Travail effectué pendant la locomotion. — Le
travail total effectué pendant la locomotion se compose de plusieurs parties qui doivent être considérées et calculées séparément, car leur évaluation, en raison môme de la diversité de leur nature, doit être faite par des méthodes différentes.
Pendant la locomotion, en effet, le centre de gravité est périodiquement élevé à une certaine hauteur, puis abaissé à son niveau primitif, ainsi que nous l'avons dit ci-dessus. Ces mouvements d'élévation et d'abaissement correspondent, le premier à un travail positif, le second à un travail négatif qui, au point de vue physiologique, doit être ajouté au premier si, comme nous allons le voir, nos muscles s'opposent au mouvement en chute libre du centre de gravité pendant la descente.
Le corps est, en outre, animé suivant l'borizontale d'une vitesse variable, ce qui entraîne des variations correspondantes de la force vive du corps, variations qui équivalent à un travail effectué.
Enfin, les mouvements des membres inférieurs, aidés sans doute par la pesanteur, sont cependant réglés parla contraction des muscles; ceux-ci travaillent donc pour produire ces mouvements.
MÉGANIQUE ANIMALE. '
a. Pour chaque sujet, le travail relatif à l'ascension verticale di centre de gravité est égal au produit du poids du corps par lahaii, leur, mesurée comme nous l'avons dit précédemment, à laquelli< le centre de gravité est élevé. Nous effectuons, en outre, uu travail négatif lorsque le centre de gravité s'abaisse, car cet abaiss: sèment n'est pas une chute libre. La trajectoire chronophotogra« phique du sommet de la tête, en effet, est une courbe sinussoïdalil qui permet de constater que la vitesse, à la descente, va progrès^ sivement en diminuant et devient nulle aux points les plus bas di la trajectoire. Marey admet qu'il en est ainsi pour la vitesse du cent trede gravité; nos muscles résistent donc à la chute libre de point, de même qu'ils lui communiquent sa vitesse ascendante^ Dans l'une et l'autre phase du mouvement, ces muscles effectuer: un travail et ces deux travaux, qui s'ajoutent au point de vuiy physiologique, sont égaux entre eux puisque le centre de gravitt^ arrive sans vitesse au point le plus bas de sa course (§ 43).
Le travail total relatif aux déplacements du centre de gravité esi donc égal au double du produit du poids du corps par l'élévation verticale de ce point. Marey a trouvé que ce travail, sur un sujei du poids de 75 Idlogr., est de 6.2 kilogrammètres par demi-pasc'est-à-dire pour une élévation et un abaissement successifs dil centre de gravité, dans la marche lente.
b. Le travail suivant l'horizontale résulte des variations d]l( vitesse du centre de gravité suivant cette direction, variations quji les images chronophotographiques du marcheur permettent d^l calculer. P
Ces images, qui sont prises à des intervalles de temps égauxii montrent (Bg. 34) que les distances qui séparent deux images conif: sécutives d'un même point du corps (sommet du membre inférieu) par exemple, point voisin du centre de gravité) sont inégales ; li! corps se déplace donc avec des vitesses inégales dans ladirection du chemin parcouru. Ces vitesses peuvent d'ailleurs être évaluées^ pour un moment quelconque du mouvement, en projetant sua l'horizontale les positions successives du point considéré et mesui rant alors les intervalles qui les séparent. !
Soient v et v' les valeurs périodiques maxima et minima de Hi vitesse suivant l'horizontale. Lorsque la vitesse augmente de v' à ni il y a évidemment production d'un travail moteur égal à la demiiï