‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 96 sur 96 · MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE

Ploie. 3oa

Rosée. Ibid,

Brouillards. Ilûi.

Neige. 3o4

Grêle. nid.

Trombe. Ibid.

Halos. IHd.

Àérolitbes. 3o5

Aurore boréale. 3 06

Vents. Ibid.

Températures des difiérens climats. 3o8

Températures des deux b émîspbères . 3 1 o Températures du globe à dÎTerses profondeurs. Ibid.

Froids des lieux élevées. 3i 1

Neiges perpétuelles. 3 1 a

Températares des mers. 3 i-S

Sources de chcdeur. 3 1 5

Sowrces de la cbaleor animsie. 3 1 7

NoTss. 3 1 1

FI PI Dl LA TABLI.

■' Hi'-

BB LA CHALEUR AllinALE.

S» Qu'il y • eihtlatioii d'asoie dans la respira- Uon des mammifères camiTores on fnigÎTores , et dans la respiration des oiseaux; que la quantité d'axote exhalée est plus grande chez les fnigiTores que cbex les camiTores ;

40 Que , dans le développement de la chaleur animale , la respiration produit ches les camiTores une poKion moins considérable de la chaleur animale totale que chei les frugiTores, et qu'il en est d« même des oiseaux, comparés aux mammifères. Nota, Pai constaté depuis Tapprohation donnée à mon travail par TAcadémie , que dans la respiration des grenouilles il y a dégagement d'asote.

( D'après les expériences présentées por H. Dulong à l'Académie I peu de temps STant d'être reçu membre de cette illustre société, et peu de temps UTaut la clôture du concours, la respiration produirait une portion moindre de la chaleur totale. Cette différence tient à ce que ce savant a pris pour calculer ses expériences les nombres fournis par Lavoisier et Laplace sur la combustion du carbone et de l'hydrogène. La différence la plus notable entre mon appareil et celui de M. DuloUg consiste en ce que, dans ce dernier, le gax était reçu dans on gaiomètre plein d'eau, où il était défendu de Taction dissoWante du liquide par un flotteur, tan- ' dis que dans le mien le gas était reçu immédiatement sur le mercure. )

Cest donc dans la respiration que l'homme et les animaux puisent la plus grande partie de la chaleur qui maintient leur température supérieure à celle des corps enTironnans , et qui leur permet de -vitre dans une atmosphère dont la température est celle de la congélation du mercure, c'est-à-dire 390 au-dessous de séro. Les habitans des régions boréales se trouTcnt une partie de l'année exposés k un pareil froid. Ainsi l'homme et les animaux à sang chaud peuvent supporter souvent sans danger le contact de l'air quand celui-ci a une température qui diffère en moins de près de 8O0 de la leur. Ils possèdent en eux la faculté d'augmenter la chaleur qu'ils développent' dans un temps donné j mais ils ne possèdent pas à un aussi grand degré celle de la

diminuer. On a vu souvent sous l'équatour des hommes mourir subitement quand la température s'élevait à 40o. Cependant des exemples prouvent que nous pouvons résister à des températures asses élevées.

H. Banks , Blagden et Fordyce , s'étant exposés à une chaleur de près de 126o , ont conservé sensiblement la même température. HM. Berger etDelarocho, s'étant placés dans une étuTcà 49o, n'ont trouvé leur température augmentée que de 49 environ. H. Laroche , étant resté seul 16 minutes dans une température de 90®, a vu la sienne s'accroître de do. C'est surtout dans la transpiration , qui devient dans ce cas très 'abondante, qu'il faut chercher l'explication de ce fait.

Si la respiration est la cause principale de la chaleur animale , celle-ci devra s'affaiblir toutes les fois que la première sera affaiblie. C'est ce qui a été parfaitement constaté par les expériences de Legallois. Cet ingénieux physiologiste a vu qu'un animal se refroidit quand on lui fait respirer un air raréfié , et qu'on le place dans une position propre à gêner la respiration , etc. ( Ânn, de Ckim. $i de Pkst.,t.4.){l).

( &> La respiration eat, ou bien aérienne, lorsqae l'anioul respire l'air en nature, ou bien açtêoHque, lorsqae l'animal respira dans l'eao , en soustrayant à eelleci l'air qu'elle tient en dissolution.

Les animaux aériens respirant, soit au moyen des poumons , soit au moyen de trachées (on appelle trachiee des Taisteaux élastiques qui reçoivent l'air par des stigmates percés sur les côtés de l'animal, et le £stribaeat en se ramifiant à l'infini dans tous les points du oorps).

Les aùnuiax aquatiques respirent par des branehies .

Les aiammirères , les oiseaux et les reptiles respirent l'air en natura par des poumons. 11 en est de même d'nne partie des mollusques et de certains arachnides.

Les poissons , les batraciens dans leur jeune âge , la plus grande partie des mollusques et des annélides , enfin tous les crnstaoés respirent dans l'eau et an moyen des branchies.

Une partie des arachnides et les inseetes respirent perdes trachées.

Fig.^0 iù ^V'c7^

iM2à^

Fig,j2,

ftg,7J.

Page 1