ACTION DES COCRAMTS INDUITS
1041. Nous avons vu que les nerfs et les muscles soumis à l'action d'un courant qui commence ou qui finit réagissent par une sensation ou une commotion. L'emploi des courants induits qui ont pour caractère de se succéder à des intervalles de temps très rapprochés donne lieu à une excitation continue.
Le degré d'excitation d'un nerf dépend de la force électromotrice maximum du courant employé.
Deux courants induits qui dévient d'un même angle l'aiguille aimantée d'un galvanomètre parce qu'ils correspondent à la circulation d'une même quantité d'électricité, peuvent agir inégalement sur les nerfs.
C'est ainsi que l'excitation due au courant induit de rupture l'bm-
ÂLBCTRICITÉ DYNAMIQUE
porte notablement sur celle que détermine le courant induit de fermeture, qui est moins rapide et n'atteint pas un potentiel aussi élevé.
L'électrisation par les courants induits répélos se nomme souvent faradi.ialion : elle se fait en mettant en communication doux points du corps avec les extrémités du fil induit d'une bobine d'induction ou d'une machine à courants alternatifs analogue à la machine de Clarke.
Des machines à courants alternatifs de 1000 volts, de grosses bobines d'induction fonctionnant avec quelques accumulateurs ou quelques grands couples de Bunsen, donneraient des commotions foudroyantes. Avec de très petites bobines d'induction dont les étincelles ne dépassent pas quelques millimètres, les commotipns n'oiïrent aucun danger.
f Faradiaation sèche. — On applique au voisinage de la région qu'on veut exciter un large tampon humide communiquant avec l'un des pôles d'une bobine d'induction, et on promène légèrement sur l'épiderme sec un pinceau de fils de métal ou balai métallique communiquant avec l'autre pôle de la bobine. 11 se produit une excitation douloureuse des nerfs superficiels de la peau qui sont des nerfs sensibles. Il n'y a pas d'action sur les nerfs moteurs qui sont plus profondément situés.
^Faradisalion humide. — Si l'on emploie comme électrodes deux tnpons humides, l'épiderme est rendu conducteur, et la douleur se irouve très atténuée. On produit l'excitation d'un muscle en appliquant une large électrodu humide au voisinage du muscle qu'on veut HEaire contracter, et une électrode plus petite au point où le nerf pénètre ^Hans le muscle.
^Ê Choix du fil induit. — On emploie une bobine à gros fil induit ^'quand il n'y a pas de grandes résistances à vaincre, par exemple pour exciter les nerfs moteurs et les muscles avec des électrodes humides. Une bobine à fil fin convient pour vaincre les grandes résistances, par exemple pour exciter la sensibilité cutanée sur L'épiderme.
ÉLECTRICITÉ RAYONNANTE
1042. Décharge oscillante d'un condeasatear. — La décharge rapide d'un condensateur (826) peut être continue ou oscillante. Cela dépend d'une part de la capacité des armatures du condensateur, d'autre part de la résistance et de la self-induction du circuit que parcourt la décharge.
1° Si le circuit de décharge offre une résistance suiBsante, la décharge est continue. D'abord nul, le courant de décharge croit jusqu'à un maximum, puis décroit et devient nul. L'étincelle est grêle; dans un miroir tournant, elle est vue unique et allongée dans le sens de la rotation du miroir.
2° Lorsque les conducteurs employés pour la décharge sont de grosses tiges métalliques, droites .et de petite résistance, l'étincelle apparaît au miroir tournant comme formée d'étincelles distinctes, très rapproclvées, de très courte durée et de plus en plus faibles. La décharge est alors oscillante et consiste en courants qui ont lieu allemativemaU dan* un sens et dans l'autre. Celle des armatures qui était primitivement positive devient négative, puis redevient positive et ainsi de suite. Les inversions se succèdent à des intervalles extrêniement courts : c'est en raison de la persistance des impressions sur la rétine (735) que la succession des étincelles de décharge donne à la vue simple l'impression d'une étincelle unique.
Cette décharge oscillante est due i, des effets de self-induction dans le circuit de décharge. On peut s'en rendre compte approximativement. Une première étincelle ayant permis le passage d'un courant allant de l'armature positive à l'armature négative dans le circuit extérieur de décharge, ce courant détermine dans les conducteurs de décharge un courant de self-induction, dont le sens définitif est inverse et qui produit une deuxième étincelle; ce courant de self-induction fait naître à son tour un courant de self-induction, qui donne lieu à une troisième étincelle, etc. La rapidité des alternances est d'autant plus grande que la capacité du condensateur et la self-induction du circuit de décharge sont plus faibles.
Voici une image hydraulique du phénomène des oscillations électriques. Soient deux tubes réunis à leur partie inférieure par un tube de caoutchouc, sur
■ lequel presse une pince qui intercepte !a communication entre les deux tubes. L'un dos tubes renfermant d'abord seul du liquide, si l'on desserre brusquement la pince, le liquide passe du tube plein dans le tube vide et les niveaux s'égalisent, mais cette égalisation n'a lieu qu'après quelques oicillationi des colonnes liquides.' Les oscillations liquides n'ont plus lieu si l'on ét.iblit la communication entre les deux tubes en desserrant très lentement la pinoc.
11043. Production de courants de haute fréquence. — Les courants alternatifs d'une machine de Clarke, d'une machine de Siemens, d'une bobine d'induction sont des courants de petite ou bosse fréquence (1030).
H En multipliant le nombre des bobines
^ dans le disque induit d'une machine de Siemens, et en accroissant la vitesse de rotation du disque o, on augmente notablement la fréquence, sans qu'on soit toutefois parvenu i, dépasser le nombre
»aO mille.
Si, au lieu de faire passer dans le fil inducteur d'une bobine d'induction un courant continu interrompu par un trembleur ou un vibrateur. on y fait passer le courant d'une machine alternative à grande vitesse, capable de donner plusieurs milliers de renversements par seconde, on accroît considérablement la différence de potentiel aux deux bornes
»du fil induit; cela résulte de ce que la force électromotrice induite est proportionnelle à lu vitesse de variation du flux de force (1014).
§En utilisant la décharge oscillante et â allernatices tréi rapides d'un condensateur (1042), on peut encore exagérer la fréquence et la ditïerence de potentiel aux extrémités du (il imluit.
Voici une disposiiioii qui donne d'une . façon continue une très grande fréquence et une très haute différence de potentiel
■ (Kg. 943).
Dans le &l inducteur I d'une bobine d'induction, on fait paaser soit un courant continu interrompu par un vibrateur, soit un courant alternatif. Les deux extrémités m et / du til induit i sont reliées aux armatures d'un condensateur C qui se décharge entre les deux boules a et b d'im excitateur.
Fig. 943.
(t) La fréquence est - Nn, N nombre Je pdlas, n nombre de tours i la seconde (1031)
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