LONGUEURS D'ONDE
forment évidemment à toute distance des points B' et S" ; leur diamètre étant d'ailleurs très faible, il est bon, pour les observer, de se servir d'une loupe que l'on place dans la région commune aux faisceaux réfléchis par chacun des miroirs.
428. Détermination de la longueur d'onde des mouvements vibratoires lumineux. — Ou démontre que, si l'on appelle d la distance du milieu 0 de la frange centrale au milieu D de la première frange brillaute suivante et w l'angle 8' OS", on a :
l^idsincù, (1) X étant la longueur d'onde à déterminer. Or il est possible de mesurer et w et par suite de calculer, au moyen de la relation précédente, la valeur de X.
429. Influence des radiations employées sur la largeur des franges. — Si, sans modifier la disposition expérimentale précédente, on emploie successivement, pour produire les phénomènes d'interférence des lumières monochromatiques de couleurs différentes, on observe que les franges, alternativement brillantes et obscures, qui se forment sur l'écran sont d'autant plus espacées et d'autant plus larges que la lumière employée est moins réfrangible.
Les radiations chimiques et calorifiques donnent lieu à des phénomènes analogues à ceux que l'on obtient avec les radiations lumineuses. Dans le cas des radiations chimiques, il suffit de remplacer l'écran par un papier sensible pour avoir une épreuve photographique des franges qui, avec les radiations ultra-violettes, sont plus serrées encore que les franges obtenues avec la lumière violette. Lorsqu'il s'agit des radiations calorifiques, on peut mettre en évidence les bandes froides et les bandes chaudes à l'aide du bolomètre de Langley; ces franges infra-rouges sont plus espacées que les franges rouges.
Puisque, toutes choses égales d'ailleurs, X est proportionnel à (i d'après la formule (1), la longueur d'onde des diverses lumières monocbromatiques augmente ou diminue, comme la largeur des franges correspondantes, suivant que la réfraogibilité de la lumière considérée est plus petite ou plus grande.
Remarquons encore que, si l'on représente par n le nombre de vibrations par seconde du mouvement vibratoire d'une lumière
dont la longueur d'onde est > cl par V la vilcsse de propagation de la lumière, on a :
/ = --, d ou : n=— »
relation qui permet de calculer n lorsque V et X ont été préalablement mesurés. ^ Le tabltau suivant contient les résultais auxquels un arrive eq calculant, comme nous venons de l'indiquer, les valeurs de 1 et de n pour les diverses radiations spectrales.
Nature des radiations
Longueur d'onde (),) en microns (ft) ou millièmes de millimètres
Raie
B (rouge) 0 (rouge).
D (jaune) .
E (vert)..
F (bleu) . .
G (violet) .
H (violet),
Nombre de vibrations par seconde