APPLICATIONS DES LOIS DE LA CHALEUR
PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUSS
^y. Rosée. — On donne le nom de rosée aux gouttelettes ""* l'on iiperçoit quelquefois le matin sur des corps placés à déo ^'^ et particulièrement à la surface des parties vertes des plantesJ
^ rosée ne tombe point, ce n'est pas dans l'air que la vapeu ^ndeuse, car la rosée n'est pas accompagnée de brouillard, ma
"'ïensulion a lieu an contact même de certains corps.
''iQaence du pouvoir émissif et de la conductibilité. — Lor * ^'«îl est clair, les corps de la surface du sol se refroidissent pa
yonneraent nocturne et d'autant plus que leur pouvoir émissi/i ^ "* grand, surtout si leur conductibilité est faible, car ilsj P*1>reot alors emprunter de chaleur au sol avec lequel ils soni '*«>tact. I
^'e»t ainsi que les corps mata et surtout les plantes vertes doiljj P****\oir émissif est grand et la conductibilité médiocre se reï
COURS DE PHVSIQUE
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dissent plus que le sol qui les porte et qui est conducteur, leur pérature s'abaisse souvent de 5 à 6 degrés ; à leur contact l'air s« refroidit et s'il est assez humide pour que la vapeur d'eau qu'il renferme devienne saturante à la température du corps froid (413), cette vapeur se condense comme sur une carafe froide on sur un hygi mètre de condenaation.
La rosée n'apparaît pas sur les métaux polis dont le pou' émissif est très faible.
Si la température de l'air n'est que de quelques degrés au-dessus de zéro, le refroidissement peut être assez grand pour que l'ean déposée par la rosée se congèle, ce qui produit la gelée blanche.
Exposition et état du ciel. — La plante rayonne d'autimt mit qu'elle voit une plus grande étendue de ciel. Tout écran qui lui ca< une portion du ciel la protège, la chaleur perdue par rayonnen étant à peu près compensée par la chaleur rayonnée par l'écran. A.i un thermomètre placé sous un abri se refroidit beaucoup moins s'il est à découvert.
La rosée cesse de se déposer s'il y a des nuages ou du brouillaTâ- On combat au printemps la gelée blanche et ou préserve de son action les Jeunes pousses en protégeant les plantes par des abris ou en prO" duisant par la combustion de matières goudronneuses d'épaiss® fumées qui forment un écran prolecteur.
Agitatioa de l'air. — Il n'y a pas de rosée quand le vent sou car l'air se renouvelle alors très vite, aussi ne peut-il prendra température des corps qu'il louche et se refroidir assez pour l ■* céder sa vapeur d'eau. Cependant, une légère agitation de 1 ^ favorise la production de la rosée, car différentes couches d ' viennent successivement se dépouiller de leur humidité et le dé augmente.
488. Nuages. — L'air contient toujours de la vapeur deaa il sible (409) : cette vapeur d'eau perd >sa transparence en se condensa^^ J.e refroidissement d'une couche d'air humide amène la condensât! tliine partie de sa vapeur qui forme un nuage, c'est-à-dire un ai de gouttelettes extrêmement petites. Ces gouttelettes, plus lour que l'air, demeurent suspendues comme les corpuscules solides q"^ l'on voit tloller ; en vertu de la résistance que l'air leur oppose, le '^ chute est très lente. L'immobilité des nuages dans le sens vertic^ n'est d'ailleurs qu'apparente. Les nuages tombent lentement; le
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partie inférieure repasse à l'état de vapeur invisible dans des couches plus chaudes , leur partie supérieure s'accroît par de nouvelles >'rindensalions. Les nuages sont en cfTet le siège de transformations <-nntinui?l)es.
La kaateur des nuages est très variable ; leur hauteur moyenne parait comprise entre 500 et 2000 mètres.
Variétés de nuages. — Les nuages alTeclent différentes formes (uiqncllfs on a donné des noms spéciaux.
Us cirrus sont des nuages très élevés semblables h des filaments déliés et formés de neige ou de glace; les cumulus sont de gros Boages lilancs, à contours arrondis, entassés les uns sur les autres, il» Si' forment surtout eu été ; les Stratus sont des bandes horizonlilet, occupant souvent l'horizon au coucher du soleil ; les nimbus •ont des nuages confondus, noirs, sans forme déterminée, couvrant Mcgriiiide partie du ciel et se résolvant fréquemment en pluie.
Formation des nuages. — Si un courant d'air chaud et humide est tftnjporté dans une couche froide de l'atmosphère, sa température pwt s'abaisser à un degré oti il n'est plus capable de garder toute In "jpeur d'eau qu'il contenait : de là une précipitation Je vapeur et foroation d'un nuage. Ajoutons que si la couche d'air s'élève, sa pres- «on diminue, il en résulte une détente qui entraîne à elle seule un ['«fpoidissement (405) et une condensation. Parmi les causes de forimaiion des nuages, citons encore la rencontre de deux courants d'air, "1 froid, l'autre chaud et humide.
*89. Brouillards. — Les nuages qui se forment au voisinage du ' par le refroidissement de l'air et la condensation de la vapeur *au prennent le nom de brouillards. Au sein d'un nuage sur le liane ""« montagne, et au milieu d'un brouillard en plaine, on éprouve en "'^ la même impression. I^es brouillards formés le long des rivières ^Ur le sol des prairies, sont dissipés le matin par les rayons du '^U qui élèvent la température de l'air et augmentent ainsi son ''•'Voir dissolvant pour la vapeur d'eau.
^QO. Pluie. — La pluie résulte de la chute des nuages. Les goul- ■ '^Ites se réunissent et forment des gouttes. Ces gouttes diminuent J*- Volume si elles traversent des couches d'air sèches ; en traversant "*« couches humides moins froides qu'elles, elles condensent de la
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vapeur à leur surface, grossissent, ne peuvent plus reste et atteignent le sol.
La quantité de pluie tombée en un lieu déterminé se mesi un pluviomètre ; c'est un entonnoir circulaire E placé horizon!
à découvert au-dessus l'eau reçue par cet ej pusse dans un récipien la préserve de l'évaporal fait écouler à un niomel cette eau dans un vas( ilrique V de section muni latéralement d'un verre divisé qui sert d teur de niveau. La bat la colonne d'eau tombée dans un certain ea temps s'obtient en dirisanl le volume reci teclion de l'entonnoir (fig, 3'24).
On const^Ue de cette manière que si l'eaa s'innitrail pas dans le sol et n'éprouvait pas par évuporalion, elle formerait à Paris en uii une couche de 60 centimètres de hauteur ; ver<
teur la hauteur d'eau tombée dépasse 3 mètres
-StiJ* C'est le mouvement de l'air qui détermine
en transportant à distance des couches d'air c Fig. 324. de vapeur d'eau ; ainsi les vents d'ouest en chargés d'humidité par leur passage sur amènent fréquemment la pluie. Si ce transport n'avait p un air immobile se saturerait d'humidité au-dessus des d'eau et il y pleuvrait à chaque refroidissement; l'air resta au-dessus de la terre ferme et il n'y pleuvrait jamais.
Neige. — C'est de l'eau solidifiée en cristaux ramifiés et e très : ces cristaux proviennent de la congélation de la vapi nuages, quand leur température s'abaisse au-dessous de z( tombant, la neige se liquéfie souvent dans des couches d's rieures plus chaudes et nous arrive à l'état de pluie.
Givre. — Le givre est dû à la conçiàlalion de Veau d'un brt épais : cette glace reste suspendue en hiver aux branches des
Verglas. — Le verglas résulte de la congélation de laplui toi et forme une couche de glace unie et transparente.
CHALEUR
Grêle. — Ce sont des grains de t/lace compact», en couches concennqiios, qui tombent aux heures les plus chaudes de la journée au ^nnlemps et en été, surtout au début des orages.