DE LA CHALEUR ANIKALE
8» QaUl y a eilialatîoii d^aioie dam la reapiratioD des mammifères caraÎTorai on frugivores , et dans la respiration des oiseaux ; que la quantité d'axote exhalée est plus grande ches les frugivoies que ches les camiTores ;
4o Que , dans le développement de la chaleur animale , la respiration produit ches les camitores une portion moins considérable de la chaleur animale totale que ches les frugivores , et qu'il en est de même des oiseaux, comparés aux mammifères.
Nota, rai constaté depuis Tapprohation donnée à mon travail par PAcadémie , que dans la respiration des grenouilles il y a dégagement d^aaote.
( D'après les expériences présentées par H. Dulong à TAcadémie, peu de temps avant d'être reçu membre de cette illustre société, et peu de temps avant la clôture du concours, la respiration produirait une portion moindre de la chaleur totale. Cette différence tient à ce que ce savant a pris pour calculer ses expériences les nombres fournis par Lavoisier et Laplace sur la combustion du carbone et de Thydrogène. La différence la plus notable entre mon appareil et celui de H. Dulong consiste en ce que, dans ce dernier, le gax était reçu dans un gaxomètre plein d'eau , où il était défendu de Taction dissolvante du liquide par un flotteur, tandis que dans le mien le gax était reçu immédiatement sur le mercure. )
Cest donc dans la respiration que l'homme et les animaux puisent la plus grande partie de la chaleur qui maintient leur température supérieure à celle des corps environnans , et qui leur permet do vivre dans une atmosphère dont la température est celle de la congélation du mercure, c'est-à-dire 390 au-dessous de séro. Les habitans des régions boréales se trouvent une partie de l'année exposés k un pareil froid. Ainsi l'homme et les animaux à sang chaud peuvent supporter souvent sans danger le contact de Tair quand celui-ci a une température qui diffère en moins de près de 80** de la leur. Ils possèdent en eux la lacuité d^augmenter la chaleur qo'ib développent- dans un temps donné ; mais ils ne possèdent paaà un aussi grand degré celle de la
diminuer. On a vu souvent sous Téquateor des hommes mourir subitement quand la température s'élevait i 40o. Cependant des exemples prouvent que nous pouvons résister à des températures asseï élevées.
MM. Banks , Blagden et Fordyœ , s'étant exposés à une chaleur de près de 126o , ont conservé sensiblement la même température. MM. Berger et Delaroche, s'étant placés dans une étuveà 49o, n^ont trouvé leur température augmentée que de 4» environ. H. Laroche , étant resté seul 10 minutes dans une température de 90^, a vu la sienne s'accroître de 6°. C'est surtout dans la transpiration , qui devient dans ce cas très 'abondante, qu'il faut chercher l'explication de ce fait.
Si la respiration est la cause principale de la chaleur animale, celle-ci devra s'affaiblir toutes les fois que la première sera affaiblie. C'est ce qui a été parfaitement constaté par les expériences de Legallois. Cet ingénieux physiologiste a vu qu'un animal se refroidit quand on lui fait respirer un air raréfié , et qu'on le place dans une position propre à gêner la respiration , etc. ( Ann, de Chim, et de Wy..,t.4.)(I).
( 1^ La respiration est, ou bien aérienne, lorsque l'aninal respire Tair en aatore, ou bien aquatique , lorsque l'ammal respire dans l'eaa , en soastra jank à oelleoi l'air qu'elle tient en dissolution.
Les animaux aériens respirent, soit au moyen des poumons , soit au moyen de trachées (on appelle tra" chèee des vaisseaux élastiques qui reçoivent l'air par des stigmates percés sur les côtés de l'animal, et le distribuent en se ramifiant à l'infini dans tous les points du oorps).
Les ammanx aquatiques respirent par des branehies .
Les oiammirères , les oiseaux et les reptiles respirent l'air en nature par des poumons. Il en est de même d'une partie des mollusques et de oertaina araebnides.
Les poissons , les batraciens dans leur jeune âge , la plus grande partie des mollusques et des annélides , enfin tous les cmstacés respirent dans l'eau et an moyen des branchies.
Une partie des aradmides et les inseotes respirent par des trachées.