‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 87 sur 96 · Tmnpinimrêi du $Mê à àèmrnfnfm · texte numérisé non relu

Tmnpinimrêi du $Mê à àèmrnfnfm

dêuifê. La question des températures temilmal fort composée; c'est à Faualyse seule qu'il appartient- de la résoudre. Voiei comment f oonier msidère ce sujet.

Cl La chaleur qui se distribue dans riatérior de la terre est assujétie à trois mouvemens liiitincts :

M lo Les rayons du soleil pénètrent le globe et causent des variations diurnes et annoella dus les températures. Ces changemeas périodiiiBa cessent d'être sensibles à quelque diatsncedeli surface. An delà d'une certaine profondeor , et jusqu'aux plue grandea distances aooessiblei , U tenpératuw due à la seule influence du soleil est d^ venue fixe. Cette quantité immense de duleor solaire, qui détermine les variations périodiqdcs, oscille dans Fenveloppe extérieure de U tene; eHe s'abaisse au-dessous de la surface pendant noe partie de Fannée, et, pendant la saison opposée, r^ monte et se dissipe dans Fespaoe.

» 2o La température des lieux profonds, coostante pour un lieu donné , est variable pov b points différemment situés par rapport à réqntev, de sorte que la chaleur solaire pénètre d'tbord les sones êquinoxiales , et se dissipe à tiaven Iss î^ ■gions polaires.

M 30 11 ne suffit pas de considérer le foyer extérieur , il faut encore porter son attention sor le mouvement de la chaleur propre du globe. Si U température des lieux profonds, comme les expériences aemblent l'annoncer , devient sensibUDent plus grande à mesure qu'on s'éloigne de Usorface, il est impossible d'attribuer cet accroissement à h chaleur du soleil. U est dû entièrement s noe chaleur primitive que la terre possédait à son origine, et qui diminue dana le cours des siècles en sediiaipant à sa surface.

Cette hypothèse d'une chaleur intérienie et centrale a'est renouvelée dans tous les temps , car die se présente d'elle-même à l'esprit comme la cave naturelle de plusieurs grands phénomènes.

Les observations de H. Gensanne dans les *>« de Giro-Magny , près de Béfort, de 1. Danbointt dans les mines de Freyberg, de 1. de HnobeM^ dans ces dernières mines et dans les mines d'Anéque, etc., etc. , montrent qne Faocroissem»t«* d'eavironsm degié par 30 à 40 mètres (1).

(1) L'oeeioissement de la tempèiatme no pest ^ mit en doute; omis la scienoe ne possède pis '"^^l données précises en assez grand nombre. (^'^"^ sujet, lo mémoire qne M. Cordier a lu en i8s7 ^'^' demie.) C« mémoire renferme des obêtmà^MiJI^ vellcs, et une discussion des obsenrstions r""^

FROIDS DKS LIEUX tlftYÉS.

ait

Cet McrolateBMil ne sera pas tonjoun le même; îl dÛBinoe progmiiTement, maU il s'écoalera un gfind nomlire de eièeles evint qoHl foit rédait à le moitié de ae Yalenr (1).

Plusienn phyaidena préaentaîent dea ol^eetiefia aax eipérieocei précédentea; ib attribuaient Télë- ▼ation de température à la présenoe dea ouvriers , dea lampea, etc. H. Arago, pour lever eea difficultéa, a proposé de prendre la température de Teau dea pnita artéaiens. Voici quelques résultats obtenue dana les eoTirons de Lille ; à S2» ,6 — 1 1*», 16 à 38m ,8 12, 12 à lOOi» ,6 — 14» , 1. On creuse dans ce moment un puits à la plaine de Grenelle, près de Paria, qui fouraira de nouvelles lumières sur ce sujet.

La température des lieux profonds ( 40 ou 60 mètres au-deaaous de la aurface ) est constante pour un lieu déterminé, maia elle n'est pas la même dana lea divers climats ; elle décroît en général lorsqu'on avance vera les pôles.

U résulte d'observations faites par H. Arago pendent quatre annéea , lea donnéea snivantea :

lo,41

Lea profondeurs sont relatives aux réservoirs. Les températures que nous rapportons n'ont pas encore été corrigées de l'effet de la tige. Le maximum de température a été observé vers le 18 décembre , et le minimum vers le 13 juin pour la plus grande profondeur; et vera le 16 novembre, et le 10 mai pour la plo| petite.

Les variations qui ont lieu à la surface de la terre se font donc fentlr dans l'intérieur d'autant plus tard que la profondeur est plus grande ; et pour une profondeur donnée la variation diurne ou annuelle eat d'autant plus grande que celle de la surface est

■eaux (Tarn) a fourni un degré d'accroissement pour 98 mètres de profondeur ; Letiry (Calvados), le même •eoroisseaaent ponr aS^; enfin i Decise (Mièvre), un degré oorrespoad à i5 mètres. M. Cordier conclut de U que la valeur de l'aocroisiement dea températures , i mesure qu'on pénètre plus avant dans U terre, n'*ett pna la aiéme dans tous les points d'un même pays, et que U variation n'est pas en rapport avee la latitude. M. Cordier reproduit l'hypothèse d'un fen central , et pense que la oujeure partie du globe est en liquèfaetioB. ( rayas lea mèau>iresdtt Muséum.) {TTUoriê de ia Chaleur, p. 438.) On peut expliquer, suivant ■• Poisson, 1 aoeroissement de tempèratare avee la proliandeari aans avoir recours à l'hypothèse d'un fen •emlraL Osns les environs de Genève la température

augmente d'un degré par aS"*.

( i) Âinai le refroidissement de la terre est à peu près

à sa iinûte. Foysa un mémoire de Fourrier , pour une

diaenssion de la question des températores terrestres.

(Atm, de Chén, et de Phyê., U 1 4.) Yoyes aséme Jonr-

mal ponr un mésMire de Laplaee.

plus cousidérablei Ainsi, aoua l'équateur on les températurea extrémea aont peu différentes , la variation à 1/3 de mètre de profondeur n'est à l'ombre que , 1 à 0,2 de degré ( H. Boussingault ) , tandis qu'en Europe, on à- cette profondeur la variation serait de plusieura degrés en quelques jours, il faut s'enfoncer à une assex grande distance de ha aurface pour trouver la cooebe à température constante. Dans les caves de l'Observatoire (à 28» en* viron), la température 11^,7 n'a pas varié de plus de 0<>,2 de 1817 à 1836. Bncoro tl n'est pas certain que le déplacement du séro n'est pas pour quelque chose dans cette variation.

On s'exposerait à commettre de graves erreurs en prenant la température dea sources pour la température moyenne de l'année parce que ces sources peuvent être alimentées par les pluies, la fonte de neiges, etc. (1).

736. JFMd dee Ueus ilevèe. La température de l'air décroit à mesure qu'on s'élève dans l'atmospbère. D'aprèa des observations de H. de Hnmboldt en Amérique , de Saussure et de H* Ramond dans lea Alpea , de M. Gay-Lussac dans son ascension aéroatatique, une élévation de 190 mètres correspond à un degré d'abaissement pour l'été. Le décroiasement varie beaucoup avec la température absolue de la surface. SI cette température eat , la hauteur correspondant à 1» de variation est supérieure à I80o ; et près des pôles le décroissement est peu sensible , puisque le capitaine Parry a trouvé à 133 mètres la même température <— SI» que sur les glaces du sol. Ifcus nous permettrons de remarquer qu'il aurait été utile de faire l'expérienoe à une plus grande hauteur.

Ce décroissement de température dépend de plusieurs causes : d'un rayonnement plus libre vers lea espaces planétaires à travers des couches d'air plus rares , de l'extinction progressive des rayons de chaleur envoyés par la terre ; une plus grande capacité dans l'air et une plus facile évaporation jouent nécessairement un rôle. D'une autre part , la chaleur solaire arrive sur le sommet des montagnes plus intense qu'à la surface de la terre , puisqu'elle a traversé une couche atmosphérique moindre : l'influence de chacune de ces causes n'eat pas bien connue.

Temfératuree à d^heniee hauteure.

Qaatfur.

Zone éqaatoriale d* à

Zone trmp4r*c d« 45*i47Matitud«.

10* laUkud* b«réale

•t australe.

mètres.

(i) i«s sources les plus chaudes connues en Europe sont eelles de Chaudes- Aiguës en Auvergne ; celle de

Zlt

lUSTÉO&OLMIK.

Cet tempéraliurM oot éttf dédtoita» pv H. d« Hwn- ^ boldt d*an grand nombn d'obterTotioBa. ( FmfêM la nteoira de K. da HomboUit, .il». 4f CWai. 9 a< il» Pi., t. 14, p. 6.)

Preique toutaa les tanpéraivrea priaaa JaM|ii*à pr^ieiitfont ralatWatà des monlagnat, an sotte ipi'allae ne «ont pai asaotemeat les mêmes qn^on obserrcraH dans mie même Tertioale , dans no ballon par eiemple.

736. Nêig^g pêrpàtuêBêê, 11 est peu de phéno* mAoes relatifs à la distribution de la cbalenr sur le globe , qui soient pins compliqués on, en d^autres termes, plus dépendsns de la loealité que le plié> nomène des neiges perpétuelles.

La courbe des neiges perpétuelles n^est pas une bande isotherme; elle nHudique ni le terme de la oongélatioB , comme on Fa admis long-temps , ni une couche d*air d^égale température moyenne. Cette température moyenne de l'air est an Chimboraso, -f- lo, 6; au Saint-Gothard — S»,?; dans la zone glaciale — 6». La limite des neiges suit moins Ja trace des lignes isothermes de la plaine que les inflexions des lignes isothères (lignes d'égal

Biottsss , an piad du ment OlympSb La proagôère marque 8o**,95 , la seconde 84. Le G^iers d'Islande , et Isa •ources analogues , qui ne Tont qne par interTsllea , et qui Tomittent de Teau bouillante mêlée de sable , de pierres , etc., sont en eonunnnication arec des Toleaus en aetiTité.

M. de Haaboldt et M.BoassinganIt pensent qne la tonroe de Las^Trincheras (Tenesuek) dont la température est environ de 9 3**, n'a aucune eonnesion stsc un ▼olean en acÛTité.

La température élerée des eaux snlftirenses peut s'ex. pliquer par la décomposition des sulfures, etc. Pour celle des eaux limpides ydépourmes de soufre, de fer , etc., on en a cherehé la cause dans la hante teei^ pératnre de l'intérieur du globe. Quant aux sources d'ean froide à 1, 9 et 3 degrés, la fornuition en est attribuée à la fonte des neiges.

été) (l). Elle dépMd du partage de lachilenr«K nnelle entée les différentes saîseM, de la Isagieo et de Utempérttwe pinson moins élefée An étâ, du nombre des mois où U teei p é ta ture est «h dessus de4h fidegrésdeUdiaphanéité deratao* sphère.

La limite dee neiges perpétnelles desoend bnsooup plus sur la pente méidionale delliodiiyi qnn sur la penta septentrionale, cequiertdû ah forte chaleur des éiés de l'Asie et an nyonnemst d'un pUteen immense auquel ces menUgnciMBk adossées. U existe néoessairement d'antre! bili analogues , et même la hauteur infériemedeaàga doit être rarement la même sur les pentes oppiséa d'une même montagne.

En Asie, la chaleur dee étés angasete TéKntion de la couche des neiges perpéluttes jawjoe dans U ohalne dn Caneaae.

La limite inférieure dee neiges, «^ert4-dire h courbe qui passe par la plus grande haeteoràhqnelle les neiges se conaerreut pendent Is oosrs d'une année, atteint en différentes saiMW,dus chaque zone , un maximum d'élération. La qoutité de cette Tariation est roscillation uDudle de la limite inférieure des neiges. Sons réquitear, roscillation de cette limite ne s'étend pas à plos de 30 mètres. A l'extrémité boréale de h «ne torride, sous le l9o de latitude, elle atieiot 750 mètres. A mesure qu'on s'éloigne de l'éqiuteiff,le phénomène de l'oscillation annuelle des neiges derient moins régulier. La limite des neiges ii pins élcTée a été obserrée par U latitade tustnle (10oàl7»3/4).

( 1) Les lignes isothères s^écartcat bim plus dnpirallèles géographiques que les lignes isodumn. Pv exemple, la température de l'été i MoteM est i pca f» U même que celle de l'été A l'endionebara de h Loiie^ quoiqu'il j ait entre les deux lieqx une difinsM ds 11'

mpÊKATOU» Jm URS.

tn

nbka» 49 la Utmtê ^mfiriêuM de* fmêfu.

Cordilièra orient., HauUPérou.

€ordilière oerid., là, . ,

HymÂkya , (pente mér.)

/db»^ pente sept. . .

la i 20o 27 à 36

Caucase, 42° à 43o

PTs^néet, 4»>l/l»à 43»

Alpes, 46oi/2à 48o 1/8

Carparthes, 48<'l/2. . . ,

Laponie, 08»

Temp^raïur*

«eitt htutcàr.

Btttteur.

479l;a.]l.(UQpiiiilMiat.

6130 M. Pentland.

48QaiH.deHiimMdt.

380OK. Webb.

3210 OH. Sogelhart et Parrot,

3720 M. Ramond.

2ff60H. Sanssnre.

1670 H. Walheodwrg.

2660 H. de Humboldt^

Bucb.

Voyei le mémoire de M. de Humboldt oîtë ph»

haut. Tayes anssi les F\ragmmia gicl^yiquêt.

Quelle est la températore des espaces plan^ taires? CTest nne question quUl n^est pas facile de décider rigoureusement. Fourrier l'avait fixée entre fiO à 00 degrés, le premier nombre était le pins grand froid des pdles. K. Saigey, eu discutant tontes les obserrations , est arrivé à •— OS» pour cette température. La plupart des physiciens admettent une température peu différente de — • 00» , cependant nous dorons dire que H. Poisson a été conduit à — IS».

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