BAROMÈTRES
v.r un ruo-ceau de peau de chamois, peut être soulevé ou abaissé ^u moyrd'L vis qui traverse un métallique protecteur
-e manchon, qui ne s'élève pas jusqu'au niveau ® lu mercure de la cuvette, est réuni par des naes minces au manchon, également métallijue, qui protège le tube. La base inférieure " largie de ce dernier manchon est munie d'une ige d'ivoire; le 0 de la graduation linéaire dont st muni lebaromètre est au niveau de la pointe Dférieure de cette tige, de telle sorte que, au ornent d'une observation, on doit commencer par abaisser ou élever la peau de chamois jusqu'à amener le niveau du mercure en contact avec la pointe d'ivoire. Le numéro de la graduation, déterminée au moyen d'un veroierdont instrument est muni, en face de laquelle se trouve le niveau du mercure dans le tube, fait connaître la hauteur barométrique.
Le nombre ainsi trouvé dépend non seulement de la valeur de la pression atmosphérique, mais encore de la température, dont l'effet de dilatation, sur le mercure et sur le corps verre ou métal) qui porte la graduation, est de faire varier la densité du liquide et les longueurs des divisions inscrites. Aussi est-il nécessaire, pour rendre comparables entre elles diverses mesures de pression atmosphérique, de ramener chaque fois les indications du baromètre à ce qu'elles seraient si le liquide et l'échelle de 'instrument étaient à la température de 0". Ces corrections se font au moyen de formules que l'on établit à la suite de l'étude de la dilatation des corps par la chaleur.
Les baromètres enregistreurs diffèrent entre eux soit par la nature du corps (liquide ou caisse métallique à parois mince?) sur lequel se font sentir les effets de la pression atmosphérique, soit par la disposition du baromètre proprement dit (baromètre à siphon, baromètre balance, etc.), soit par le procédé employé pour enregistrer les variations de la pression (enregistrement par levier
Fig. 90. — Baromètra de Fortin.
PESANTEUR
inscnpteur, enregislrement photograpbique, etc.). La fi'^ure 91 représente le baromètre iuscripteur de Richard constitué par une caisse métallique à parois minces et ondulées dans laquelle on a
Fig. 91. — Baromètre enregistreur de Richard.
fait le vide, ce qui lui permet de se déformer plus facilement sous linUuence des variations qui surviennent dans la pression atmosphérique. Cette caisse de baromètre anéroïde est réunie, par une série d'articulations, à un long levier amplificateur des mouvements, dont la pointe, munie d'une encre spéciale, se déplace sur une feuille de papier fixée sur un cylindre auquel un mouvement d horlogerie fait faire un tour complet en une semaine.
128. Rôle de la pression atmosphérique dans l'économie animale, — Nous avons vu que, pour une pression atmosphérique de 76'^^ de mercure, toute surface de 1 décim. carré, considérée au niveau de la mer, supporte de la part de l'atmosphère une pression de 103kg.3 La surface extérieure du corps humain étant d'environ l°^q.5, la pression totale que l'atmosphère exerce sur nous est donc d'environ lOSi^^^Sx 150 = 15495^^:, et il y a lieu d'expliquer comment il se fait que nous ne soyons pas écrasés sous cette
me jue
ROLE DE LK PRESSION ATMOSPHÉRIQUE. 239 ,rme pression. Cela tient à ce que la pression atmosphérique transmise, par la respiration, au sang et auK liquides qui bai- ,ent nos tissus, de telle sorte qu'en chaque point de 1 intérieur du M-Dselle agit en sens inverse de la pression transmise directe- .nt de l'extérieur à travers les tissus. C'est pour la même raison '.des animaux peuvent vivre dans la mer à des profondeurs „sidérables où ils sont soumis non seulement a la pression miosphérique, transmise par le liquide qui les entoure, mais Qcore au poids énorme de la colonne d'eau qui s'élève au-dessus eux; pénétrés qu'ils sont par l'eau de mer, leur corps est en effet oumis en chacun de ses points à des forces égales et contraires, une venant directement delà pression qui s'exerce sur leurs téguents externes, l'autre transmise en chaque point de l'intérieur ar l'eau qui les pénètre et les liquides qui baignent leurs tissus. Il n'en est plus de même si l'intérieur du corps n'est pas en communication avec le fluide ambiant, ou si la pression extérieure subit des variations brusques, ce qui est le cas du scaphandrier qui descend à une certaine profondeur sous l'eau, de l'aéronaute dont le ballon s'élève trop rapidement et de l'animal qui est amené, dans un temps très court, du fond à la surface de la mer.
Dans le premier cas, la pression à l'extérieur du corps est mesurée par la pression atmosphérique , transmise par l'eau , augmentée du poids de la colonne d'eau qui s'élève au-dessus du scaphandrier, tandis qu'à l'intérieur ce serait la pression atmophérique qui s'exercerait seule si le vêtement clos qui entoure le corps était simplement mis en communication par un tube avec l'atmosphère. Pour égaliser les pressions intérieures et extérieures, il est nécessaire d'envoyer au scaphandrier de l'air sous une pression convenable. Remarquons toutefois que l'égalité de pression ainsi rétablie, il ne s'ensuit pas que les nouvelles conditions de vie qui en résultent soient normales ; en effet, l'air inspiré étant à une pression supérieure à la pression atmosphérique, ce gaz se dissout dans le sang en quantités plus grandes, comme nous le dirons plus loin, et cette présence d'un excès de gaz dans le liquide sanguin, utilisée quelquefois comme procédé thérapeutique, entraîne des inconvénients, si ces conditions anormales de l'existence ont une durée prolongée. L'aéronaute qui s'élève brusquement dans l'air et l'animal
PESANTEUR-
amené rapidement du fond de la mer à la surface se trouvent au' soumis a des différences de pression extérieure et intérieure ] pression du fluide ambiant n'est, en effet, transmise à l'iatérie du corps que par l'intermédiaire de liquides, et cette transmi«i. n'est pas instantanée; si la diminution de pression extérieure a Ji, dans un temps plus court que celui qui est nécessaire à cette trao mission, le corps sera dès lors soumis à des pressions intérieure extérieure inégales. O^est à cette inégalité de pression qu'il fa attribuer la rupture des capillaires superficiels, les hémorrhagies c poumon, du nez, des lèvres que l'on observe dans ces conditions Ajoutons qu'en dehors de l'inconvénient mécanique qui peî résulter de l'existence de pressions inégales à l'intérieur et à l'exU rieur du corps, il y a lieu de considérer la formation possibl d'embolies gazeuses dans les capillaires, comme nous l'avons d plus haut (§ 120).
Malgré l'égalité des forces qui agissent, dans les condition normales de la vie, à l'intérieur et à l'extérieur du corps, l'exis tence de la pression atmosphérique a pour conséquence une éco nomie de notre force musculaire. Nos articulations, en effet, sod des cavités closes dans lesquelles l'air n'entre pas ; le membre'infé rieur, par exemple, est donc soumis sur sa surface externe à 1; pression atmosphérique et sur sa surface articulaire coxo-fémoraie à la très faible pression résultant de la tension de vapeur di liquide intra-articulaire, la synovie. La résultante de ces force; est en somme verticale, dirigée de bas en haut et supérieure ai poids du corps, car si l'on coupe successivement les muscles qui, réunissent la cuisse au bassin, les ligaments externes de l'articu-; lation coxo-fémorale et même le ligament rond situé à l'intérieur de celle-ci, la tête du fémur n'abandonne pas la cavité cotyloïde; pour que la cuisse tombe sous l'action de la pesanteur, il faut ouvrir la cavité articulaire afin d'y permettre l'accès de l'air. Dans les mouvements que nous donnons au membre inférieur, nos muscles n'ont donc pas à faire équilibre au poids du membre et leur force de contraction est presque toute entière employée à lU production de travail utile. 1
La pression atmosphérique détermine, d'autre part, la voussure, à concavité tournée vers l'abdomen, du diaphragme au repos; cette pression se transmet, en effet, par les parois molles de