PHÉNOMÈNES
Indépendamment de ces variations lentes, on a remarqué des variations diurnes , qui ne sont pas exactement les mêmes dans tout le cours de l’année ni dans tous les lieux de la terre. L aiguille marche vers l’ouest depuis le lever du soleil jusqu’à une heure, et rétrograde ensuite vers l’est. Le maximum de ce mouvement à Paris est dans le mois de juin , et s’élève à î/j'. Son minimum est dans le mois de décembre et n’est que de 9'. Ce genre de déplacement est, au reste, plus considérable dans les deux sens à Londres qu’à Paris. On peut , jusqu’à un certain point, se rendre compte des variations diurnes en considérant la masse du globe comme une espèce de pile voltaïque, et tenant compte des variations de température qui dépendent de l’action du soleil.
Un certain nombre de causes accidentelles déterminent de grandes agitations dans l’aiguille; tels sont les tremblements de terre , les aurores boréales.
Nous devons encore ajouter, pour confirmer l’opinion de l’existence des pôles magnétiques du globe, que l’intensité de la force directrice des aimans, que M. Gay- Lussac 11’a pas trouvée diminuée à 7000 mètres de hauteur dans l’atmosphère, s’accroît rapidement lorsqu’on s’approche des pôles ; en sorte que si on la représente par 1 00 à l’équateur , elle sera 127 à Naples, 1Ô4 à Paris et 1 07 à Berlin.