CHAPITRE I STATIQUE DES GAZ
VRINCIPE D'ANCHIMÈDE ET AÉROSTATS.
159, Extension du principe d'Archimède au cas des gaz. — Tous les gaz en général, et l'atmosphère en particulier, étant pesants, exercent, comme les liquides en équilibre, des pressions normales sur les corps solides qui y sont immergés. Ces pres sions ont une résultante qui est déterminée, comme pour les liquides, par le principe d'Archimède, qu'on peut généraliser comme il suit :
Lorsqu'un corps solide est entièrement plongé dans un fluide pesant en équilibre, les pressions qui s'exercent à sa surface ont une résultante unique, égale et directement opposée au poids du volume fluide déplacé et appliquée au centre de gravité de ee volume,
On peut démontrer ce principe à priori pour les gaz, comme on l'a fait précédemment (158) pour les liquides, On peut aussi le vérifier expérimentalement à l'aide d'un petit appareil appelé baroscope.
160. Expérience du baroscope. — 1" Description. — Cet appareil consiste en une sorte de petite balance dont le fléau supporte, au lieu de plateaux, d'un côté une petite masse de plomb b, et de l'autre une sphère de cuivre creuse a, dont le volume est environ d'un demi-centimètre cube (fig. 167). On peut rêgler la distance de la masse b de manière que les deux corps se fassent équilibre, soit dans l'air, soit dans le vide.
2° Usages. — Cet instrument avait été inventé par Otto de Guericke pour mesurer, où tout au moins pour indiquer, les variations de la pression atmosphérique, 11 ne sert plus qu'à manifester l'existence de la poussée des gaz et à vérifier le principe d'Archimède, sous la forme suivante :
teurs, spécialement ermployés pour enregistrer, c'est-h-dire pour noter d'une manière continue, les variations incessantes de la pression alimosphérique en un eu donné.
1 C'est de là que lui vient son noi (dé 3ügss, pesanteur, el mr, examiner).