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ÉMISSION DES RADIATIONS

,t tandis que les radiations chimiques ultra-violettes sont dues les vibrations plus rapides et dont le nombre est de plus de 750 liions par seconde.

Il importe d'ajouter que, d'après la théorie aujourd'hui admise, propagation des mouvements vibratoires, causes des radiations, ferait" par les molécules d'un fluide particulier, l'éther, lequel isterait aussi bien dans les espaces interplanétaires que dans les les laissés entre elles par les molécules matérielles des corps. 307. Émission des radiations. — On peut dès lors conceir de la manière suivante l'émission des radiations. La chaleur, comme tous les agents physiques, étant un mode de lavement, les molécules matérielles de tout corps, considéré à e température supérieure au 0 absolu, sont animées de mouvejQts dont la nature est d'ailleurs inconnue encore. On conçoit e ces mouvements des molécules matérielles se communiquent X molécules d'éther environnantes, puis se propagent, par radiain, aux molécules d'éther extérieures au corps considéré. Lorsque la température s'élève, la force vive du mouvement ractéristique de la chaleur augmente incontestablement ; l'intené des radiations émises à l'extérieur doit augmenter par cela 'me, et c'est là une conséquence dont on peut constater l'exactile au moyen d'uu thermomètre ou d'une pile thermo-électrique icée à une distance invariable du corps.

Mais, en même temps, un autre phénomène apparaît. Que l'on roive, en effet, sur un prisme les radiations émises par le corps uffé et que l'on explore, au moyen d'une tranche de pile ermo-électrique, le spectre invisible obtenu, on constatera ainsi le l'intensité de chaque radiation d'une réfrangibilité donnée igmente à mesure que la température s'élève; mais, eu outre, iccroissement de température donne naissance à des radiations ; réfrangibilité croissante. Si la température s'accroît assez, les fliatioDS deviennent visibles et au spectre calorifique invisible ajoute un spectre lumineux, d'autant plus étendu, d'autant plus 'fflpletque la température du corps est plus élevée. Si l'expérience était poussée plus loin, un nouvel accroissent de température donnerait naissance aux radiations chimiques lus réfrangibles encore que les radiations violettes du spectre imineux.

542 OPTIQDE.

L'existence de radiations de plus en plus réfraogiblcs, mise e évidence par l'analyse spectrale comme nous venons de le dir est révélée aussi par l'aspect du corps observé directement av l'œil. Le corps chauffé apparaît, en effet, comme lumineux lorsq sa température est suffisamment élevée ; sa couleur est d'abo rouge sombre, puis son intensité lumineuse augmente en mêm temps que la couleur passe au blanc, au moment où, par le prism on constate l'existence de toutes les radiations sim.ples qui cons" tuent la lumière blanche du soleil.

308. Spectres d'émission. — Le spectre lumineux d'émissi ' peut être, suivant l'état du corps chauffé et porté à l'incandescen continu et complet, ou discontinu et n'être alors constitué que p un nombre plus ou moins restreint de radiations dont les indi de réfraction diffèrent de quantités finies.

Les corps solides et liquides incandescents donnent des spet très lumineux d'autant plus complets que la température est pli élevée, spectres toujours continus, sans aucune raie obscure aoal gueaux raies de Fraunhofer.

Les parties infra-rouges et ultra- violettes des spectres deo mêmes corps ne présentent de même aucune des solutions de co: tinuité qui existent dans les parties correspondantes du spect. solaire.

Au contraire, le spectre lumineux des gaz portés à l'incandescen. n'est constitué que par un plus ou moins grand nombre de raies br lantes, à bords souvent bien limités, et dont la couleur est toujo celle que l'on apercevrait, dans un spectre continu, dans la régi exactement correspondante à la place occupée par la raie con dérée. Les parties infra-rouge et ultra-violette dQ ces mô spectres sont, comme la partie lumineuse, discontinues et form' d'un nombre restreint de radiations calorifiques ou chimiques. .

Le nombre et la couleur, c'est-à-dire la position, des raies bn lantes qui constituent à elles seules la partie lumineuse du spect varient d'ailleurs avec la nature du gaz ou de 'la vapeur porté.; l'incandescence, et peuvent servir à caractériser ces corps.

La quantité de substance nécessaire pour que les raies brillaQi' caractéristiques soient visibles varie pour chaque subsianci mais elle est toujours très minime, quelquefois infinitésimale^ quelque sorte; aussi la dispersion constitue-t-elle un procé:

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