‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 10 sur 126 · SULFURIQUE · texte numérisé non relu

SULFURIQUE

Contractions.

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SIR LliS CORPS, SANS CIïANüIiMKNT d’ÈTAT. 35

11 ne paraît pas impossible de trouver des formules empiriques, qui expriment la loi de dilatation des liquides. M. Biol a trouvé , par exemple , que la formule £l = ai- f- , dans laquelle t désigne la température en degrés du thermomètre centigrade, a, b , e, des cocfficiens

constans qui dépendent de la nature du liquide, et è t, la dilatation vraie pour l’unité de volume , pouvait servir à calculer la dilatation d’un liquide quelconque à un degré donné de température.

26g. Changement de volume des solides. — Les changemens de volume des solides , à différentes températures , sont beaucoup moins considérables que ceux qu’éprouvent les liquides , puisque le moins dilatable des liquides, c’està-dire le mercure , augmente de - pour i oo° de chaleur, tandis qu’un des solides les plus dilatables, c’est-à-dire le plomb, n’augmente que ue — , par la même variation de température. Les solides n’offrent pas de rapports mieux déterminés que les liquides entre leur faculté de changer de volume et leurs autres propriétés, comme leur fusibilité, par exemple; carie platine et le verre éprouvent à-peuprès les mêmes changemens de volume, et le plomb se dilate seulement deux fois plus que le fer, quoiqu’il soit infiniment plus fusible.

La dilatation des solides est à peu-près régulière , dans des limites bornées de l’échelle thermométrique; mais, de même que les liquides se dilatent davantage en approchant de leur terme d ébullition, les solides se dilatent d avantage en approchant de leur terme de fusion. Ainsi le verre se dilate de 77^ de o° à 100% de - de 100” à 2000, et de de 200" à 3oo°.

On peut faire usage de différentes méthodes pour déterminer avec exactitude la dilatation des corps solides; et, dans tous les cas, il est nécessaire d’employer des instruirions qui permettent d’apprécier les plus petites différences.

56 DE l’action du calorique

puisque les dilatations sont , par elles-mêmes déjà U'èspeliles. On peut , à la méthode de Borda , comparer avec exactitude la longueur d’une régie métallique à différentes températures, il l’aide d’un nonius qu’on observe à la loupe» Connaissant la dilatation du mercure pour ioo°, on peut, h la méthode de M. Dulong, mesurer celle du verre, en remplissant complètement de ce liquide une boule terminée par un tube étroit, pesant le tout avec beaucoup d’exactitude , et plongeant ensuite la boule dans l’eau à ioo°. Il est évident que le mercure se dilatera et qu’une portion s’échappera du vase. En pesant donc de nouveau, ce qui manquera en mercure exprimera la dilatation du métal , moins celle du verre; et si l’on connaît la dilatation du mercure, on en conclura la dilatation réelle de la boule de verre de o° h ioo°. On voit que, des deux méthodes que nous venons de décrire , l’une indique l’expansion linéaire ou dans un seul sens , et qu’il faudra la multiplier par 5 pour obtenir l’expansion cubique; tandis que la seconde donne directement l’expansion cubique, et qu’il faudra la diviser par 5 pour obtenir l’expansion linéaire. MM. Petit et Dulong ont appliqué la connaissance acquise de la dilatation du mercure et de celle du verre h la recherche de la dilatation des métaux solides : ils ont introduit dans un tube de verre fermé par un bout, un barreau métallique de dimensions bien connues; ils ont ensuite soudé à l’extrémité ouverte de ce tube large , un tube étroit, divisé en degrés représentant des poids connus de mercure; ils ont ensuite rempli tout l’appareil de ce même liquide et l’ont exposé h des températures connues : le mercure montait dans le tube, gradué, dans les élévations de température, et descendait par les refroidissemens. L’effet total, ainsi produit, se composait de la dilatation du mercure , plus la dilatation du barreau métallique, moins la dilatation du verre : il était donc facile , en retranchant La

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dilatation du mercure et ajoutant celle du verre, d’obtenir celle du barreau métallique, dont le volume était, du reste, déterminé, non pas par une mesure, toujours plus ou moins infidèle , mais en divisant son poids absolu par son poids spécifique.

Un grand nombre de physiciens s’étant occupés de recherches de ce genre , nous donnerons ici une table extraite du Dictionnaire de Chimie du docteur Urc , qui contient la plupart des observations réduites à la dilatation linéaire, et exprimées en fractions décimales et en fractions ordinaires.

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