‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 67 sur 96 · PrcpriMê ehùnquêê des diffêrêns rayons · texte numérisé non relu

PrcpriMê ehùnquêê des diffêrêns rayons

La lumière solaire exerce une action puissante sur les phénomènes chimiques; la présence de la lumière nécessaire à la formation de la matière verte des végétaux , et du composé de chlore et d^oxide de f^arbone, son action sur le chlorure d'argent, en sont des preuves asses manifestes.

L'analogie nous conduit à demander si cette propriété réside an même degré dans tons les rayons. Déjà Sbéele {Traiii ekimiquê de F Air et du Feu, p. 78 et 98) avait remarqué que le rayon violet opère plus promptement qu'aucun autre rayon la réduction de Toxide d'argent. Senebier a fait ensuite une remarqua semblable relativement an développement de la matière verte des végétaux.

D'après KM. WoUaston , Ritter et Bockmann ^ l'action chimique s'étendrait mêmean delà du rayon violet, hors de la limite du spectre.

Les expériences de H. Bérard, dans lesquelles ce physicien a exposé, soit du chlorure d'argent , soit m' mélange de chlore et d'hydrogène, aux différons rayons, concentrés par une lentille convergente, confirment pleinement les résultats des physiciens que nous Tenons de citer. Pour donner une idée de l'accroissement de l'intensité chimique vers la partie violette , il suflka de rapporter que du chlorure d'argent tenu pendant deux heures dans la lumière ronge ainsi condensée , n'éprouvait pas d'altération sensible , tandis qu'en moins de cinq minutes il se colorait asseï fortement dans la partie violette. M. Bérard a aussi constaté l'existence de rayons chimiques invisibles an delà des rayons violets.

D'après les expériences de H. Arago, des rayons lumineux dirigés de manière à donner de l'obscurité par leur interférence , n'exercent plus aucune acticm chimique.

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