‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 31 sur 96 · DE L'HYGROMÉTRIE · texte numérisé non relu

DE L'HYGROMÉTRIE

824. Vkygromèirie est la ptrtie de U physique dans laquelle oo recherche les différens degrés d'ImmidUi de Pair. Les instrumens employés à cet effet sont appelés hygromètres on hyyroscopes.

Dans les temps où Tair parait le plus sec, il renferme beaucoup de vapeur. Pour rendre celle-ci manifeste, on n^a qn^à placer dans Tair un Tase rempli d^un mélange réfrigérant , en quelques minutes la vapeur se déposera à Tétat de glace sur les parois du rase : un verre rempli d*eau froide la précipiterait à Tétat liquide.

226. Voyons comment on détermine les quantités de vapeur que contient l'air dans différentes circonstances. Dans le cas de la saturation complète , la table des tensions de la vapeur d^eau suffirait pour les trouver. Supposons, par exemple, que la température soit de 11», diaprés la table ( p. 88) , la force élastique de la vapeur à cette température est 0™ , 010 ; un litre d'air à cette dernière pression pèserait 10/760 ou 1/70 de 1 S , 220 poids d'un litre Ni^air sous la pression » , 760 et à zéro ou Os , 017. Hais la densité de la vapeur d'eau à égalité de pression n^est que les 10/16 de celle de l'air; il faudrait donc réduire ce poids dans le rapport 10/16 , ce qui donnerait Os , 0106. Il faut encore ramener le poids de l'air à la température de Texpérience , c^est-à-dire diviser ls,200 par le nombre 1 -|- 0,00376 X t; , 00375 étant le coefficient de dilatation des gas, et t la température de l'air.

226. On peut toujours par des expériences directes , déterminer la quantité absolue de vapeur contenue dans Tair pris sous un volume donné, quel que soit le degré de saturation. Pour cela on met ce fluide en contact avec un poids connu de chlorure de calcium , de chaux ou de, toute autre matière très avide d'eau. Ce procédé bst susceptible d'une assex grande précision. Nous verrons d'ailleurs qu'avec la connaissance du degré de l'hygromètre et du thermomètre on parvient an même résultat.

Toutes les substances exposées à l'air libre varient dans leurs dimensions et dans leurs poids : ainsi, les cordes à boyaux employées dans les in-

strumens de musique changent de tension et de tas ; le papier, le parchemin perdent leur élasticité; les barbes de certaines graminées , les cheveux lessivés , éprouvent des changemens considérables j le verre lui-même augmente de poids d'une maniôe bien sensible, comme Fontana et H. Gay-Losstc l'ont constaté. Ces divers corps peuvent lerriri la construction des hygromètres. Nous décriroasavec détails l'hygromètre de Saussure , qui est le pins employé de tous les instrumens de ce genre.

227. La partie principale de rhygromèlre de Saussure est un cheveu ; mais le cheveu dans Pètat naturel est recouvert d'une matière grasse. Soumis dans cet état à l'action de l'humidité, il éprouTe des variations inrégulières ; il faut donc le préparer. Après avoir fait dioix des cheveux les plus doox, on en forme un paquet de la grosseur d'un tuyia de plume ; on les tient pendant vingt à trente minutes dans de l'eau bouillante contenant un centième de carbonate de soude ; ils sont ensuite lavés et séchés. Us doivent être doux, tnnsparens, brillans. La dilatation des cheveux bien prépsrés est de 1/60 en longueur depuis la sécheresse extrême jusqu'à l'humidité extrême , tandis que ceox qui n'ont pas été dépouillés de leur matière grasse ne se dilatent que de 1/200.

Le cheveu ainsi préparé est fixé à sa partie supérieure par le moyen d'une pince d {fy, 126 Mv )i et roulé à la partie inférieure autour d'une poulie; à cette poulie est attachée une aiguille dont les mouvemens sont mesurés sur un cercle gradué oi. Il est tenu vertical par un contrepoids g de 16 centigrammes environ , suspendu à un fil de soie enroulé sur le même cylindre; quand par l'absorption d'une petite quantité d'eau de l'air , le cheveu s'allonge , le contre-poids fiait tourner le cylindre et par suite marcher l'aiguille; au moyen de cette disposition, une variation très petite dans la longueur du cheveu devient sensible par le mouTement beaucoup plus considérable qu'elle occasione l'aiguille.

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