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Elle varie de GOONST voiL par dogre

COURANTS TIERMO-ÉLECTRIQUES. 1029

Entin, sur les côtés de l'appareil sont fixées deux bornes mm, n, qui communiquent, l'une avec le premier antimoine, l'autre avec le dernier bisrauth : ce sont les deux pôles de la pile. Pour protéger les deux faces de celle-ci, deux étuis rectangulaires À et B se fixent par des vis de pression a et b sur la pièce P. Enfin deux écrans E et E”, qu'on élève ou qu'on abaisse à volonté, permettent de ne laisser arriver la chaleur que sur une des faces de la pile.

Graduation du thermomultiplicateur. — L'opération consiste à graduer le galvanométre de l'instrument de manière que ses indications mesurent directement les intensités des faisceaux calorifiques qui tombent sur la pile.

On prend deux sources de chaleur à peu près égales, par exemple deux lampes Locatelli, A et B.

1° On fait agir À, toute seule, à une distance lelle qu'elle produise uno déviation de 19: on prend pour unité de chaleur la radiation correspondante.

2° On fait de même agir B, de l'autre côté, jusqu'à ce qu'il se produise une déviation de 1°, inverse de la précédente : à ce moment, B envoie aussi l'unité de chaleur sur la pile. Si alors on faisait agir les deux sources simultanément, l'aiguille du galvanomètre devrait rester au #éro: c'est ce que l'expérience vérifie,

3° On rapproche alors A, tout en laissant B en place, jusqu'à ce que la déviation redevienne 1". Soit la! l'intensité actuelle du faisceau émis par À el lp celle du faisceau émis par B : cornme la déviation est due à la différence d'action des deux sources, on a évidemment

la —1b=1, d'où la = 1 +1». Or I» =1, donc la = 2.

4° Or, si l'on faisait agir A tout seul, le galvanomètre subérait une déviation égale à 2; donc un faisceau d'intensité est représenté par une déviation de ®.

Cette proportionnalité se maintient jusqu'à environ 25°,

5° Poursuivons la graduation. Supposons que À produise une déviation de 25° : le faisceau qu'elle envoie alors sur la pile a une intensité %. Plaçons B de l'autre côté de manière à ramener l'aiguille au 0 : l'intensité du faisceau émis par B est alors #5. Rapprochons À jusqu'à produire une déviation de plus de 109, On en conclut, comme précédemment, que la différence la — In est égale à 10 (puisqu'il ÿ a proportionnalité, jusqu'à 25°, entre les intensités calorifiques et les déviations) et l'on a

la = 1h + 10 = 25 + 10 = 56,

Or, si l'on fait agir À tout seul, la déviation n'ext pas 35°, mais 349, Il n'y a done plus proportionnalité, et cette différence s'accuse davantage à mesure que la déviation augmente.

On notera alors que l'éntensité 35 correspond à la déviation 34°, En continuant de la même manière, on trouvera empiriquement toutes les inlensités, correspondantes aux déviations de l'aiguille, depuis 25° jusqu'à 90,

Ruvanques. — 1° Substitulion des impulsions aux déviations. — Si le faisceau calorifique n'agit que peu de temps sur la pile, celle-ci ne s'échaufe pas el l'aiguille revient au 0° dès que l'action cesse. 11 n'en est pas ainsi lorsque l'action duré. Ûr on était d'abord obligé de la faire durer jusqu'à ce que l'aiguille eût pris sa position d'équilibre finale. Melloni ayant remarqué que \impulsion initiale de l'aiguille est proportionnelle à \a déviation finale, on we substituer l'observation des impulsions à celle des déviahions. Geka pete JE

réduire chaque expérience à un instant.

? Table de graduation, — La graduation empirique du thermomultiplies. teur se cormposera donc d'une lable à trois colonnes, indiquant ln première les impulsions, la deuxième les déviations de l'aiguille et la troisième les quantités de chaleur correspondantes. On doit construire une table pour chaque instrument.

3" Cette graduation du galvanomètre peut, en outre, servir à la mesure de courants quelconques, puisque les indications du galvanomètre mesurent à la lois les intensités caloritiques et les intensités des courants.

1007. Pinces thermo-électriques. Aiguille thermo-électrique. — Un système de deux couples thermo-électriques ab, ab dis-

% posés en série (fig. 907) de manière qu'on puisse appliquer deux des soudures en regard du point dont on veut estimer la température, constitue une pince thermo-électrique. Un galvanomètre mesure l'intensité du courant produit; on pourrait aussi utiliser un électromètre el apprécier la force électromotrice. Si ce sont des couples bismuth-antimoine, le courant est proportionnel à la différence des tempéra-

Fig. 907. tures jusqu’à 1009 environ,

Dans l'aiguille thermo-électrique de Becquerel on oppose les couples et l'on obtient la température d'un point déterminé en faisant varier la température connue de l'autre soudure de façon à annuler tout courant.

En formant un couple platine platine-rhodié dont l'une des soudures est maintenue dans le foyer dont on veut évaluer la température, on peut, avec une précision très suffisante pour l'industrie, repérer des températures pouvant atteindre 4200 degrés el plus, C'est avec ces instruments que M. Lechatelier à établi son échelle des températures élevées.

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