‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 115 sur 126 · PHYSIQUE MÉDICALE · texte numérisé non relu

PHYSIQUE MÉDICALE

C’est une expression consacrée depuis un certain nombre d’années , que celle de sciences médicales donnée à l’ensemble des connaissances si variées qui sont indispensables au médecin. On les distingue même en sciences médicales accessoires et en sciences médicales essentielles. C’est dans ce sens que la physique, considérée et enseignée dans l’intérêt et dans la direction des études médicales, porte le nom de physique médicale.

On pourrait croire , au premier coup d’œil , que, la physique étant une science positive , elle n’a pas deux modes d’enseignement, qu’elle doit fournir les principes absolus que les médecins sont ensuite chargés d’appliquer aux besoins de leurs recherches particulières.

Cette proposition pourrait être juste, si les rapports de la physique avec la science de l’homme étaient déjà établis d’une manière complète ou du moins très-étendue. Mais il n’en est point ainsi; les applications de la physique à l’étude de l’économie aimale sont, dans l’opinion d’un grand nombre de physiciens et de médecins , restreintes à un petit nombre de cas où l’évidence a surmonté des préjugés auxquels l’école des vitalistes a donné naissance.

11 n’est donc point question d’enseigner ou d’apprendre les applications reconnues et déterminées de la physique à la science de l’homme; il s’agit au contraire de recher-

DISSERTATION

cher, de découvrir et d’étendre ces applications. Cette tâche est difficile, elle exige des connaissances physiques étendues et précises , et des notions non moins complètes dans toutes lesbranchesde la médecine et particulièrement en physiologie.

On peut donc dire que l’existence d’expérimentateurs, de livres et d’enseignement de physique médicale est au moins une nécessité transitoire, et qu’il est à désirer qu’un certain nombre d’hommes s’occupent expressément des rapports trouvés ou à découvrir entre la physique et les autres sciences médicales, jusqu’à ce que tous les rapports possibles soient aussi bien déterminés qu’ils peuvent l’ôtre.

Si le devoir de ceux qui s’occupent de physique médicale est de rechercher, de découvrir et de constater les rapports de la physique avec les autres branches de la science de l’homme matériel, il devient essentiel de déterminer la nature possible de ses rapports, afin d’assurer la marche des investigations.

La physique est applicable à la science de l’homme vivant sous trois points de vue dilFérens :

i° Sous le point de vue philosophique , c’est-à -dire quant aux méthodes qui peuvent être employées à l’étude et au perfectionnement soit de la physique , soit des différentes branches de la médecine , et surtout de la physiologie, qui serait la base de toutes les connaissances médicales si elle avait fait des progrès suffisans ;

2° Sous le point de vue des rapports d’appareils ou de conditions d’arrangement matériel qui peuvent se trouver entre des machines imaginées par les physiciens pour obtenir certains résultats, et la structure organique que présente avec tant de constance cl de régularité l’anatomie des corps organisés ;

t DISSERTATION.

5° Enfin sous le point de vue des analogies de phénomènes; sujet vaste et rendu très-dilïicile pour des raisons que nous développerons bientôt.

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