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La dépression est indiquée dans cette table peur les divers diamètres que les tubes de baromMra peuvent avoir depuis deux jusqu'à vingt millimètres. Quand on observe la hauteur d'un baromètre, il fiiut ajouter à la hauteur la dépression qui correspond au diamètre du tube.
Du Baromètre à eiphon.
272. Le baromètre à siphon, ainsi nommé à cause de sa forme, n'a pas de cuvette, ou plutôt le tube lui-même en tient lieu ; il est recourbé por le bas en (7(/E9 162), et formé par conséquent de deui branches C Aei CB,Vour obtenir cette dispositîi^n, on prend un tube, le plus cylindrique possible, fermé par un bout et ouvert par l'autre. On lut donne la forme d'un siphon en le courbant à la kmpe d'ématllenr, et l'on fait en sorte que Textrémité ouverte appartienne à la branche la plus courte , l'autre branche ayant plus de 28 pouces. Gela posé, si B est le point où le mercure monte dans la branche fermée, et A celui oit U se tient dans la branche ouverte , la différence A 8 des niveaux de ces deux colonnes de mercure est la hauteur barométrique. La longueur de cotte colonne de mercure ne peut se mesurer qu'au moyeu d'une échelle que l'on fait mouvoir paraUèlement à fa branche Ç B, de manière à amener le léro des divisions an niveau de Textrémîté A de la colonne do la plus courte branche.
Le baromètre à siphon a surtout cet avantage sur le baromètre à cuvette, d'être indépendant de l'action capillaire ; car les deux branches ayant sensiblement le même diamètre intérieur, puisque le tube rectiligne dont on les a formées a été choisi aussi cylindrique que possible , et que de plus lu eourte branche a été prise sur la partie supérieure de la plus grande branche, les tendances à la dépression sont donc égales de part et d'autre, et se contro-balançent mutuellement. Kais il a un inconvénient, c'est d'être moins sensible que le baromètre à cuvette , puisque la variation du niveau dans l'une deë branches n'est que la moitié de ce qu'elle est dans cet autre instrument.
Pour rendre portatif le baromètre à siphon , on avait adapté un robinet à la branche ouverte. L'inconvénient de cette dis))osition est de salir le mercure , par lu matière grasse nécessaire au jeu du robinet. H. Gay-Liissac a évité l'emploi d^m robinet
BARMiTRÏ A GADRAll.
cl conséqnemmeiit d^une mntière grasse de la manière suÎTante : il réunit les dcnx branches A B M. E Cdn baromètre {fig, 163) par un tube B C d^un diamètre beaucoup plus petit ( 1 à 2 millimètres ). La courte branche fermée i sa partie supérieure est percée latéralement d^une ouverture capillaire E en forme d^eotonnoir. Cette ouverture , suffisante pour permettre à la pression atmosphérique de «^exercer , est trop petite pour laisser échapper le mercure quand on renverse le baromètre (fig» 164). On met Tinstrument dans cette position quand on le veut transporter d^un lieu dans un autre j s^il sUntroduit une petite quantité d^air dans le tube capillaire /7 C />, comme le montre la fig, 166, eet air est chassé par le mercure, quand on remçt Tinstrument dans sa position naturelle {fig. 163). K. Gay-Lussac et M. Descotils se sont servis d^un instrument de ce genre dans plusieurs voyages, sans qu^il ait paru s^altérer. Cependant quelques physiciens se sont aperçu qu^au bout d^un certain temps il s^introduit de Tair dans le haut de la plus grande branche. Pour remédier à cet inconvénient, n. Bunten, artiste distingué de Paris, a sondé dasw la grande branche un tube effilé, comme l'Indique la fig, 166 : Tair ae loge alors dans Tespaoe m K, d^oû il est toujours possible de le faire sortir en secouant Tinstrument ; d*atllaars la présence de ce fluide en m , pourvu que la colonne métallique ne soit pas divisée , n^a pas d^influenee sur la hauteur du mercure. Il est vrai que cette dernière disposition rend très difficile la eonstmction du nouveau baromètre. L'ifistrument peut être renfermé dans un étui en métal, fendu dans une partie de sa longueur, sur lequel est tracée Téchelle, ou bien même dans une canne. ■
Du Baromètre à cadran,
273. Le baromètre k cadran ( fig. 167 ) ne diffère du baromètre à siphon dont nous venons de parler, fftren ce que, au-dessus de Torifiee de la plus courte branche, se trouve une petite ponlie A^ parfaitement mobile, et dont le centre est fixé à celui d*un cadran derrière lequel est attaché le baroanètre. Cette poulie correspond à «ne aiguille destinée à parcourir les divisions du cadran ; sur la ciroenférence de cette poulie est enveloppé nn fil, aux extrémités duquel sont sfispendnsdeus petits poids p et p', dont Tun pénètre dans l'intérieur du tube, et dont Tautre est libre au dehors. Le poids extérieur p' équilibre le poids p, et le système de ces deux poids, parTaitement mobile aut<iur de la poulie A, est tel que le poids p ne fait que poser sur la surface du mercure , sans jamais le déprimer en .aucune manière.
Diaprés cette disposition, il est clair que quand le mercure s'abaisse /lans la branche ouverte et s'élève dans Tautre, c'est-à-dire quand ratmotphère augmente en pesanteur , le poids p doit descendre
avec le mercure^ etrextrémitédefaigunie occuper la partie supérieure du cadran. ÏÏansle cas eontnin, le poids j9 doit monter avec fui, et fiiguînesephoer dans la partie Inférieure du cadran : enfin, qnaaâle mercure sera à une hauteur moyenne , riigoine prendra une position intermédiaire. Cooibm pir une longue suite d'observations on a remarqué que, lorsque le mercure monte ou descend danslebtr»mètre, c'est ordinairement un signe de beu oo de iiauvaia temps, on a marqué mauvais teapi le point le moins élevé du cadran , baaa temps k point le plus élevé , et variable le point intomédiaira.
Avant d^observer ce baromètre, il est bon de le frapper doucement, pour vaincra le frotteneat des différentes parties. Quoi qu'il en loit, ce bi* romètrc ne doit pas être employé dans les olMcnitions qni exigent une grande exactitude.
274. On a reconnu que la hauteur la pluscommane du baromètre au niveau de TOcéan, lonqoe le temps est calme, est 0*", 7629, ou 28 pouces eori* ron; c'est cette hauteur que Ton a choisie pour U hauteur moyenne. Kais il n^en est pas de même quand le temps est agité et voisin de la tempête : h hauteur du baromètre éprouve alors des Tariations continuelles.
275. Il ne nous reste plus maintenant qa'k taire connaître la manière dont on rassemble cooipantivement de longues suites d'observations slIrhna^ che du baromètre. Le tracé graphiqueilt le procédé le plus commode. On se sert pour cela d'usé biode de papier, au milieu de laquelle olitraoe nae ligne droite A B { fig. IBS Hê) qm hk traverse fToa bmit à rautre:on la divise en un oertain ooabnde parties égales, destinées à représenlerdeijoan; par tes points des divisions, on élève des popendiculaires prolongées au-itessiD et M^dessoasdeeette droite, parallèlement à cUcs-nénes, etdesden cétés de cette ligne on en trace phnienis aatret i des distances égales.
Gela fait , lonqu'on a observé le barométoe m certain jour, si la hauteur est moyenne, o^eft-i-di"^ 0ns70e, on marque le point A de la Iigaeprincfpil« qui correspond à ee joer-lfc. fti eHe est plos haute, par exemple d'un Millimètre, oo moiite i lapn* mière parallèle an-dessos de ^ IT ; si die est moindre, on redescend à la parallèle qui lui correspond au-dessous de cette même ligne. On porte ainsi les observations de tous les jours suocessifti chacun nu rang et à la hauteur qui lui eonricaneot: par tous les points A, h, e, d,ê... on trace la Hgne brisée Ahe dé... Cette ligne, par ses dÎTerses sinuosités, représente fidèlement TéUtdobaroiièlrt dans les époques succcssivea auxquelles 9û à f^ serve. C'est par Pinspection d'un pareil tableau qne l'on voit que dans un grand nombre de cas, lonqoe le baromètre a baissé , il est toeabé de b pluie ; et qu'au contraire , lorsqu'il s'est élevé, le temps ^^ devenu serein. On aperçoit cependant parinierrali^ des exceptions à cette règle; mais elles soot nres.
BA&OViTlUI B'AlfOlITOllS.
Cesi «aoore par det obscrfatioDs de oe gei|re qu'op a recoonu que le baroinètre, maljjré toute rirrégularité de fa nwrdie , est oepeud^nt «ouniis i nue came qui le fait ipooter et deacendre përiodiquenent à eertainea heures du jour. Ainsi cet instru» ment atteint son maiiniam de houteur vers oeuf heures du matin, après quoi il descend jusque vers quatre heures du soir , où il atteint son «lininum àc hauteur. Puis U recommence à monter jusque Tersonae heures du soir, où il atteint de nouveau son maximum. Enauiie il redescend jusque vers quatre heures du matin , où il atteint encore sqp inioimum pour revenir à son maximum de hauteur vers neuf heures , et ainsi de suite; ce qui r^ulte particulièrement d^obaerrations faites en Amérique par I. de Hnmboldt, et en France par M, lUmoud. Cette marche régulière est souvent troublée en Europe, on Tétat de Tatmosphère est très variable; maisaons les tropiques la période est beaucoup pins constante, et à tel point que , diaprés M. de Hnmboldt, le beromètre pourrait servir à indiquer Theore da jour.
On observe quW Surope le masimum du m4|;i|i a lieu vers neuf heures en hiver et i huit heurep e^ été.
Pour des observations sur les Tariations dans un oiéiae lieu,, le baromètre incliné est fortcopunode. La hauteur du mercure dans ce baromètre éltant à k hauteur du bafonètre vertioal comme 1 1 pos Icf, les variations seront aussi plus grandes dans le néam rapport (/S9. 100}
Hons citerofis quelques putres baromètres, non à esDse de leur utilité , mais parce quUU sont une application des principes que nous stous vus dans les Préliminaires.
Z9ê. le kanmèirm ^Jmumêênê consiste en «n tabe conique , de 90 pouees enrinm (fy. 108 <sr ), Le meretne s'y soutient à la même hauteur à peu piésque dans le baromètra ordinaire. Si la- pression ataospbé&iqoe augmente, la colonne s'élèwe et l'allonge. Si cette pression diminue, la colonne baisse ei seraooouteit. L*aotion capillaire^ produisaot an effai variable avec b diflérenoe des diamètresaiei n, est fasi difficile à estimer. On rendrait celle aetâen constante en donnant an baromètre la Isnae de la ^. 167 bit; le seul avantage de cet Jartniawait serait de donner des variations de bantsar plue grandes que dans le baromètre ordinaire } nais il anrait le grand ineonvénieni de se diviser par rintredootton de Tair. Si d représente le dia* Biitre du petit tube, D celui du grand, s k variatisadu nivean du mcfcare dans le petit tube, jf la vwiatien réelle du baroasètse, on aura d fD
f=:« S, dVùiFs— — dont la valeur sera
d'autant plus grande que V différera moins de d, la figure montre Tinstrumcut dans une situation renversée.