MESURE DES INTENSITÉS
rant passe dans deux bol)iiic3 H et H' que l'on peut rapprocher plus ou moins de l'aiguille aimantée, de manière à faire varier la sensibilité de l'instrument. .Ivec deux couples de bobines, les unes à fil fin, les autres à gros fil, ce galvanomètre peut être utilisé dans tous les cas.
On a construit des galvanomètres dans lesquels l'aiguille aimantée des instruments précédents est remplacée par un aimant fixe ; la partie mobile est alors le cadre destiné à l'enroulement du fil traversé par le courant, cadre à l'intérieur duquel se trouve un cylindre de fer doux. Tel est le galvanomètre Deprez-d'Arsonval ; l'instrument est apériodique, et la déviation du cadre est mesurée avec exactitude grâce à un miroir dont est muni le fil auquel le cadre est suspendu.
604. Ampèremètres. — On appelle ainsi les galvanomètres pourvus d'une graduution telle qu'une simple lecture fait connaître
en ampères, ou fractions d'ampères, l'intensité du courant qui traverse l'instrument.
Les milliampèremètres destinés aux usages médicaux sont à aiguille aimantée mobile et à cadre fixe, ou à cadre mobile et à aimant fixe. La figure 369 représente un instrument de cette dernière catégorie dans lequel l'extrémité de l'index, fixé au cadre mobile, est seule visible ainsi que la graduation en milliampères sur laquelle l'index se déplace.
605. Shunt. — Il peut arriver que l'intensité à mesurer soit supérieure aux indications que peut fournir le galvanomètre dont
on dispose. On peut cependant se servir encore, dans ce cas, de l'instrument eu le munissant d'un shunt.
Le principe du shunt est le suivant. Soit R la résistance du galvanomètre, mesurée comme il sera R
dit plus bas, et - la résistance d'un
fil A que l'on intercale entre les deux bornes de l'instrument, de telle sorte que le courant à mesurer, d'intensité I, se divise en deux courants dérivés, l'un d'intensité h qui passe dans le galvanomètre et lautre d'intensité ù qui suit le fil A. D'après les formules du paragraphe 571, on aura :
—* = — =-, d'où : ù = 9ii ; R 9' - 1'
comme d'ailleurs I = + 4, on a :^
L'intensité t'i du courant qui traverse le galvanomètre est donc, grâce au shunt, égale à — seulement de celle du courant principal.
Si la résistance du fil A avait été égale à ggi ggg--^ l'itilensité
Fiç. 310. — Shuut.
..de celle
du courant à travers le galvanomètre eût été ^^^q.
du courant principal.
Un shunt (fig. 370) est la réunion de fils dont la résistance est
é'^aleà i, — , — de celle du galvanomètre. Ces fils sont conte- ° 9 99 999 nus dans un cylindre, où ils sont noyés dans la paraffine, et les