sont ak-itiées, tombent sur là taBTètte, tandis qu*aû contraire les extrémités r et < abandonnent cette tablette en s'élevant un peu. Enfin, ce qui complète la bas^ cûle dé M. Ampère, c'est le système de quatre lames de enivre douées stir la tablette et qu-on a représentées par des lignes pone* tiîéél pourne pas embrouiller la figure. Seuleknent^ il faut dire qiQie les deux lames qui se croisent au milieu de la tablette sètot séparées l'une de l'autre par Une petite lame de bëis placée entré elles à l'etidroit où elles se croisent, afin que l'élettiriçiié qui doit se mouvoir dans l'une de ces lames de cuivre ne ptidsse pài passer dans l^^ure.

D'ailleurs tm deux mêmes lames sont terminées par deux ftta àe èuivfe P^ et G'.

, Cètâ posé, d'ajvrèS ce qui précède, on voit que l'artivée de S iôilis B lancerait dans le fil F du fluide vitré \ mais, A l'instant diaprés, le départ de ce. pôle S de dessous B lancerait du iuide résineux dans le même fil F. Quant au fil G, dans le preniier in-^ stant l'arriérée de N sous A y lancerait du fluide résineux, et dans le seéoâd instant le départ de ce p4le N lancerait du fiuide vitcé danale même fil 6; dé sorte que, si on joif^ait eea deux fila G et F) on aurait cm courant qui iirait altenuttivwieiit de F «ft A

ACTION DES GOURANT5 lUKIimiQUBS. Ul

etite Çf 4m F. Or, }« dû qu'au moyeo de la bateule on ponriaatoîr tto courant <pii aill^ constamment de F" en G'.

En effet, auppofons qtie Taimant et ton dem»-eercle pirouettent, dana le aens indigué par la flèche placée à ce demi-cerclet fiu inpj^jat de l'arrivée de S SQua $» ce demi-cerfle ne ppiiMe paa. encore le l^ier 0. Ainai» ce «Qnt les extrémitéa < et r qui sont ip l'air, t^oijUf qpe les ei^tréçiitçs / et / tpuil»ant. la tablette, vest i'oppo^é de ce que r^préçentf la figure^ Pour lors le iviàp ritré, lonc^ par c^|te arrivée de S sops 3, dans le fil F» arrive en T^ pasfe en Z, en ?tt en I, en^ enfin en F ; en même temps, le. fluide résineux lanç4 dbi^» Q amve en U, apt le c^ampo^ r , R?^ ca t«y ^t .enfin en G', Ainsi F reçoit le fiuide vitré, et G' le fluide résj^eux* , .

Maia, f^ll 4épart de S de dessous B, l^s extréquités r et / sf lèvent comme h repr^ente la figure, et le fluide résineux laufi^ dans le fil F^ arrivé ^^ T, passe en <!, e9 4, et enfin en G' ; tapdî| (|9#ie fluide vitré, l^cé en même temps dan* le fil G, arrive) en ^'» Ainai F reçoit encore le fluide vitré, et G' le fluide résîi» iieux« Ensuite S arrive sous A sans que les e?^émiiés / et ^ aient cessé d'être Wées, et le fluide vitré, fue cette arrivée lance d^oi le Si Gf arrive eo U, passe en T, de T en I, et de I ^n F| t^india que le fluide résineuXt lancé dans l'aii^tre.fil F, arrive en G;'- Ainsi F reçoit encore le fluidç vitré, etG')^ fluide résineux* Enfin ^ au départ de S de dessous À, tonales points delà deiiiHÛr* conférence VÏQ ont défilé devant le levier 0; ainsi ce levier n'eai plus poussé par rien, les extrémités r' et ^letoudïcotsur la tablette.

En conséquence, le fluide résineu:^ lancé par ce d^art dans le fii G arrive eo U, traverse le crampon /, pasflie ^n %, de i^ en G' f tandis qi/e)e fluide ritré, lancé en même teinps dan/i le fX F| arrive en F. Ainsi F reçoit toujours le fluide yitré, et G' le fluide résineux.

l>onc, comme I90us l'avons annoncé, ^u moyen de la bascule on pourra avoir Un courant qui aille constamment de F' en G\

JlemcmgtulL — L'appareil que nous venons de décrire est tel que M. Pixii fils» ingénieur- mécanicien & ÎParis, l'a inventai* Mais depuis, M* Çlarke a donné une disposition plus commode 4 cet appareil; on pourra en prendre une idée par la fig* 410. .^ b aeule inspection de cette figure, on voit que le fond de la mooiâcation de înL Clarjke consiste h faire pirouetter les bobines IK et LM au lieu de faire piroûettex l'aiinant OXRf qui reste fixe* Ces bpbin^ so^t fixé^ par la trayerse IL à l'axe ds çuivre EF, et ï'oii fait tourDur cf t axe ou par la manivelle FG ou par un rouej.

Iâ2 TRAITÉ DE PHYSIQUE.

Le fil de cuivre reyétu de soie, qu'on a enroulé tur les bobines, communique par une de ses extrémités à Taie EF, et par l'autre extrémité à l'espèce de virole en cuivre H, isolée de l'axe par une substance non conductrice de l'électricité. Enfin^ les ressorts de cuivre YU et ST appuient leurs extrémités S et Y, Tun contre l'axe et l'autre contre la virole, de sorte que le pied T de l'un de ces ressorts représente une des extrémités du fil métallique des bobines, et le pied U de l'autre en représente l'autre extrémité.

Dans cet état, chacun des deux points U et T change à chaque instant d'éleciricité ; mais on peut remédier à cela en substituant à la virole H de \^fig, 416 la virole H de hifig. 417, qui est comme la première isolée de l'axe EF, mais qui porte un cercle de cuivre o'DGBAI, dont les deux moitiés sont séparées par de petits intervalles lo et CB. L'uaede ces moitiés o'DG communique par une vis oo avec l'axe EF, et par conséquent avec une des extrémités du fil des bobines ; et l'autre moitié lAB communique avec l'autre extrémité de ce fil par un prolongement BB'. Maintenant supposons qu'on ait adapté la virole H de manière que le diamètre o'B soit parallèle à la traverse IL, et qu'au lieu des deux ressorts ST et YU de la fig, 416 on ait disposé les ressorts ST et YU de la fig, 417, de manière qu'ils appuient toujours leur sommet, l'un sur un des demi- cercles qu'on vient de dire, et l'autre sur l'autre. Il est évident que pendant qu'on fera tourner Taxe EF, l'un de ces ressorts, par exemple lé ressort ST, appuiera son sommet sur le demi-cercle communiquant à l'axe tant que le bout du fil des bobines qui communique à cet axe donnera une certaine espèce d'électricité, mais qu'il ne s'y appuiera plus dès que ce bout de fil commencera à donner l'es* pèce d'électricité opposée : à cet instant ce ressort ST commencera à s'appuyer sur l'autre demi-cercle communiquant à l'autre bout du fil des bobines pour recevoir toujours la même espèce d'électricité. Ainsi par ce moyen on aura le même efiiet que par la bascule de M. Ampère, c'est-à-dire qu'au pied de chacun des deux ressorts, par exemple au pied T du ressort ST, se rendra toujours la même espèce d'électricité pendant tout le temps que l'on fera tourner les bobines, et l'électricité opposée se rendra continuellement au pied de l'autre ressort.

Ordinairement on n'emploie qu'un demi>cercle de cuivre o'OG communiquant avec l'axe; c'est M. l'abbé Mognio qui a eu le premier l'idée d'employer deux demi-cercles.

133. Proposition, — « Tout corps conducteur en présence d'un » aimant devient magnétique quand tes deux objets changent

ACTION DES COURANTS ÉLECTRIQUES. f&3

• continuellement de position l'un par rapport à l'autre. » Démonstration. -— La manière la plus simple de faire cette expérience est d'établir un disque métallique CDE (fig. 277) dans une position horizontale^ et de suspendre au-dessus une aiguille aimantée pareillement horizontale. Tant que le disque sera en repos, l'aiguille (U> se dirigera dans le méridien magnétique ; mais , dès qu'on fera tourner ce disque sur son centre sans qu'il cesse d'être horizontal, l'aiguille sera attirée et ^'écartera du méridien magnétique en tournant dans le même sens que le disque. Ainsi, en supposant que le disque tourne dans le sens indiqué par la flèche de la figure, l'aiguille viendra de sa position primitive ah en a'b\ c'est-à-dire que son extrémité a ira de a en a\ et b ira de b en lf\ La quantité dont l'aiguille s'écarte du méridien avant de s'arrêter à sa nouvelle position J^ augmente sans cesse à mesure qu'on fait tourner le disque de plus en plus rapidement, jusqu'à ce qu'enfin, arrivé à un certain degré de rapidité, on voie l'aiguille ne plus s'arrêter du tout, mais tourner sans cesse dans le même sens que le disque.

Pour expliquer ce phénomène, représentons toujours par une flèche [fig. 277 bis) le sens dans lequel se meut ce disque. Alors AB, étant lit position actuelle de notre aiguille, on voit que tous les points du disque, tels que A, A', A'', seront des points quis'approchent du pôle A. Ainsi, leur arrivée continuelle en A produira sans cesse un courant dans un sens contraire à ceux existant dans la partie inférieure de l'aiguille. Par exemple, si on suppose que ceux-ci ont lieu dans le même sens que le mouvement du disque, l'arrivée successive des points de ce disque sous A produira un courant qui ira dans le sens A,A',A'S c^<^* ^ti contraire, pour les points A1A2, etc., qui se meuvent en s'éloignant du pôle A, leur départ continuel de dessous ce pôle produira un courant continuel dans le sens AA1A2; d'après cela, il y aura répulsion entre le pôle A de l'aiguille AB et la série des points du disque désigné par A,A',A"^ puisque ce pôle et cette série de points se présentent des courants de sens contraires. En même temps on voit qu'il y aura attraction entre le même pôle A et la suite des points AA. A2, etc. , parce qu'ils se présentent des courants de même sens. ^Outre cette action du disque sur l'aiguille AB dans la direction de la tangente XY à la circonférence de ce disque, il y en a '^encore deux autres, l'une perpendiculaire au plan du disque, qui ^est répulsive, et l'autre dans la direction du rayon de ce disque, ^laquelle est quelquefois attractive et quelquefois répulsive. On *â reconnu ces deux actions en présentant au disque une aiguillé

IH nAITt PB PHYSIQUE.

Me l^iifiole d'iDçUnaisoQ. Ces deux actions résultent éridem- '^meot de ce que les courants électriques, produits par influence* *pendapt que Les points du disque s'approchent de Taimant, ^subsistent encore, ainsi que la répulsion qui en résulte, à Vin-' %tant ou ils se trouvent précisément ris^à-yis, puisqu'ik ne se ^renversent qu'ensuite et à mesuri^ qu'ils s^en éloignent ^ d'où il "^suit que tous ces points, situés sur le rayon correspondant du *disque, repoussent l'aimant, ce qui produit une répulsion per- ^pendiculaire au plaq du disque, et une force parallèle à ce ^rayon, tendant vers la circonférence ou vers le centirê, suivant ^que la distance entre le centre du disque e( l'extrémité de l'ai- ^man^ sur laquelle ils agissent, est plus ou moins grande.

L^existence des courants sur lesquels est fondée rexplication précédente a été constatée par M. ^obili. A cet effet, ce physicien a appliqué les extrémités du 61 d'iin galvanomètre aux différents points d'un disque de cuivre tournant sous l'influence d'un aimanty et en observant ceux de ces points qui mettaient l'aiguille du galvanomètre en mouvement, il a pu dessiner la courbe crue ces courants forment sur le disque en cuivre. ( F, les Annales 3$ fkjrsique et de çhinUey t. 50«)

134. Observation, - En réfléchissant sur rensemble de ce chapitre des forces sensibles à dis^Qce exercées par les corps impondérables, on voit qu'il laisse bien plus à désirer que celui des forces de cette espèce exercées par les corps pondérables ; car dans celui -ci , les corps pondérables et leurs forces étaient des êtres sur l'existence desquels il n'y avait aucune difficulté,, au lieu que dans notre chapitre des forces électriques tout est basé sur Texistence de deux fluides que l'on pourrait contester,

I| ef t bien vr£|i que lès calculs de H. Poisson ont comniencé a. donner un certain degré de probabilité à l'existence de çef deux ffuidesj car en cherchant toutes les conséquences qui se déduisent mathématiquement de cette existence dans le cas de l'équilibre de ces deux fluides sur des corps couducteùrs, il % rétrouvé précisément tous; les phénomènes que Coulomb avait constatés auparavant par l'expi^riençe^ e^ même les nombres que lll. PoisfOQ â trouvés par ces calculs s'accordent d'une manière Vraiment étQpnai^te avec iseux que l'expérience avait donnés à Coulomb pour mesure des jihénomèues qu'il avait observés.

Mais, en premier lieu, cçs calculs ne se rapportent qu'aux pfijSp nomènes d'équilibre présentés par les fluides en qoe^tioiî ; é| |i^qu'ici, malgré tous les efforts des savants, on est encore à s%« voor comment Faction mutuelle des courants éleetriques peut 9*

èÊâiAfe mHAémitàqiB^m^niée iibtrtiiy|MdilJf8 ihiitaii floSSes

Eà second lieo 9 €€• ménies csloib font ciitîirffnM»t abilrac^ lion deraciioa exercé» «vr 9#e fluides pet les covni |MHidëniblfli«

Ainsi l'obstaelo ùppêêé fêf lés éovfê nmi cmiuMeani am fluides électriques reste sans explication; mais ce sont suft^ut los antres «irions des eorps pondérables sur Tiketrinité qn^ sonjt {ps- ' ^'1 présent de trais mf stères ponr nous t tettas iqua laidé«:o«»t ^ilibn du fluide neutre par la frottsaient d^ dons corps non soiidu^eurs, celle produite parle unifde contàal de dans métHMi diASrettta. iia eause de rinfluenee de U chalèiir «I dtf U fnriissioii sur l'état électrique des corps ne nous estpAscoonua daTaiitagf «

msMievrs samnts ont A lu Tdrilé leurs Tuca à c^ égardi ipais (Ma «i^etçus sont trop incetiaina et trop dénués de fondamapta IftttrniB par dé bonnes expériences» pour âtre pro|MOisés i t^l^i meut q^ ees apeiçua^ ou aont restés inédits, ou ne M tfMT^s^i que dans ans restes çoUeetions4e^niéaioires ât^ SQai4tés S4iyant(9$it que Ton peut regarder comme les ac (^ires 4a la pci^iicet main na pa r aia sèn t wiUement daiis les Iraîléa pjrtt^fiofiitt dits.

Ôa fwate qtie sur fona las divers points qiiQ naos yeiians 4^ dife, aoaîten êwt beauaoup. d'autres^ on ^afoiia s^nK 4iffipMU4 son ignorance, et je crois que l'on peut diff r * Tbofineur df^ 9^ fantaïquieullî vont les stianfiaa physiques» que c^lti! fipèce 4'ifcu est iMapeoup plus en usage cbes euji^.que dans {m ambres ordr^ dé safattis» quoique TiHWiatioii ^ rerienne aua« aoureai chea iasuM^pi^^Mlasiulrii* . . .

iMi|raSiia laapbyii£i#98 ^m^mêm^ f^ tff^vijmvkt ^ r^M^«

iiNftof isiir^l^o^i^e^ et il f§llait i|bi|^lm¥)i^9H KHtt ç^Uquer , Â^F

itmi'èm tm ^9ifi m'^^ isntiçi^t îcmjjp"*** ^mm^% d^fW

mms^mM à^ Vi«i9iûs|4n<^ de soi^ ^ii^U^g^çe pour ¥mé^^ ^m jKm94^w§ îiiiialGiil^bli^s d^s mm^ de Qi^u, a î^sp^r^ ^

lïiommê une réserve et une prud^pi^ axtr|iy|9S âîm Vitmi^ df

- ÏLfSt l>îç».certaift fue l^sci^iiqRnçpeutquejgagnar w6i>im«P| j^f^^^^K^ i^te pliilçsppl^ie, p|ei<)f^decircpQjipe«^, e^ 1^ pyc^^ ^l^f ,et, Iç |4i:|9 i|i4i8pensahle 9i)orep.4e 4éfeç9uill^;.vn peu Jb| i|fl%*çf^pi^iiousfQ|niiies« l« sepç^^^9;c|| çjlj 4^ jPîiwUer saçf ^9^ r^i^péiiençe y m^ii^ les di%ultés qi^Vp 7 rçQççi|);re foiit quç S^jfi^M qu'avec une egttrçme lenteur que l'ou pç^t. recule^ 4« j^];^ ^ tçiups les bornes de nos çonpai^i^ces, i;t que U QQin? ^I^^j^^ (^pnques ne; se|ra îmuais quVne trèi-fpfi^tite pfirtie 4# ç4«|i c^ chosef à connaître^ " . ■ ,

m TRAITÉ DE MTSiQiHS. '

En effeCi pour obtenir des résultats qoi poissent nous ëchirery il fiiuides expériences exactes et des expériences d'une exactitude d'autant plus grande qu'elles sont rdatires à des forces plus dé* licaiesy tdles que celles que les corps exercent sur Télectricité, car on a pu Toir dans le traité du (j^anisme combien ces forces sont délicates.

Or, en premier lieu, dans les espériences, comme dans les objets d'art, la perfection absolue est interdite à l'homme, parce qu'il ne peut agir sur la matière que par l'intermédiaire des sens, et que, au delà d'une certaine limite, la différence de l'exactitude à l'erreur édiappe aux sens, et même aux sens aidés de tous les secours de l'art.

En second lieu, on est souvent obUgé de renoncer même à aller jusqu'à la limite à laquelle pourraient atteindre nos organe», parce que telle est la nature des appareils fournis par les arts aux obsenrateurs, que quand on veut augmenter Favantage qu'ils donnent d'un oàté, on augmente presque toujours l'inconvénient auquel ils sont sujets de l'autre.

Ainsi, par exemple, veut -on augmenter la sensibilité d'un appareil destiné à mesurer des forces très*petites, on augmente l'inconvénient de le rendre en même temps plus difiicile à ga* rantir des perturbations étrangères.

Toutes les fois qu'on arrive à une loi précise de la nature, comme, par exemple, à celle que nous avons donnée pour les attractions électriques, page 10, ce n'est qu'en saisissant par la pensée le résultat simple et fixe, autour duquel paraissent osciller les résultats des expériences, et en négligeant les petites différences par lesquelles ces résultats sont tantôt un peu plus forts, tantôt un peu plus bibles qu'il ne &udrait pour avoir une loi simple qui les lie tous entre eux, de sorte que cette loi précise est plutôt devinée par la sagacité de l'observateur qu'elle ne lui est dévoilée par ses appareib.

En effet, ces appareils et en général tout mécanisme fait de main d'homme et destiné à tel ou tel effet, ne le produisent jamais exactement; ils le produisent seulement d'une manière sensible, et encore pourvu que l'on ne sorte pas d'une certaine échelle, d'une certaine proportion de force, d'étendue ou de durée : et c'est là la grande différence des œuvres de Dieu avec les ouvrages des arts. Les lois de la nature ne sont jamais démenties et ne se démentiront jamais, au lieu que dans un mécanisme fait de main d'homme, dès qu'on l'emploiera hors des proportions que npgs f yp^s dites, les effets prpd^jts seront de plus en plus

RÉFLBXIQIfS GÉHteAUBS. 1^7

erronés, et à la fin ne ressembleront plus à ce qu^on voulait produire, parce que la petite différence des valeurs qu'ont de fait les diverses parties de ce mécanisme avec les valeurs exactes qu'elles devraient avoir, se multiplient sans cesse à mesure qu'on excède ks circonstances entre les limites desquelles ce mécanisme parait marcher avec précision.

Ainsi, dans une montre, il est clair que si tous les rouages et lesressorts y avaient des valeurs exactes, et que les aiguilles fusaient revenues précisément à leur place primitive au bout d'une première durée de vingt-quatre beures, certainement que par la même raison, après une deuxième durée de vingt-quatre heures, ces aiguilles seraient encore revenues précisément à leur première place, et ainsi de suite, sans que jamais cette précision se démentit. Mais si les parties diverses de la montre n'ont pas exactement les valeurs qu'elles doivent avoir, alors la première fois les aiguilles ne seront pas revenues précisément à leur place primitiTe, mais en auront été à une petite distance; la deuxième fois elles en auront été à une distance deux fois plus grande, et ainsi de suite ; de sorte que, quelque petite que soit cette distance, à la fin elle se sera tant multipliée, qu'elle sera trèssensible.

Dieu seul est précis, d'une précision infinie, d*une précision absolue dans toutes ses oeuvres, parce que lui seul fait précisément ce qu'il veut; la précision ne consiste, en effet, qu'à faire eiactem^nt ce qu*oii s'était proposé. Dieu, par un seul acte de sa volonté, a donné aux choses précisément les valeurs qu'elles de« vaient avoir pour que les phénomènes s'accomplissent de manière à ce qu'ils dérivassent les uns des autres dans l'ordre qu'il avait arrêté de toute éternité, et cet ordre ne se démentira jamais. Aussi, pour celui qui a approfondi cette belle harmonie qui règnf dans ruiiivers, quoi de plus propre que le caractère de perfection et de stabilité dont sont empreints toua ses détails, pour donner de Diea la grande et noble idée qu'on doit en avoir?

ii8 «mâiit JM fBiHQn.

i^.^.^^-^.^^^.^^^^^ : j^.^-.. >^>.,— a^^-^.-->.^.>jâ.^j^ ...->..^.t.^^.— t^^à — 1^.| — »^---. ^^ j ^ ^ irii i ir i iiitfttfn-Ltt<

GBAPITRB II.

M LA imUtaE ET PB LA CBALKCH.

1S5. B y a AecOL tMoièirtt d'ocfttquer les phénemèiiai de diS-

^ leur et de iamière épi AMi feMCM à eiutiniacr. L'uii« «il «iMMIe

Èôiïs le ndm A'étnh^iùh^ tt l'atttM sons etlfii de ijsièmê A ^ihm-

iiohs.

Dans le système de tiaiÊmeiii onifttnlme lee fkimmktm dettt il s'agit à deux fliUdés êttrétioietiMlÉiC stiMIedeDi le* neMiralee, douëes de lA propriété de ee repmMir nmsetteneiif , f *<ilnfceeat, êù vettn ée eette rëpalsiw» lio«s é» eorpe dhesd ou du cevfe rùmineux dani (e^ttel eHeeélsieiit. 0«trecellefépnliîo0t<» m#posb qu'il existe uùe attrâelkui ^tre las Moléealee Ai eorpa M l^eftetf de la efaaleu» ou de la laaaière. Basa ee dfslèaiet la pérature et Tintensité de la lumière ne sont que la denskd bu moins grande du fluide qite Vém ednçoîi ?

' Dans le système des fibr^Cteni^ on aaiiilitte les ph^tamèMa db tfaaleur et de lutnièi^ mol vUtmrtknn d'us fluide ià^pHulésaUe appelé étkefy et qui reitfpiit io«t l'eapaoe, tasl cafui cxfténeiimK corps que celui qui daâa Uair imUïïimm séparé kota mMMdaa les unes des antres.

Ainsi, dani cesystèane^iiBT^queleapliéao mèa as dehpattoe et de chalenr se tapprtoebeat des phénomèneada aan, ^ br aon l»t produit par les vibratioas de fair daaa lo f ad mm earpp len a ie l^opagetom autoar de lus des ondes sOaoresy ^adta^iîalacbàte«rr et la Inmièeeite eaBaisteat qitedaaa ka YibalstioiMida4'dlfaar dans lequel leeorpa dsaud ou luÉsiiietixi W^f^ ^^ amUÊHÊr de lui des ondes calorifiques ou lumineuses.

136. Problème. — « On demande comment on peut concevoir » que ces ondes dans Téther sont produites par un mouyement » des corps différent de celui qui produit les ondes sonores dana » l'air. I»

Solution. — On conçoit que ce que nous avons appelé molécules dans tout ce qui précède, et que nous pouvions supposer jusqu'ici fait de matière continue, sans vide aucun, soit de la

LUMIÈRE ET CHALfeUft. ift9

matière discontinue^ c^est-^à-dire soit composé de plusieurs pai*tîeff disjointes', que nous âppetlei'ons atomes. Ainsi , dé même que le corps est compose de molécules qui ne se touchent pas, de même à son tour la molécule est composée d'atomes qui ne se touchent pas nonr phn» e| gai Mm tnm en équilibre les uns dcTant les autres dans une même molécule par des forces attracti?e8 et répulsives qui sont propf^ i ces atomes et qui se contrebalancent.

Gela posé, les vibrations de Tair sont produites, comme noua farons expliqué, par les oscillations des molécules, tandis que les vibrations de l'éther sont prodoites par les oscillations dts atomes. Ne considérons^ par exemple, que deux molécules, l'une formée pAr les atomes A, B, C et D, Tautre par les atomes A', B', G iet U {Jtg. 279 Sis), Le cas où H n*y aurait qu'oscillations des m(5léculés serait celui où Tenseinble des atonies A, É, € et H, et celui ded atomes A', V^G et V, se rapprocheraient, puis â'éfoi^ jgoeraient Tun de l'autre pour se rapprocher après, et ainsi de laite indéfiniment, sans que pendant ce mouvement aucune dcis deux moléicules se déformât, c'est-à-dire sans que la figure formée par les atomes qui composent une molécule changeât aucunement. Au contraire, le cas où il n'y aurait qu'oscillations des atomes serait celui où le centre de chaque molécule re^ tant hmitobite, les atomes de cette molécule osctUeraiènt aans cesse jûitcrurdececenti-efixe, /irpprcikifaaitt e t s'éloigfiaoi^ideeei^ sivement ^ salis'cesseles tliis 4ef «ittrem Si^ii, quand ces éaix mouvcmoita, f un molécubàre et VwMbn ÉUmPÊÀqae^ ont lieu inicad[>lé, i te produit em woètne umfëèm^màeâémi Tâbret dans rétber.

1S7. Bemarqm. -> On pcot piwervter ^oa dana Vvm et dana l'autn aysième on sMrttnie ka fkéoottteca que OKma avoua i étudier à des fottcaéngepiartea à dlstawi-r.

Bans le aysièm» de l'éadisiém, ées .forces sost ka actiana qu'oteroettt les matfcadca de Ja lumière ou en calorique (1), aoit aur «Uea-néflMs, aoit m lea moléicdienk la mMÛètepoÊtà^Mâè Ikana l'asliec s^^àèaaey lea vîbntioiu que l'on adou^t ne seol asMii que l'effet des isroea i^sensiMea à diattneequ'oa Imt^posè exister^ aiat ctttre leanonléculca.de l'éthar, aoit entre ceUea-ei et lel nMH lécules des autres corps. On voit aussi, d'après ce qui précède,

(l)i On apiteiEEe calorique le fluide auquel cm attribue les^béDomèDcs «le la «à^aleur dans le système âe rémission.

tep TKMTÉ DE PHYSIQUE*

que daiu les deux systèmes on ne suppose pas de masto appréciable au fluide par lequel on explique les phénomènes du présent chapitre,

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