Comparabillté des thermomètres â mercure. — Le
déi>lacemenl du zéro [)rouve qu'un Ihermomètre h mercure ne reste pas comparable à lui-même ; en outre, en raison des différences de dilatation que présentent les enveloppes de verre, des thermomètres à mercure construits avec des verres difTérents ne marquent pas simultanément la mémo température dans une même enceinte. Ils s'accordent nécessairement d'ajirès leur graduation à 0' et à 100", l'accord reste très approché au-dessous de 100*, mais les écarts peuvent devenir importants au-dessus de 100".
CHALEUR
282. Thermomètre normal. — Pour ces motifs, on a pris pour I Iherrnomclre normal un thermomètre à. gaz. La grande dilatabilité lies gaz eo fait des thermomètres très sensibles, et rend négligeable Vioilaence de la dilatation de l'enveloppe. Les thermomètres à hydrogène restent toujours comparables entre eux et peuvent être employés i/«/ioi.( len températures les plus basses jusqu'aux températures les pki iletées (dans ce dernier cas, on renferme le gaz dans une enveiop|i«de porcelaine).
Au lieu de déterminer la température d'une enceinte par l'observation de la dilatation d'une masse de gaz, on a préféré s'adresser à l'obMrvation de la variation de la force élastique du gaz (272).
L'échelle est l'échelle centigrade. On appelle degré de température dn thermomètre normal la variation de température cpii communique iuue masse d'hydrogène assujettie à conserver uu volume constant, iBe tarialion de force élastique égale à la centième partie de la ttritiioti qu'elle éprouve entre la température de la glace fondante si celle de la vapeur d'eau bouillante, la force élastique initiale dans '• glace fondante étant 1 mètre de mercure. Dans les mesures PfWses, on évalue les températures en degrés du thermomètre nfirmal.