APPLICATIONS MÉTÉOROLOGIQUES
284. La masse immense et mobile de l’atmosphère est continuellement en contact, par sa couche inférieure , avec la surface du globe , dont une partie est formée de corps solides, et l’autre de l’étendue des mers. En outre, cette atmosphère présente de grandes variétés de température, soit par rapport à la situation du soleil , soit par rapport aux différentes hauteurs de celle même atmosphère. 11 résulte de toutes ces circonstances une très-grande variété d’effets dépendans de la quantité d’eau en vapeur que l’atmosphère peut contenir. Pour les concevoir , il faut partir d’un certain nombre de propositions simples qui sont la conséquence des principes établis , et que nous allons énumérer.
Si une masse d’air , à une température ^quelconque , est actuellement en contact avec de l’eau, elle contient autant de vapeur qu’il peut s’en former* à cette température.
Si celle masse d’air s’échauffe , elle recevra une nouvelle quantité de vapeur proportionnelle à sa nouvelle température. Si cette masse d’air se refroidit, il se condensera une partie de l’eau qu’elle contenait.
Si une masse d’air , qui a été en contact avec de l’eau , est transportée hors de ce contact , sans changer de température , elle conservera le maximum de vapeur d’eau qu’elle contenait.
Si cet air est échauffé , il ne contiendra plus le maximum de vapeur d’eau qu’il peut contenir.
Si cet air est refroidi , il laissera déposer une partie de l’eau qu’il contenait.
Cela posé, on conçoit d’abord en général que, l’atmosphère étant beaucoup plus chaude dans ses couches inférieures que dans les supérieures , il doit se former sans