JJ
elatreoient soit le même. Les photomètres servent à constater celte d'éclairement.
605. Photomètre de Foucault. — C'est un perfeclionnemenl ûu photomètre de Bouguer. Dans le photomètre de Bougucr, l'ob- 1 «rvati'tir placé derrière le verre dépoli voit deux surfaces éclairées [séparées par une ligne d'ombre due à la 1 cloison. Foucault a rendu la cloison H
moiiile par le jeu d'un pignon el d'une
crtmmllere, ce qui permet de régler sa
position de façon que les deux surfaces
éclairées soient exactement juxtaposées ;
vD réUiiil ainsi la ligne de séparation
i aoe Hgne géométrique I (lig. il6j.
[Cette juxtaposition des deux surfaces à I comparer rend l'appréciation beaucoup l^plus précise. Laissant immobile l'une des on fait varier la distance de F*utre jusqu'à ce que l'éclairement des
^"x moitiés de l'écran paraisse rigoureusement le même. Dans le /'holûmùtro de Foucault, l'écran translucide est une lame mince de P'^fcelaine ou une lame de verre sur laquelle on a déposé une couche yf*^ régulière d'amidon.
^06. Photomètre de Rumford. — Devant un écran blanc ver-
Jb
Fig. lie.
CdUnS DE PHYSIQUE
tical est disposée une tige opaque également verticale T. CE dos deux sources projette sur l'écran une ombre de la lige; Yui
deux ombres 0 n'est éc
que par la source S,
*^ O' n'est éclairée que
source S'. On éloigne p
oV--^*"~~-~J!.--^^--' sivemeut la source ta
intense jusqu'à ce que lei
jj -- • -TTr -^ ombres paraissent égaU
éclairées (fig. 417).
Désignons par I l'iota de la source S, par D si Pj 4, g tance à l'ombre 0 q
éclaire ; soit I' l'inlensi la source S', et D' sa distance à l'ombre O' qu'elle éclaire (fig.
Pour faciliter la comparaison, on déplace les deux sources de à avoir des ombres juxtaposées. Toutefois, la déterminatic moment exact où les deux ombres ont le môme éclat est difficile
607. Photomètre de Bunsen. — Ce photomètre, d'un simple et assez précis, consiste en une feuille de papier blao
Fig. 419.
fort, tendue sur un cadre et présentant en son milieu translucide faite avec un corps gras. Le cadre est placé perpe^ lairement à la ligne qui joint les deux sources lumineuses (fif la tache étant située sur la ligne des deux sources; l'expé
OPTIQUE
montre que cette lâche diuparail et que le papier paraît uniformément
écJairé lorsijue le cadre esta égale distance de deux sources égales.
I..i'lte disparition est le signe de l'égalilé d'édairement des deux faces
<i<i papier. Si, à ce moment, on rapproche le cadre de la source S en
plaçant I'umI du ciMé de S', la tache vue par transmission du côté où
elle reçoit lo moins de lumière, apparaît brillante sur un fond
siinibre; si le cadre est au contraire plus voisin de la source S', en
«issanl l'œil du côté de S' on voit une tache sombre sur un fond
dïip.
Pour comparer deax sources inégales, on les placera de chaque w'é de l'écran et on les écartera jusqu'à ce que la tache disparaisse. S étanl alors à une distance D, et S' à une distance D', un aura :
' Our faire une mesure, on peut encore placer d'un côté une source \""*'tanle R, à une distance invariable, et de l'autre côté l'une des "eux sources à comparer S à une distance D convenable pour faire •"^paraître la tache. Laissant R iixe, substituons la source S' à la '^'Qrce S : sa distance à l'écran doit être D' pour que la tache dispafaisse. Les deux sources S et S', d'intensités I et I', produisent ^'"^ceasivement le même éclairement nur une même surface, pour la
*»nie position de l'œil ; on aur.i donc p = ïyî"
608. UnitA de lumière. — Les intensités lumineuses s'expriment
'iixiériquement en unités de lumière. En France, l'unité pratique
>ptée est l'iiilensitv d'une lampe Cnrcel, de dimensions fixes, brù-
à l'heure 4- grammes d'huile de colza épurée. On compare, à
**i6 d'un photomètre, une source lumineuse quelconque à cette
"*ipe Carcel et on exprime l'intensité en carcels. On appelle carcel-
'^''e l'éclairement produit par un carcel sur un écran placé U un
*^Lre. C'est l'unité d éclairement. Dans les mesures scienlifiques,
'*^ unité d'intensité mieux déterminée, dite unité alwtue, a été
^'^»plée sur la proposition de M. VioUe : c'L-st l'intensité do la
^**iiL're envoyée dans une direction normale par un centimùlrc ctirré
la tiirface d'un Jiain de platine incandescent amené à su tempéra-
'**« de solidification. Cette unité absolue vaut "2, (18 carctls.
*^n prend souvent comme unité secondaire la bougie décimale
qui vaut un vingtième de l'unité absolue, c'est-à-dire très sensiblement un dixième de carcel.
Dans les déterminations photométriques que nous avons décrites il n'a été question que de la comparaison de sources lumineuses de même teinte. La comparaison exacte de sources diversement colorées exige que l'on 0|>ère dans les deux sources successivement sur les diverses couleurs du spectre, les sources de même teinte étant seulement comparables. On se sert pour cette comparaison de spectrophotomètres. Pour une même couleur du spectre, les intensités de deux sources sont proportionnelles aux quantités de lumière qu'elles envoient par seconde, à une même distance, sur un centimètre carré de l'écran.