Cas d'un œil emmétrope, myope ou hypermétrope
-Le sujet étant placé à 5 mètres d'une échelle typographique, et l'un des yeux étant recouvert et exclu de la vision, on note l'acuité visuelle de l'œil découvert ; on sait que cette acuité se déduit des plus petits caractères que le sujet peut lire (§ 342).
Supposons d'abord que l'œil examiné ne soit pas affecté d'astigmatisme, Mt que nous apprendrons plus loin à reconnaître ; la distinction des états d'emmétropie, de myopie et d'hypermétropie, de même que la détermination du remotum, se fait alors d'après les considérations suivantes.
a. Si le sujet est emmétrope, la vision est nette à 5 mèt.; l'adjonction à l'œil d'un verre positif même faible augmentera l'effet réfringent de cet œil, c'est-à-dire le rendra myope ; en conséquence, l'acuité diminuera, et ce fait est caractéristique de l'emmétropie.
b. Lorsque l'œil examiné est myope, la vision est confuse pour la distance de 5 mèt. que l'on peut, sans grande erreur, regarder
c omme égale à l'infini ou 0 dioptrie, car elle est équivalente à
- = 0. 2 dioptrie. Si l'on place un verre divergent faible en avant
de la cornée, l'action de ce verre diminuera l'effet trop convergen de l'œil myope, le foyer principal postérieur du système dioptriqu constitué parle verre et l'œil se rapprochera de la rétine, et l'acui" augmentera, ce qui suffit pour ruractériser la myopie .
On constatera d'ailleurs, par la grandeur des caractères lus, un augmentation progressive d'acuité," lorsqu'on fera passer devan l'œil des verres négatifs progressivement croissants ; cette augmentation se produira jusqu'au moment où l'œil myope sera muni d verre exactement correcteur de l'anomalie qu'il présente, auque! cas il fera former sur sa rétine des images nettes des caractères d l'échelle. Si l'on substitue alors au verre actuellement devant l'œ' un verre négatif plus fort, la netteté des images rétiniennes se maintenue, grâce à l'intervention d'un effort convenable d'accom modation qui détruira une partie de l'effet divergent de la lentille, et l'acuité visuelle conservera la valeur maxima qu'elle a acquis avec le verre précédent.
Donc, la myopie est caractérisée par une vision confuse des objetf éloignés et par une augmentation d'acuité obtenue au moyen dd verres négatifs. Le degré de myopie est d'ailleurs donné par kl numéro du verre négatif le plus faible parmi ceux qui donnent i l'acuité sa valeur maxima.
c. Supposons que l'œil soumis à l'examen soit hypermétrope ek que son proximum soit réel, c'est-à-dire que l'accommodation ]m permette de réaliser la vision nette à l'infini.
Les caractères de l'échelle située à 6 mèt. sont vus nettemem par cet œil comme ils le seraient par un œil emmétrope. Mai l'état hypermétropique est caractérisé par ce fait que l'aouit visuelle ne diminue pas si l'on munit l'œil d'un verre positif faible: l'action de ce verre peut, en effet, être contre-balancée par un diminution de l'effort d'accommodation que l'œil hypermétrop était obligé de faire pour y voir nettement à l'infini. Il estéviden d'ailleurs que, grâce à une diminution progressive de l'effoi.d'accommodation, l'acuité conservera sa valeur primitive àmesuni qu'on augmentera le numéro du verre positif, jusqu'au momeffi où le muscle ciliaire sera complètement relâché.