ADDITIONS
difticulté , quand )a surface rayonnante était noircie ^ on interceptait la plus grande partie des rayons émis vers la pile à l*aide d*un diaphragme étroit ; des expériences antérieures ayant appris dans quelle proportion Tinterposition de ce diaphragme diminuait le flux de chaleur incident , il était facile de ramener TefTet obtenu à ce qu'il eût été si la portion de surface vue de la pile avait eu la même étendue dans les deux expériences comparatives. Une méthode d'observation différente^ mais toujours indépendante de Tinfluence inconnue de Tair^ a conduit aux mêmes résultats. La valeur 0,03, que ces expériences assignent au rapport des pouvoirs émissifs de l'argent et du noir de fumée , est cinq fois plus faible que la valeur O^iS que l'on déduit pour le même rapport d'observations de refiroidissement. Comme le premier de ces deux nombres est donné par un procédé direct y on doit lui accorder la préférence , et dès lors il devient excessivement probable que la marche de calcul donnée par MM. Dulong et Petit pour séparer l'effet de Tair do celui du vide ne conduit pas à la véritable appréciation de ce dernier. Les erreurs, quelle qu'en soit la grandeur absolue, peuvent devenir trèsgraves lorsque le pouvoir émissif est très-faible 3 elles peuvent Ater sa signification physique au coefficient m de la formule
Le premier terme du second membre , comme l'ont déjà remarqué MM. de la Provostaye et Desains , ne représente plus alors la vraie grandeur du refroidissement dans le vide ; et la constance ou la variation de m n'entratne pas nécessairement une loi physique particulière.
Dans une publication récente, les mêmes physiciens ont montré que les quantités de chaleur émises par un même élément dans des directions différentes ne sont pas , comme on l'admet en général , proportionnelles au sinus de l'angle formé avec la surface par la direction de l'émission. Cette proportionnalité ne parait exister que pour les substances dont les pouvoirs réflecteurs et diffusifs sont indépendants de l'incidence. En un mot, pour le noir de fumée appliqué sans vernis, les quantités de chaleur émises parallèlement aux arêtes d'un cylindre par la section droite ou par une section oblique quelconque sont les mêmes ; mais cette identité ne subsiste plus si la surface rayonnante est vitrée ou recouverte de blanc de céruse , d*otTe, etc. Dans le cas du verre, les variations de ces quantités sont soumises à une loi remarquable. Si de 0,%, qui d'après
08 s ADDITIONS.
M. Melloni représente , pour la direction iipni!iide|. b| pouvoirs émissife et réflecteurs da verre» ^ hstiriiiiPQ^ Je* jlDajlitMB ae chaleur émisci daus des directiopà diyenséfi^draiijles jm l'ol^tf- Vation, on trouve des restes qui sont idientiQiiea Mjç^noifj|ir!eji|pe te calcul de Fresnel et les expériences iieVrèwater qîpm^i fmm mesure des quantités de lumière réDéiimies r^àlieir^neîit sdbs les mêmes incidences*
CanduetibilUé des earpipatfr VéUelrieM 4yfi#Mi(tif. Sl.^.^ guerel a fait récemment un grand iîra^ liar çei ofaijei {Â. Ç.ti P., t. ivu, 18^ )• Nous donnerons un résnîné stiocinci des résaitati qu'il a obtenus.
1*. La résistance des métaux écronis sont indiqués dans le Xàitlnu suivant :
AmiU. ..w.... i08 H Ptlladitud. « ^ . . 4 I40S
Cfuvn Ii2 I Fer. DM
Or ,. 93 0 Plond) 269
Ctthnimn.. 511 H PUtine.'; 132f
ZItie é 470 i MercuN 4070
tim IM I
S*. Là eimdticUliilité d*utt métal dlibtnue avec la tem|iératdfe. De ù^ à 100*, la résfaktànce ÛA ciiivre , du plomb» et du tèif aii^tfttte à peu près de O^i.
3"*. Les métaux recuits sont meilleurs conducteurs que les métaux écrôuis.
("*. Les dissolutions salines peuvent. se diviser en deux classes sods le rapport de la conductibilité. La première comprend les dissolutions dont ië pouvoir conducteur augmente avec le 4^gré de concentration jusqu'au point de saturation : le sulbte de cyivre et lé chlorure de calcium sont dans ce cas. La seconde renferaie les dii^Iutions de sels déliquescents , ou qui se dissolvent en grande
Suantité dans Teau, et dont le ^uvoir conducteur augmente 'abord avec te degré de concentration » atteint un maximum, puis diminue ensuite : le nitrate de cuivfe et le sulfate de linc, dissous dans Teau» sont dans ce cas.
5"*. Les dissolutions salines qui coiiduisent le mieux les cooraiits électriques » leur présentent une résistance un million aè fois plus grande que Targen t.
6"*. La chaleur augmente ta conductibilité des liquides.
Appareil de Âf. Soleil pour meiurer Vangle dit aœet des ciifiaacar. Cet appareil y repr<^.senté flg. lOi», est mobile autour d*iine char-
nière, qui permet de lui donner difTéréntes inclinaisons, a est ooe glace de verre noir destinée à polariser la lumière iucideote; b est ane lentille convergente j c une plaque de liège renrermant la plaque de cristal , maintenue dans une pince annulaire ; d est un petit cercle divisé à sa circonférence , et parcouru par un vemier Hxé à l'axe de la pince ; « est une loupe à deux verres ; f un verre convergent ; g une vis qui fait mouvoir deux fils très-fins parallèles ; en A se trouve un second verre convergent, et en > un prisme de Nicol, qui peut tourner librement dans la douille k, et qui est entraîné par elle ; uu cercle divisé l permet de déterminer les positions de la section principale du prisme ^ m et n sont deux charnières, au moyen desquelles on peut donner à la pince qui porte la plaque deux mouvements rectangulaires.
Inttrfirenee dti rayon* dont la différenctt de marche corretpondtnt à un grand nombre de longueur* d' ondulation. Jioas avons dit que dans les circonstances ordinaires, quelque soin qu'on eût pris d'oilleurs pour opérer sur des rayons simples, toujours au delà d'une certaine différence de marche correspondant à un pelit nombre de longueurs d'ondulation, les phénomènes d'interférence cessaient de se manifester, parce que les rayons de même teinte apparente n'avaient pas tous exactement la même longueur d'ondulation. Mois les interférences peuvent se manifester en séparant les rayons à l'aide d'un prisme réfringent; et l'on peut constater le phénomène pour de très-grandes dilférences de marche. MM. Fizeau et Foucault ont pu reconnaître ainsi , dans des faisceaux relléchis par deux miroirs, des interférences correspondant à des différences (le marche de plus de 1700 ondulations. Il y a pourtant une limite dans la différence de marche nécessaire à la manifestation des interférences, résultant des perturbations continuelles qu'éprouvent toutes les sources de lumière (C A., t. xxi).
Expérience de M. Wrède. On doit à M. deWrède un phénomène assez curieux , qui est une conséquence nécessaire du principe des interférences. Une lame mince de mica contournée en cylindre est éclairée par une fente étroite : on aperçoit sur la surface une ligne lumineuse ; mais si on la regarde à travers un prisme , on voit un grand nombre de franges tr^flnes allei^iativement noires et colorées. Ces franges provioinent évidemment des réflexions qui ont lieu à lu première et h la semtitit^ Minfiii-c <lc tu lame , cl le prisme ne peut que les écarter. M. Arogo a indiqué une modilicalïon de. l'expérience qui devait vérifii-r celle expl^jtin, elle consiste à
placer la lame de mica sur une ouverture percée dans n lindre creux en cuivre , cl & faire l'expérience quand le cjrt vide el ensuite rempli d'huile de cnssia, dont l'indice de 11 dilTère peu de celui du mica ; dans cette dernière circocal cune réflexion ne pouvait avoir lieu à la seconde surTaM conséquent les franges devaient disparaître. L'expérience* par M. Soleil a confirmé lu prévision de M. Arago.
Longuevri (Fondutathit de* rtii/oni ailorf* eorreipondi différenltM raies du $ptclrt. Le tableau suivant résulte dl riences faites par M. Babinet, au moyen des réseaax.
E O.OOOSSdO i
[A. C. it P., t. I
FIN l)U TOME SECOND F.T DUlniER.