‹ Traité élémentaire de Physique (volume 3)Chapitre 38 sur 63 · LU5ETTE DE GALILÉE. S · texte numérisé non relu

LU5ETTE DE GALILÉE. S

jlass bien homogène, lorsque le diamètre excède & à 5 ponces , M. Barlow a essayé d'achromatiser nn objectif simple formé de verre ordinaire an moyen d*une lentille creuse plane-convexe, renfermant du sulfure de carbone , substance très dispersive , placée à une certaine distance. M. Barlow a complètement réussi.

La lunette construite par ce physicien était formée d'un objectif de verre plan-convexe deO",l^^ d'ouverture et d'une longueur Focale de l'yQS : à la diMance de 1»,016 se trouvait une lentille divergente de sulfure de carbone ; alors le foyer était porté en avant de cette lentilleà^'yed? de l'objectif; le grossissement pouvait s'élerer jusqu'à 700.

i5tSfi. Lunette de Galilée. €ette lunette ( fig. 8S2 ) n'est com-* posée que de deux verres. L'oculaire est une lentille divergente , placée en avant du lieu de l'image m'n' formée par l'objectif. Les rayons élémentaires qui composent chaque faisceau émané des difftrents points de l'objet deviennent sensiblement parallèles an delà rie l'oculaire ; mais ces faisceaux se croisent et leurs prolongements représentent l'image droite nCW, Dans ces lunettes , la position dç l'œil la plus favorable est très près de l'oculaire , car , à mesure qu'il s'éloigne , il perd une partie des rayons. Cette disposition est employée pour les Ifneites de spectacle , parce qu'elle pnrmet de ne leur donner qu'une très petite longueur ; rarement CM y emploie des objectifs achromatiques , parce qu'étant destinées h servir le soir , les couleurs qui s'y développent n'y sont pas très ^ives, d'autant plus que leur grossissement n'est jamais fort con* ftidérable.

Quant à la mesure du grossissement • remarquons que Fangle PJSt=» nCAïC est Qëai sous lequel Tobjet serait vu directement, et que Timafife est aperçue sous Vva^ %'*<?m'* » m*on\ Or on a

tang - fiCùiC : tang -r nCAtCwoB^ AB :

CfjeiC-à-^Té à peu près comme les distances focales de Tôbjectif et de Toculairè.

Pour trouver la distance x des deux lentilles , désignons par F la distance focale de IVbicctif , et par f celle de Toculaire , par D la distance de la vision di^incte, et reiMfqiinnn que, pour une lentille divergente qui reçoit un faisceau oonveivent, l'é*

i|iiatioQ des foyers conjugués est

Alnslonaura

Dans la lunette de Grdiléè, l'objectif étant convergent, taudis qœ

tM LUXIÉES.

Toculaire est divergent, les effets dispersifs de ces deai ve opposés. Oa conçoit alors que^ 4es lentilles étant coasUruttes avi matières différentes, on pourrait déterminer les distances fi manière à détruire Taberratiou deréfrangibilité ; mais alors les mêmes substances , on serait borné à un grossissement ^^-^ pourrait pas être dépassé. Cest Tocnlaire qui devrait étm^eif mé de la substance la plus dispersive. £n employant dtt iât' glass pour Toculaire et du verre ordinaire pour l'objectif^ le ^ fiissement compatible avec rachromatisme est i|$5 ; mais , euftàb»* matisant partiellement l'objectif , on produit évidemment le oéai effet que si on employait pour Tocutaire une substance plut diiptf^ sive $ et par conséquent on peut obtenir un plus fort grossiaieaMM*

iSSS. La condition nécessaire pour que la vision soit distiidi|tii dans tous les instruments que nous venons de décrire se rédaitàd que les rayons sortent de la lunette avec le degré de diteiigMtf convenable pour Fœil de l'observateur. On parvient à remplir MU condition eu fixant les différents verres cle rinstrument dans ta |b tuyaux mobiles qui permettent de placer Tobjectif ^ les ocubîNi aux distances qui conviennent à chaque individu. ^ estnéoettuR aussi de noircii* l'intérieur des tuyaux afin d'évilef ies réfleiio*||[ ^ui troubleraient la netteté des infliges.

iSS4. TéUieape d'Her9chM. Cet appareil (/f^. 8dS) estbriii d'un tuyau ait fond duquel se trouve un miroir métallique sphta* que concave ; les rayons émanés des objets extérieulrs formeit^lr avant du miroir uue image m'n' que l'on regarde a.vec une W^f^jl ou avec un oculaire achromatique. Dans celte disposition , f"^ servateur intercepterait une partie des rayons incidents; ^ quand l'axe du miroir est un peu incliné sur l'axe du lay^i l'image se forme hors de l'axe , et peut être portée fiors du VSf^\ où on peut Tobserver sans intercepter aucune partie des rayoU incidents. C'est avec un appareil semblable, qui avait /iO pieds d* long , qu Herschell a lait une partie de ses découvertes.

Il est facile de voir que dans cet instrument le grossisaeai^ «6t égal au rapport de la distance focale principale du miroir à«i^ le de l'oculaire : car , si les rayons n'étaient pas déviés de'ieari^ rection ( flg. 83& ), circonstance qui ne changerait pas le grossiflS' ment, en désignant par o le centre du miroir, par o' celai de Mi* laire , et par mn l'image formée au foyer dt| miroir , il est évidfl*^ que l'objet vu à l'œil nu et à travers l'oculaire sera aperçu sons to Mlgles mon et m^ ^ et les lanjgemes des moitiés dtf oes angles iobI

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