OSMOSE DES GAZ
passe pour l'effusion et pour la transpiration, phénomènes qui
nt uniquement dus à une inégalité de pression.
Dans le cas où l'osmose se produit pour un mélange de gaz,
acun d'eux passe à travers la cloison, et leur vitesse de passage araît être la même que si chacun d'eux était seul.
Des variations de température accompagnent l'osmose des gaz ; uand l'osmose se produit dans un seul sens, il y a élévation de mpérature du côté où le gaz pénètre dans leseptum, abaissement u côté par où il en sort. Lorsque deux gaz traversent simultané-
ent en sens inverse une même cloison, les variations de tempé-
ture sont réglées par le sens du courant du gaz qui possède la plus rande vitesse de passage.
4° Pénétration. — On appelle ainsi le passage des gaz à travers es corps tels que le caoutchouc qui n'ont pas de pores visibles, esmétiiux chauffés au rouge peuvent ainsi donner passage à cer- 'ns gaz ; Sainte-Claire Deville et Troost ont, par exemple, mis en videoce le passage de l'hydrogène à travers le platine et le fer hauffés au rouge. L'oxyde de carbone peut de même passer à ravers la fonte portée à une température suffisante; de là le danger ue présentent les poêles en fonte et la cause des accidents que l'on a uelquefois constatés dans les maisons où ce mode de chauffage est mployé. La combustion du charbon, en effet, lorsqu'elle est complète, et il en est souvent ainsi dans les poêles en fonte, donne aissance à de l'oxyde de carbone ; donc, lors même que le tirage stbon et qu'il n'y a, à aucun moment, refoulement des produits 6 la combustion dans la pièce chauffée, une certaine quantité 'oxyde de carbone peut passer par pénétration à travers les parois haudes du poêle, surtout si celles-ci sont portées au rouge. 142. Osmose à travers un septum mouillé. — Lorsque la embrane qui sépare les deux gaz est imbibée de liquide, les vitesses e passage ne sont plus en raison inverse de la racine carrée des ensilés ; le gaz qui, dans un temps donné, passe en quantité plus rande est celui qui est le plus soluble dans le liquide qui mouille membrane. Si une vessie, par exemple, dont les parois sont ien imbibées d'eau et qui contient de l'air, est placée dans une tmosphère d'acide carbonique, on la voit peu à peu augmenter de olume; l'analyse montre d'ailleurs qu'à l'intérieur, comme à l'exrieur de la vessie, la masse gazeuse est un mélange d'air et d'acide
carbonique. La même vessie, pleine d'acide carbonique et plat dans l'air, se dégonfle au contraire peu à peu, et l'on trouve encc de chaque côté de la membrane un mélange de ces deux gaz. L deux corps gazeux ont donc, dans chacun des cas, traversé simi tanément la cloison ; en outre, ,1'acide carbonique, dont la dans est plus forte que celle de l'air mais dont la solubilité dans l'e est supérieure à celles de l'oxygène et de l'azote, a passé, durant même temps, en plus grande quantité. C'est donc la solubilité ( paraît régler, en grande partie au moins, la valeur de la vitesse passage ; chacun des gaz se dissout dans le liquide qui imbibe face de la membrane avec laquelle il est en contact, passe, ] diffusion dans le liquide, sur la face opposée et abandonne alors: liquide parce qu'il se trouve en contact avec une atmosphère o' force élastique du gaz de même nature est nulle ou très faible. .
143. Osmose entre gaz et liquide à travers un septu — Les phénomènes d'osmose les plus intéressants pour le m' cin, à cause de leur analogie avec les échanges gazeux qui se p duisent dans la respiration, sont ceux qui prennent naissance travers un septum, entre un liquide et un gaz. Ces phénomèi sont malheureusement ceux qui ont été le moins étudiés enco
D'après Joulin, la dissolution d'un gaz dans un liquide dont il séparé par un septum est moins rapide que lorsque les deux ce sont directement en contact, mais elle paraît suivre, dans les del cas, les mêmes lois. Si un mélange de gaz existe d'un côté del cloison, chacun d'eux paraît de même se comporter comme était seul. Enfin, si le liquide situé d'un côté de la cloison conti un gaz en dissolution tandis que le gaz existant de l'autre côté identique ou non au gaz dissous, les échanges qui s'opèrent à ti vers le septum sont encore, à la rapidité près, de même nati que ceux que l'on observerait si la cloison poreuse n'existait pi mais on ne connaît pas encore les lois exactes par lesquelles ç phénomènes sont régis. i. ^