PROPAGATION DE LA CHALEUR DANS LES MILIEUX, 3U
d'antimoine VW de rélément V^db'. Enfin, ces divers ëlëmenté sont retenus ensemble par un cercle de matière non conduc-^ trice, et font ainsi un seul faisceau renfermé dans un tube de métal XZYN. Ce faisceau est la première partie du thermomultiplicateur; la deuxième partie est un multiplicateur M dont les deux extrémités du fil s'attachent aux appendices métalliques e et c . Ces appendices communiquent, l'un avec un des pôles I de la pile, et l'autre avec l'autre pôle O.
D'après cela, quand on veut étudier la chaleur rayonnante lancée par un corps chaud S, on présente à ce corps les soudures b,b',b'*,b"'; la température de ces soudures s*élève, tandis que celle des soudures a^yo" ne change pas; donc, d'après ce qui a été dit n« 93, il s'établira un courant électrique, et l'aiguille AB, qu'on appelle Vindexy marchera d'un certain nombre de degrés qui sera plus ou moins grand suivant la plus ou moins grande chaleur du corps S. Ce thermo-multiplicateur surpasse en senst* bilité tous les autres thermoscopes.
§ I*'. -— Phénomènes de la ghaleuh aATonNAifTE bans l'intéaiiuk
n'UN HIUEU ÉTHERE HOMOGENE.
2Ô3. Proposition. — « La chaleur se propage dans certains » corps et les traverse, comme cela arrive pour la lumière à l'é* » gard des corps transparents. »
Pour démontrer cette proposition, nous ferons usage de l'appareil de M* Melloni.
Le corps thermoscopique de cet appareil est une pile thermoélectrique F (voir lafg. 387) formée de cinquante petits barreaux d'antimoine et de bismuth disposés en un faisceau dont la largeur est entre 1 et 2 centimètres, et la longueur de 27 à 28 millimètres : il est enfermé dans un tube trois à quatre fois plus long, fixé sur une tige A qui peut glisser le long de la rainure AR' pra« tiquée au milieu de la table MM'; à l'extrémité de la rainure se trouve un soutien S', où l'on fixe les sources de chaleur à température constante : ces sources sont fournies par un liquide en ébuUition ou par la flamme de deux lampes : l'une dite de Lo« catelli, qui est une lampe à huile, sans verre et munie d'un réflecteur; l'autre à alcool : celle-ci donne deux sources difFérentei au moyen d'une spirale en platine et d'une plaque de cuivre noirci portée par des tiges coudées GCTF que l'on fait entrer dans un tube B placé laiérâileuient sur le support. Quand on place U
«M TEMTÉ m rflTMQim.
^ gArài« de h tpiraUt ^ellèHsl coTcloppe k flamme ; et qumâà on l>lAce la tige t>ertant la plaipie^ celle-ci eache à Tob^erralettr ylacé en P la partie antérieure de la flammé* Dant le premiev catt on a une source incandesceiitey car le platine détient rouget f^ l$k flamme diâparait ; dans le second cai^ on obtient une sOtirce de chaleur obacure dont la température moyenne eat d'enTircnl 100^ centigrade». Cette évaluation a été faite par une méUiode connue sous le nom de méthode J^ immersion ou des mélanges ^ue lumt Torron» plus bas*
. Entre la source et la pile^ ^^ ▼oî^ tine latne métallique £7 percée à la partie inférieure. C'est derrière Tourerture O de cetu lame que l'on pose sur un second soutien S les corpa destinés aux fntpérlencés de transmission. Pour intercepter ^ quand on le veut, ie rayonnement calorifique» on se iei t du double écran E" que Von peut abaisser ou élever à volonté* Un écran tout à iait pareil E est placé de Tautre c6té de la pile» alin d'abriter sa seconde £ace des rayonnements extérieurs^ lorsque son tube estouterti ce que Ton doit pratiquer dans presque toutes les expériences, pour que Tair soit en contact libre avec les deux parties actives ne la pile, et que; par conséquent, les trariations qni peuveiit survenir dans sa température ne produisent aucun effet sur l'iustrument. Toutes ces pièces sont mobiles dans la rainure RR'. * 954. Voici ce qui arrive quand on met Tapfïareil en activité : lorsqu'on abaisse Técrad F^ après avoir ôté les corps du support S, les rayons calorifiques passent par l'ouverture O de la kRne F, et tombent sur la face antérieure de ta pile % en regardant l'index du galvanomètre, on le voit aussitôt sortir de a« pmitloii d'équilibre, qui est marquée d'un céro sur le eadmnf et jqirès qndques osctllations s'arrêter k une distance do ee zéro fiui ou moine grande, suivant que te loyer S' est plm ou moine près de l'ourertttre 0«
/ Ces expériences de transmission de chaleur au travers des corps peuvent se faire sur des rayonnements ploe ou nnKiine ttn%»i fliaia le plus convenable, selon Tavis de M. Mdioni, cet edui qui maintient l'aiguille indieatrite du galvanomètre à une étstance du téro égale k 80*. On place donc la lampe de Loe*^ tiàik à la distance nécessaire pour obtenir cette déviattoUf eu ayant soin que le support S et l'écran percé E se trouvent à 10 on ië centimètres de la pile. Si on dispose alors derrière l'ouvcr* tnre O une plaque de verre, ou de toute autre substaDco dia^plmne^ sur le support S, Tindex du galvanomètre descend vert le iéfo, et se flie â une seconde position d'équilibye ; eupposono»
RATOMHEMEHT DE lA CBkVÊOk A tftAfKRS US munnL W
h d« ie^ I il g'i|^ de prouTer que ces 10^ ne sont pu produits p«r réehâuCiemeiit du terre, mais bien par di^ myôns de due leui* qui le traversent immédiatement ; à cet effet, on relère fëcran K% h on substitue à la plaque de verre une autre pl&que de médie épaisseur et de même substance, n<iird sur Fune de sel fâcee à Tencre de Chine ; puis on abaisse de bouveau Téeran Vi Vïnàex du galvanomètre ne bouge pas, lors même que Ton prolonge indéfiniment Texpérience. Or, réchauffement de la plaqua Boirde est pùur te moins é^A à celui de la plaque diaphane ; doue l'effet produit dans Pun des cas seulement provient en totalité de la chaleur rayonnante qui traverse la lame d*une manière immédiate comme les rayons de lumière.
On prouve encore que la chaleur transmise par le corps plac^ en S tt*est pas due à son échauflement, en montrant que cetta chaleur passe instantanément à travers les milieux susceptibles de la transmettre. Pour cela, M. Melloni prend un corps psf* méidule à la chaleur, quelconque et d'une asscs grande épals-^ senr, un cristal de roche de à 6 pouces, par cicmple, dont il tf fiût couper et polir les deux faces parallèles des deui bouts ; et, après l'avoir posé sur le support S, il observe les mouve« menu du galvanomètre à l'instant où l'on abaisse l'écran E''« Le temps nécessaire à l'aiguille du thermo-uiultiplicateur pouf
faire ses oscillations et parcourir l'arc d'impulsion, se trouve de 7 à S secondes, et le temps pour atteindre la position d'équilibre stable est exactement le même que si l'écran diaphane n'eiistalt pas. La ehaleor rayonnante traverse donc toute l'épaisseur dil cristal dans un temps tout à fait inappréciable, et ne vient par conséquent pas de réchauffement de ce cristal, car oU sait bien quUl faut toujours à un corps pour s'échauffer un ttmps d^auf ant plus long que ses dimensions sont plus grandes^
(MMTMtwn. — * M. Dclaroche avait fait les mêmes expériences, il y a plus de vingt ans, en employant, au heu d'un thermo^ multiplicateur, un thermomètre sur lequel il concentrait les layons de chaloir par des miroirs sphértques'c^ncaves, et il avait établi de plus que la chaleur, en rayonnant an travers d'un corps, éprouve de la part de ce corps Une perte toujours croissante, à mesure qu'elle parcourt une plus grande éundue* Ainsi, dans une de ses expériences, une lame de verre commun épaisse do la», 7 transmettait beaucoup plus de chaleur qu'un plateau de très-beau verre de 9 millimètres d'épaisseur. C'est aussi ce que M« Melloni a constaté dans ses expériences.
266. ProporiAm. ~ « La facilité de certains corps à se laisser
aaa tjuité de physique.
M traverser par les rayons de chaleur diffère de la transparence, M c'est-à-dire de la facilité à se laisser traverser par la lumière.» En efiiet, que l'on prenne trois plaques transparentes et incolores, d'une épaisseur commune de 3 à 4 millimètres, l'une d'alun, l'autre de sel gemme, et la troisième de verre ou de cristal de roche, et qu'on les fasse passer successivement au-devant de l'ouverture O de l'écran E' lorsque la communication calorifique est établie. L'index qui se trouvait à 30, je suppose, tombera à 3 ou 4® pendant que les rayons traverseront Talun ; il marchera vers sa position primitive et s*arrêtera à 28<*, dans le cas du sel gemme ; il retombera à 15 ou 16<* par l'interposition du verre ou du cristal de roche, hes plaques également diaphanes et également épaisses ne sont donc pas susceptibles de transmettre la même quantité de chaleur rayonnante. Il y a plus; substituons à l'alun un morceau de cette espèce de cristal de roche que l'on appelle enfumé parce qu'il contient une substance noire qui le rend presque opaque ; supposons ce cristal à faces parallèles, et d'une épaisseur beaucoup plus grande que l'alun, on observera que l'index quittera la position fixe de 3 à 4<' où l'alun l'avait fixé, et se portera à 14 ou 15^; de deux corps inégalement diaphanes, il peut donc arriver que le plus épais et le moins transparent transmette la plus grande quantité de rayons calorifiques.
Enfin, si l'on met sur le support S un verre noir parfaitement opaque, il laissera passer assez de rayons de chaleur pour fixer l'index à 7 ou 8*. Donc certains corps laissent passer la chaleur, quoiqu'ils ne laissent passer aucun rayon de lumière.
Ces trois séries d'expériences montrent bien que la transparence des corps pour la chaleur rayonnante est différente de la transparence proprement dite : de là la nécessité de désigner par une dénomination particulière les substances qui transmettent ou interceptent les rayons de chaleur. M. Melloni a appelé les premières dtaihermanes ou transcaloriques, par analogie aux m<^ts diaphanes et transparentes; et quant aux secondes, il les a appelées athermanes.
256. Proposition. — « Les rayons de chaleur ne sont pas tous » de même nature ; et parmi les substances diathermanes, les » unes ne peuvent être traversées que par les rayons de certaine >» nature, tandis que les autres ne le sont que par des rayons » d'une autre nature. »
Ainsi, je dis que les rayons qui traversent une lame de verre diaphane ne sont pas de même nature que ceux qui traversent