POIDS DU CORPS HUMAIN
En outre, dans beaucoup d'états chroniques, dans la tuberculose en particulier, lorsque la marche de la maladie est leote, des pesées périodiques donnent de précieux renseignements sur l'état général du malade.
L'utilité des pesées est plus grande encore lorsqu'il s'agit des nouveau-nés. Dans ce cas, en effet, les éléments d'appréciation de l'état de santé du petit être sont peu nombreux et la détermination du poids du corps fournit, à ce sujet, de précieuses indications. L'observation a montré que, du premier au cinquième mois après la naissance, le poids d'un enfant en bonne santé augmente en moyenne de 150 à 160 grammes par semaine; à partir de cette époque, l'augmentation de poids est moins rapide et sa valeur moyenne par semaine, du sixième au quinzième mois, n'est plus que de 80 à 90 grammes. Tous résultats qui s'écartent sensiblement des moyennes que nous venons d'indiquer dénotent uu certain état de souffrance dont il y a lieu, pour le médecin, de rechercher la cause. Les instruments destinés à la détermination du poids des nouveau-nés sont d'ailleurs nombreux ; les balances, les bascules, les dynamomètres, ont été utilisés à cet effet.
La détermination du poids du corps serait encore utile dans d'autres circonstances. Les médecins sont à peu près unanimes pour reprocher à l'École d'exercer une influence néfaste à divers points de vue sur le développement des enfants et des adolescents, mais les afiarmatious ne sont pas toujours basées sur des données bien précises. Les pesées périodiques des écoliers, effectuées concurremment avec des mesures relatives à la circonférence tboracique, à la capacité vitale, à la force musculaire, etc., constitueraient un ensemble d'éléments d'appréciation par lesquels on pourrait déterminer les rapports à établir entre les heures de
1 travail et de récréation, les meilleurs exercices corporels à faire
I exécuter, etc.
Imbekt. - Physique médicale.
PESANTEUR