‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 47 sur 75 · CHALEUR SPÉCIFIQUE · texte numérisé non relu

CHALEUR SPÉCIFIQUE

substances dont on veut connaître les capacités pour )a chaleur; et, à cet effet, on réduit celles-ci en poudre quand ce sont dei corps solides. Le yase dont se sont servis MM, Duloug et Petit était un jpetit cylindre creux, d'argent poli et de parois très-ini]i«> ces. L*axe de ce cylindre est occupé par le réservoir d'un thermomètre ordinaire placé au milieu de la substance à obs^rrer. On porte ce petit vase ainsi rempli à une température élevée de 8 à 10^ au-dessus du milieu dans lequel il est suspendu librement, et on observe la vitesse de refroidissement de cet appareil* Ensuite, il est facile de concevoir qu'au moyen de cette vitesse on peut calculer la capacité de la substance observée ; car la con* nexion de ces deux choses est évidente. En effet, plus la capacité d'une substance est grande, moins la température varie pour une certaine quantité dd chaleur de plus ou de moins dans eetm substance. Les vitesses de refroidissement des diverses substancei seront donc moindres dans celles dont la capacité est la plus grande, tontes choses égales d'ailleurs. Or, dans les expériences dont il s'agit, les choses autres que la capacité, qui sont capables d'influer sur la vitesse de refroidissement^ sont égales ou réduites à presque rien. Ainsi, i^ le pouvoir rayojrinant qui influe tant sur cette vitesse, est le même dans toutes les expériences, puisque dans toute la surface rayonnante est la même ; c'est la surface d'argent poli du petit cylindre qu'on emploie. 2** La conductibilité des substances que Ton étudie influe encore sur la même vitesse; mais avec la précaution prise par MM. Du* long et Petit, de ne donner à leur vase qu'un tr^s-petil diamètre, cette influence de la conductibilité est réduite à presque rien. Il est vrai que cette petitesse du vase accélère beaucoup le refroidissement et le rend difficile à observer ; mais un premier moyen de le ralentir, est de n'élever la température dit vase que de quelques degrés seulement au-dessus de celle de l'enceinte où il est suspendu ; c'est pourquoi nous n'a vous assigné que 8 à 10 degrés pour cette élévation. Le second moyen de ralentir le refroidissement est de suspendre le vase dans le vide ou du moins dan|i un air très-raréfîé, parce que le contact de l'air froid est une cause de refroidissement qui se joint au rayonnement du corps. WM, Dulong et Petit ont décrit leur procédé dans les AancUesde physique et de chimie, t. 10, p. 399 ; il n'y manque que les calculs par lesquels ils ont déduit des vitesses de refroidissement observées les capacités pour le calorique qu'ils cherchaient; ils se proposaient de le donner dans quelques Mémoires subséquents ; mais il parait qu'ils n'en ont pas eu le loisir. Ces savants ont

trouve ainsi que les capacités de Tor, du plomb, de l'étain, rapportées à celle de Teau, avaient pour valeurs 0,0298, 0,0293, 0,0514. Ils avaient trouvé par la méthode des mélanges, dans un autre travail (t. 7 des Annales de physique et de chimie, p. 147), les résultats suivants :

Tableau des capacités déterminées par la méthode des mélanges,

par MM. Dulong et Petit,

NOMS DES SOBSTANCES.

Cipaeitéf moyeonM coire o* et loo*.

C'paeiiéi ino|eimei entre o' et S«o*.

Eau

Mercure

Platine

Antimoine. . . .

Argent

Zinc

Cuivre

Fer •

Y erre. • • • • .

Ce tableau fait voir que les capacités vont croissant d'ime manière sensible à mesure que la température s'élève.

279. Solution IL — Pour les gaz. Les gaz sont les seuls corps auxquels les méthodes précédentes ne peuvent pas s'appliquer. On ne connaît, pour ces corps, que des procédés compliqués et peu exacts ; on a même été longtemps sans en connaître aucun. Cependant, dans ces derniers temps, Laroche et Berard ont remporté le prix proposé par l'Institut à ce sujet. Leur procédé étant très-compliqué, nous n'en ferons connaître que les choses principales. On le trouvera tout entier dans le tome 85<* dea Annales de chimie jî^uYier 1813.

Laroche et Berard prirent un cylindre en fer-blanc, haut d'un pied et demi environ, et large à peu près d'un demi-pied; un serpentin de même métal partait de la base du cylindre, et sortait par le sommet du même cylindre, après avoir fait un grand nombre de circuits dans son intérieur. Ces physiciens remplirentd'eau froide leur cylindre,etils firent passer par le serpentin une grande quantité de gnz à la température de 100® environ; le gaz, entra*

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