‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 98 sur 129 · POLARISATION PAR RÉFLEXION · texte numérisé non relu

POLARISATION PAR RÉFLEXION

^ ' une incidence égale à celle sous laquelle le corps polarise complète- ^ ment la lumière, le rayon réfléchi est entièrement polarisé dans le plan de réflexion , quelle que soit d'ailleurs la direction du plan pri- ^ mitifde polarisation; mais la quantité de lumière réfléchie varie • suivant 1 inclinaison du premier plan de polarisation sur le second. Pour toute autre incidence du rayon sur le second miroir, le rayon - réfléchi est seulement polarisé en partie dans le second plan de ré- '". flexion. Or, comme la réflexion cesse quand ces deux plans, sont ' rectangulaires et que les angles d'incidence sont ceux qui correspondent à la polarisation complète , il en résulte qu'tin rayon corn- \ pUtement polarisé ne peut pas donner, par réflexion , de lumière polarisée dans un plan perpendiculaire.

1470. Pour observer les angles sous lesquels les différentes substances polarisent la lumière, on pourrait se servir de l'appareil fig. 869 : on laisserait le miroir en verre œ incliné sur l'axe de 35® 25', et à la place du miroir x' on mettrait une plaque polie du corps que l'on veut observer j on placerait les tambours de manière que les deux plans de réflexion fussent à angle droit, et Ion ferait varier l'angle de la surface de la plaque avec Taxe du tuyau jusqu'à ce que l'image réfléchie par le miroir x disparût : l'angle de réflexion serait mesuré sur le quart de cercle ab. On emploie ordinairement un autre moyen qui est fondé sur une propriété trèsremarquable dont jouissent les cristaux à double réfraction. Lorsqu'on reçoit à travers un cristal un rayon de lumière à l'état naturel , on aperçoit deux images; mais, quand le rayon qui pénètre le cristal est déjà polarisé, et qu'il le traverse perpendiculairement, on n'en aperçx)it qu'une seule, quand la section principale est parallèle ou perpendiculaire au plan primitif de polarisation ; c'est rimage ordinaire dans le premier cas et l'image extraordinaire dans le second. Ainsi, pour reconnaître si un rayon de lumière est polarisé , il faut le recevoir perpendiculairement sur un cristal de spath d'Islande , auquel on donne un mouvement de rotation , et obser- \er s'il y a deux positions pour lesquelles on n'aperçoive qu'une seule image; dans ce cas, le rayon était polarisé. Si aucune des deux images ne disparaissait, et, s'il y avait seulement un minimum d'intensité, le rayon serait seulement en partie polarisé.

Pour observer l'angle de polarisation des liquides, M. Biot emploie l'appareil suivant :

AH et AC (fig. 870) sont deux tiges de fer divisées, l'une verticale^ l'autre horizontale. La première peut se transporter horizon-

wmtoift.

talemeni, et son pied est garni d'un vei^iî^; e||^ porle mi dte|«e circulaire mobile Y , percé à son centre d*aû oiiflqe q^i )aî98Q PMier les rayons de la flamme d'une bougie placée derrière, t^ |ringl9 AC est garnie d'un support mobile S, sur lequel on fixei avec de bt cire molle, un pctil vase renfermant le liquide que Ton veut observer; la largeur de ce vase doit être assez grande pour qqe la surfoœ au, liquide soit sensiblement plane au centre. Lorsque le vase est pincé, on le promène sur la lig^e AC jusqu'à ce que le rayon r^Hléclii soît complètement polarisé : alors, au moyen des divisions correspondantes à roriRce et au support du vase^ et de la hauteur du vase, on obtient facilement Tangle de réflexion. L'appareil de M. Soleil et de M. Silbermann (fig. IQSO) serait d'un usage beaucoup plus commode.

Le tableau suivant renferme les angles de polarisation de quelques substances.

NOMS des

ftUBCTAMGBf.

Eau

Haile de poison rectifiée

Ambre

Btryte sulfatée.

TopBse.'

So^^re natif... .

Diamant

ANGLES DE POLARISATION observés

psr

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