‹ Traité élémentaire de physique générale et médicale (volume 2)Chapitre 17 sur 126 · HUILE DE TÉRÉBENTHINE. 3 HUILE DE TÉRÉBENTHINE · texte numérisé non relu

HUILE DE TÉRÉBENTHINE. 3 HUILE DE TÉRÉBENTHINE

ïbmpératubk

centigrade.

Force de la vapeur en milli-J mètres de mer-] cure.

tempébatube

centigrade.

Force de la vapeur en millimètresde mer-

millimètres.

mètres.

mètres.

Premier Tableau des expériences faites sur l'Éther , par M. Cagnabp

Volume à l’état liquide, 7 parties.

Degrés de Réaumur.

Volume à l’état de vapeur, 20 parties.

Pressions

atmosphériques.

Différence d’un résultat au résultat suivant.

A.tmosph.

Dixièm.

Atmospbl Dixièm.

Deuxième Tableau des Expériences faites sur l'Èther.

Volume à l’état liquide, 3 f parties.

Volume à l’état de vapeur ( ou capacité du tube) , 20 parties.

Degrés de Réaumur.

Pressions

atmosphériques.

Différence d’un résultat au résultat suivant.

Atmosph. Di xi cm.

Atmosph. Dixièm.

sS 5

^ \ *So

jf 2/j.O

DU CHANGEMENT d’ÛTAT DES CORPS

Tableau des Expériences faites sur le Sulfure de Carbone.

Volume à l’élat liquide, 8 parties.

Volume à l’élat de vapeur ,

20 parties.

Degrés de Réaumur.

Pressions

atmosphériques.

Différence d’un résultat au résultat suivant.

Atmosph. Dixiêm.

Atmosph. Dixièni.

ÎOO

ljO

iSo

Table des Forces élastiques de lu Vapeur d’eau , depuis o,m;G jusqu’à huit pressions.

Nombre

d'atmosphère».

Pression en mètres de Mercure.

Tcmpératur

s, GG

PAR LE CALOIllQUIÎ.

Nombro

d’atmosphères.

Pressions en mètres de

Mercure.

Température

En comparant les Tables précédentes on peut faire quelques remarques essentielles : par exemple , on voit que les tensions des vapeurs de différens liquides diminuent ou augmentent d’une même quantité pour un même nombre de degrés au-dessus ou au-dessous du terme d’ébullition. Ainsi l’eau à ioo° donne une vapeur dont la tension est om76o; l’alcool à 78“ donne aussi une vapeur dont la tension est om,7Go. Mais la vapeur d’eau à io° au-dessous do ioo°, qui est son terme d’ébullition , donne une vapeur dont la tension est om,525; et l’alcool h io° au-dessous de 78°, qui est aussi son terme d’ébullition, donne une vapeur dont la tension est environ om,0 25. 11 paraît que cette loi est générale pour toutes les vapeurs , du moins dans des températures peu élevés.

Cette observation importante explique comment certains liquides ne présentent, à des températures ordinaires, quo des tensions à-peu-près nulles. Ainsi l’eau à o°, c’est-àdire à 1 oo° au-dessous de son terme d’ébullition, donne pour tension 5 millimètres ; ainsi le mercure , qui bout à 547°, donnera 5 millimètres de pression à ioo° au-dessous.

7‘i tu CHANGEMENT d’ÜTAT UES CORPS

c’cst-à dire à 247°; à 100° plus bas encore, c’est-à-dire à ï47°, la tension de sa vapeur sera à-peu-près la centième partie de 5 millimètres; et enfin , à 47° , la dix millième partie de 5 millimètres, c’est-à-dire une quantité lout-àfait inappréciable. On voit, en effet, que la vapeur du mercure, dont l’existence peut être démontrée par d’autres moyens aux plus basses températures , ne présente pourtant aucune tension appréciable dans le vide du baromètre.

Une autre observation très-remarquable , c’est que la nature du liquide puisse influer aussi directement sur la tension d’une vapeur qui ne touche le liquide que par une surface. Pour le comprendre, il faut admettre qu’il existe des tensions dans les couches de liquide, qui se détruisent toutes les unes les autres, excepté celle de la couche en contact avec la vapeur qui n’est équilibrée que par la tension de la vapeur elle-même; en sorte que, si le liquide sc refroidit, une portion delà vapeur rentre dans le liquide, parce que la tension de sa surface a diminué; tandis que si le liquide s’échauffe, une portion s’en réduit en vapeur, parce que l’élasticité du liquide n’est plus équilibrée. Mais ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que l’état du corps qui se vaporise n’influe en rien sur la tension de sa vapeur; en sorte que de l’eau liquide à o° , et de la glace à o°, donnent la même tension, et qu’en abaissant la température de la glace , les tensions diminuent à-peu-près de la même manière qu’en refroidissant de quantités égales de l’eau à 20°. On observe, par opposition , que les changemens de nature du liquide influent considérablement sur la tension de sa vapeur. Ainsi , de l’eau saturée de sel marin ne fournit qu’à 107° une vapeur d’une tension de om,7Go, tandis que l’eau pure la fournit à 100". Et cependant, dans les deux cas , la vapeur elle-même ne contient absolument que de l’eau très-pure.

On voit encore, par la dernière table, que les tensions des vapeurs depuis une atmosphère jusqu’à huit, ne suivent pas la proportion exacte des températures, qu’il n’y a pas même de progression d’un ordre quelconque qui puisse servir à étendre la table par le calcul; aussi la table présente et qui a été demandée par le gouvernement ù l’Académie des Sciences n’est que provisoire , et une commission spéciale s’occupe d’une série d’expériences sur cet objel.

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