SR. 4 A
AE ù Fig. 836, Fig. 856.
O dans un plan horizontal, et soit PQ nu courant indéfini horizontal. Ces courants étant dirigés dans le sens des flèches, 41 s'ensuit qu'en OA le courant mobile est attiré par le courant PQ, puisqu'ils sont de même sens. Arrivé en OA’, le courant mobile est attiré par la portion NQ du courant fixe el repoussé par Ja portion EN. Dé même, en OA”, il est attiré par MQ el repoussé par PM, et ainsi de suite : d'où résulte un mouvement de rotation continu dins le sens AAMA"A’", Donc, par l'effet du courant five ethindéjint PQ, le courant mobile OA tend à tourner d'un mouvement continu dans une direction rétrograde par rapport à celle du courantfireStle courant mobile était dirigé de À vers D, \a too aurait en En sens contraire,
L 942, Rotation d'un courant horizontal Bol aus Lisienen
ÉLECTRODYNAMIQUE. 981
d'un courant circulaire horizontal. — L'effet sera encore ur mouvement circulaire continu lorsqu'un courant ABC (fig. 856), tixe et circulaire, placé dans un plan horizontal, agira sur un autre courant horizontal mn, rectiligne et mobile autour du centre n. Ces courants, dirigés dans le sens des flèches, s’attirent dans l'angle nAC, car ils vont tous les deux vers le sommet (956, 1°). Dans l'angle nAB, au contraire, ils se repoussent, car l'un va vers le sommet, tandis que l’autre s'en éloigne. Les deux effets concourent donc pour faire tourner le 61 mn dans le sens ACB.
943. Rotation d'un courant vertical sous l'influence d'un courant circulaire horizontal. — Un courant circulaire horizontal qui agit sur un courant rectiligne vertical, lui imprime aussi un mouvement de rotation continu.
On constate cette rotalion au moyen d'un vase de cuivre rouge autour duquel s'enroule une lame de même métal isolée à la soie ou à la laine, et parcourue par un courant (Gg. 857). Au
Fig. 857,
centre du vase est une colonne de laiton a, terminée par une capsule qui contient du mercure. Dans celui-ci plonge un pivot qui supporte un fil de cuivre rouge bb, recourbé à ses extrémités en deux branches verticales qui vont se souder à un anneau très léger de cuivre rouge, plongeant dans de l'eau acidulée contenue dans le vase. Le courant d'une pile arrivant par le fil m se rend dans la lame À, d'où, après avoir fait plusieurs tours autour du vase, 1Ù arrive à la lame B, et de là gagne, en dessous, la partie inférieure de la colonne &, Montant dans cette colonne, il passe dans les fils bb, dans l'anneau de cuivre rouge, dans l'eau acidulée, et dans les parois du vase, d'où 1 reñent à ka qe par la lame D. Le circuit se trouvant ainsi ferme, Y équipage Vo
et l'anneau se mettent à tourner en sens contrainte A ES
rant fixe. Ce mouvement est dû à l'action du courant cireulaire sur le courant des branches bb : la branche à de droite est attirée en avant par la portion À du cireuit fixe, et lu branche à de gauche est attirée en sens contraire par la portion opposée. Quant à l'action du courant circulaire sur la partie horiontale du circuit bb, elle concourt à faire tourner dans le même sens: mais elle est peu sensible, à cause de la distance.
944. Loi élémentaire, — Caloul d'Ampère. — En se fondant sur les lus expérimentales ci-dessus démontrées, Ampère a caleulé la loû élémentaire des actions électrodynamiques, c'est-à-dire l'expression analytique de le foro qui s'exerce entre deux portions infiniment pelites on éléments de courants, déterminés en intensité et en position.
Soient re n etm'n' deux éléments de deux courants d'intensités à et # (lg. 83, sûient à et x' leurs longueurs, r la distance 00 de leurs ruilienx, 4 dt # les angles qu'ils font avec La ligne 00", et u l'angle dé leurs deux directions, Ampère et arrivé à l'expression suivante de la force réciproque f, qui s'exerce entre ces deux éléments :
fi] [= —- (ce u— 3 cos cos v)-
La force f est positive ou négative, suivant que les deux courants se reponmest ou s'altirent.
m Pa 4 41 D LAN 101 1 «3 a AS mn Le 7 n' es ” m, : $ ’ 0 w !
CR ES n / .! [u] — — 1 Fig. #58. Fig. 850,
(MS. Conséquences, — Connaissant cette loi élémentaire, on pont enleuler l'action qui s'exerce entre deux portions finies de courants, plscées une manitre quelconque l'une par rapport à l'autre,
Éxewrie. — Action d'un courant indéfini XY sur un courant fini AR (GE. 150. On trouve, en appliquant la formule (1!, que l'action se réduit à une forte normale à AB, qui tend à diminuer l'angle des doux courants ils Supprochent ou s'ils s'éloignent tous deux du sommet, et qui tem à augmenter l'angie si l'un des courants s'éloigne tandis que l'autre s'approche du sommet,
L'inténsité de cette résultante est donnée, dans le cas général, par ln formule
(9) h = ii (à — sine + )s
où l'est Ta longueur AB, h la dislance de lexkrbqb N 4 ES, NEO Ce rants, et £ et À leurs intensités. Le Larkeur entre parents ER, séniie os série indétinie de termes de plus en plus ENS.
ÉLECTRODYNAMIQUE. 085 Cas particulier, — Si hest grand par rapport à d, c'est-à-dire si le courant
mobile est à une grande distance, la fraëlion F est négligeable et, à fortiori,
les puissances d'un ordre plus élevé, La formule précédente se réduit alors à