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DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ

Cette force serEi répulsive ou attractive suivant que les masses 'i et m' seroQt de mômes signes ou de signes contraires.

L'unité G. G. S. de masse étant trop petite pour les besoins •curants, on emploie une unité, dite pratique, le coulomb, qui

vaut 3.10^ unités 0. G. S.

538. Distribution de l'électricité sur les corps conducteurs. — Lorsqu'un corps conducteur est électrisé, l'électricité n'existe qu'à la surface du corps. On peut vérifier ce fait au moyen de la balance de Coulomb et du plan d'épreuve ou disque de clinquant, supporté par une tige isolante, avec lequel on recouvre un point de la surface du conducteur et qui se charge de la quantité d'électricité qui existait sur l'élément de surface recouvert. Lorsque le plan est introduit aux lieu et place de la sphère m dans la balance, on constate qu'il est ou n'est pas électrisé, suivant qu'il a été mis en contact avec un point de la surface extérieure ou un point de la surface intérieure du conducteur.

Il en est encore ainsi lorsque le conducteur est discontinu, comme c'est le cas, par exemple, pour une cage métallique.

L'angle de torsion *du fil, lorsque la sphère n (fig. 328), préalablement chargée d'une quantité fixe d'électricité, est en équilibre, permet, en outre, de calculer la charge du plan d'épreuve ou, ce qui revient au môme, celle de l'élément de surface du conducteur que le plan d'épreuve a recouvert. En touchant successivement divers points du corps électrisé, on peut donc déterminer, par ce procédé, la répartition de l'électricité à la surface extérieure du conducteur.

On trouve ainsi que l'électi'icité est uniformément répartie sur une sphère conductrice isolée et éloignée de tout corps conducteur. Si le corps électrisé a une forme différente de celle de la sphère, la répartition de l'électricité n'est plus uniforme ; d'une manière générale, l'électricité s'accumule en quantité d'autant plus grande en une région que la courbure y est plus accusée.

Ces résultats d'expérience sont conformes à ceux auxquels on arrive par le calcul, en regardant l'électricilé comme constituée par un fluide dont les molécules s'attirent ou se repoussent suivant les lois établies plus haut.

539. Distribution de l'électricité dans les corps mauvais conducteurs. — Dans ces corps, l'électricité n'existe pas

seulement à la surface, mais pénètre à l'intérieur. Si, en effet, od électrise un mauvais conducteur A par un contact prolongé avec un conducteur électrisé B, puis que l'on supprime le contact et que l'on décharge le corps A en faisant communiquer les divers poiois de sa surface avec le sol, l'électricité reparaît après un certain temps à la surface de ce corps.

Les corps mauvais conducteurs, ou diélectriques, se distinguent donc des bons conducteurs ou anélectriques, non seulement par la résistance qu'ils opposent au déplacement de l'électricité, mais encore par la distribution de cette électricité, qui pénètre dans l'intérieur des diélectriques, tandis qu'elle n'existe qu'à la surface:^,des conducteurs. Ce dernier fait apparaît dès lors comme une conséquence de la facilité de déplacement de l'électricité sur un corps conducteur et de la répulsion des particules du fluide électrique, répulsion qui amène ces particules à se distribuer de telle sorte que leur distance réciproque soit la plus grande possible.

540. Densité électrique. Force électrique. Pression électrostatique. — On appelle densité électrique en un point d'un conducteur la charge électrique de l'unité de surface considérée autour de ce point.

La force électrique en un point d'un conducteur est la résultante des actions qu'exerceraient, sur Vunité de quantité d'électricité positive située en ce point, toutes les masses électriques comprises dans tous les éléments de surface des corps électrisés existant autour de ce point. On démontre, par des considérations dans lesquelles nous ne pouvons entrer ici, que si d est la densité électrique en un point quelconque d'un conducteur en équilibre,ji|( la force électrique, définie comme nous venons de le faire, est eiul[ ce point égale à And.

Cette force électrique est éridemment, en tout point d'un COWÊ^ ducteur électrisé et en équilibre, normale à la surface de celui-CMj et dirigée vers l'extérieur. Si, en effet, cette double conditioM|j n'était pas remplie, l'électricité devrait pénétrer à l'intérieur àrm^ corps, ce qui n'arrive jamais, ou se déplacer à la surface, ce quii est contraire à l'état d'équilibre que nous avons supposé exister.

On appelle pression électrostatique sur un élément de surface; d'un conducteur électrisé la résultante des actions qu'exerceoU

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