CONDUCTIBILITE CALORIFIQUE DES SOLIDES
le verre, les résines, les substances organiques et surtout les liquides et les gaz.
Ces derniers sont très employés soit pour préserver les corps chauds du refroidissement extérieur, soit pour empêcher les corps froids de se réchauffer, C'est ainsi qu'on conservera un liquide longterups chaud en l'enfermant dans un vase à double enveloppe, dont l'intervalle est rempli de matières non conduetrices, sciure de bois, verre pilé, charbon pulvérisé, paille, et que, pour conserver de la glace pendant l'été, on l'entoure de paille ou d'une couverture de laine,
686. Conductibilité des solides. — Expérience d'Ingenhouss. — Ingenhousz a comparé très simplement les solides, au point de vue de la conductibilité, à l'aide d'une petite caisse de fer-blane ou d'e laiton (fig. 641) où l'on fixe, dans des tubulures à bouchons, des bagueltes de diverses substances, fer, cuivre, bois et verre; elles pénètrent de quelques millimétres dans l'intérieur de la caisse, et sont recouvertes de cire jaune extérieurement, La caisse étant remplie d'eau bouillante, on voit, sur les baguettes métalliques, la cire fondre jusqu'à une distance plus où moins grande, el sur les autres aucune trace de fusion : la conductibilité est évidemment d'autant plus grande que la partie où la cire a été fondue s'étend plus loin,
Fig. 641,
687. Coefficients de conduotibilité. —- Théorie de Fourier. — Fourier détermina par le calcul les conditions qui permettent de mesurer avec précision les coefficients dé conductibilité, c'est-à-dire des coefficients numériques caractérisant, au point de vue de leur conductibilité, les différentes substances,
1° Problème de la barre, — 11 résolut d'abord le problème de la conduetibilité dans une barre prismatique qui serait assez mince pour que tous les points d'une mème section transversale fussent, au même instant, à br même lempéralure, el assez longue pour que, l'une des extrémités étant maintenue à une température constante plus ou moins élevée, l'autre extrémité conservat une température égale à la température ambiante. C'est ce qu'il a appelé le problème de la barre, Ayant pris pour inconnue l'excès de Llempérature à sur la température ambiante d'une lranche placée à la distance x de la source, il trouva la formule
= Ne-ar, N élant une constante qui représente l'excès de température à l'origine (c'estä-dire au point pour lequel x = 0), e la base des logarilhmes népériens ek dun coefficient qui est conslant pour une même substance, 2 Probléme du mur. — Cell éonAante n'est pas Le coelfcient de cond
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ar bilité proprement dit, mais elle est liée à ce coefficient par elati Fourier trouva cette relation en traitant le problème du mur, eest-à-di Fe conduetibilité de la chaleur dans un mur, fait de la même. r barre, d'une épaisseur finie, et dont les deux faces, paralléles et fl sont 41 maintenues à des excès de température seen ons Fe 6 nf
1 définit alors le coefficient de conductibilité \à quantité de chaleur qui Lr-
verse, dans l'unité de Lemps, l'unité de surface d'une tranche quelconque du | mur, parallèle aux faces. AUS at u
Soient a’ et a les constantes de deux barres de substances différentes, & et K' les coefficients de conductibilité correspondants ; ces quatre quantilés sont liées par la relation À = Ÿ » à la condition que les surfaces extérieures des barres ù aient même pouvoir émissif, ou, comme on dit, même conductibililé exté-
rieure, On réalise cette condition en les recouvrant d'une mince conche d'un même vernis.
Les expériences de Despretz, puis celles de Wiedemann et Franz, ont permis 1 de mesurer les constantes a et a’, et par suite les rapports ÿ; avec beaucoup de précision.