‹ Traité élémentaire de physique générale et médicaleChapitre 16 sur 139 · HUILE DE TÉRÉBENTHINE · texte numérisé non relu

HUILE DE TÉRÉBENTHINE

TEMPÉRATURE

centigrade.

Force de la vapeur en millimètres de mercure.

TEMPÉRATURE

centigrade.

Force de la vapeur en millimètres de mercure.

'millimètres.

mètres.

mètres.

Premier tableau des expériences faites sur l’éther, par M. Cagnard.

Volume à l’état liquide, 7 parties.

Volume à l’état de vapeur 20 parties.

de

Degrés

Réaumur.

Pressions

atmosphériques.*

Différence d’un résultat au résultat suiv.

Atmosph.

Dixièm.

Atmosph.

Dixièm.

cü

DU CHANGEMENT d’ÉTAT DES CORPS

Deuxième tableau des expériences faites sur l’éther.

Vol

iiquidi

de

unie à l’état b, 5 -- parties.

Volume

à l’état de du tube).

vapeur (ou capacité 20 parties.

Degrés

Réaumur.

Pressions

atmosphériques.

Différence d’un résultat au résultat suiv.

Atmosph.

Dixièm.

Atmosph .

Dixièm.

Oh

CO

Tableau des expériences faites sur le sulfure de carbone.

Volume à l’état liquide, 8 parties.

Volume à l’état de vapeur,

20 parties.

Degrés de Réaumur.

Pressions

atmosphériques.

Différence d’un résultat au résultat suiv.

1 Atmosph .

Dixièm.

Atmosph. Dixièm.

pr

pr

Table des Forces élastiques de la Vapeur d'eau, depuis 0m,76

jusquà huit pressions.

Nombre

Pression en mètres de

Température.

d atmosphères.

mercure.

rr t ° a

DU CHANGEMENT d’ÉTAT DES CORPS

Nombre

Pression en mètres de

Température.

d’atmosphères.

mercure.

Table dressée par MM. Dulong et Arago , donnant la température

et la tension de la vapeur d'eau depuis 1 atmosphère jusqu à 2-4 par expérience , et jusqu à 50 par le calcul.

Tension de la f vapeur exprimée fi en atmosphères de 0m,76 de mercure.

fj-i'RSHwsi.iKitrj «^r.Trr^u.':j*OTi;-Æ ;s-jî-Æ - tps

TENSION en mètres de mercure à 0°.

TEMPÉRATURE correspondante en degrés centigrades.

PRESSION sur un

centimètre carré !

en kilogr.

1,033 il

PAR LE CALORIQUE. 7

En comparant les tables précédentes on peut faire quelques remarques essentielles : par exemple , on voit que les tensions des vapeurs de dilférens liquides diminuent ou augmentent à peu près d’une même quantité pour un même nombre de degrés au dessus ou au dessous du terme d’ébullition. Ainsi l’eau à ioo° donne une vapeur dont la tension est om,76o,* l’alcool à 78° donne aussi une vapeur dont la tension est om,76o. Mais la vapeur d’eau à io° au dessous de ioo°, qui est son terme d’ébullition, donne une vapeur dont la tension est om,525; et l’alcool à io° au dessous de 78°, qui est aussi son terme d’ébullition, donne une vapeur dont la tension est environ om ,525. Cette loi n’est point exacte et se dément surtout dans les hautes tempéra* tures , mais elle n’en donne pas moins de très utiles approximations.

Cette observation importante explique comment certains liquides ne présentent, à des températures .ordinaires, que des tensions à peu près nulles. Ainsi l’eau à o°, c’est-àdire à ioo° au dessous de son terme d’ébullition, donne pour tension 5 millimètres; ainsi le mercure , qui bout à 547°, donnera 5 millimètres dépréssion à 1000 au dessous, c’est-à-dire à 247°; à ioo°p!us bas encore, c’est-à-dire à 147% la tension de sa vapeur sera à peu près la centième partie de 5 millimètres; et enfin, à 47°, la dix-millième partie de 5 millimètres , c’est-à-dire une quantité tout à fait inappréciable. On voit , en effet , que la vapeur du mercure, dont l’existence peut être démontrée par d’autres moyens aux plus basses températures , ne présente pourtant aucune tension appréciable dans le vide du baromètre.

Une autre observation très remarquable, c’est que la nature du liquide puisse influer aussi directement sur la tension d’une vapeur qui ne touche le liquide que par une

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surface. Pour le comprendre , il faut admettre qu’il existe des tensions dans les couches de liquide qui se détruisent toutes les unes les autres , excepté celle de la couche en contact avec la vapeur qui n’est équilibrée que par la tension de la vapeur elle-même ; en sorte que, si le liquide se refroidit , une portion de la vapeur rentre dans le liquide , parce que la tension de sa surface a diminué, tandis que si le liquide s’échauffe , une portion s’en réduit en vapeur, parce que l’élasticité du liquide n’est plus équilibrée. Mais ce qu’il y a de plus remarquable ; c’est que l’état du corps qui se vaporise n’influe en rien sur la tension de sa vapeur ; en sorte que de l’eau liquide à o°, et de la glace à o°, donnent la même tension , et qu’en abaissant la température de la glace , les tensions diminuent à peu près de la même manière qu’en refroidissant de quantités égales de l’eau à 20°. On observe, par opposition, que les changemens de nature du liquide influent considérablement sur la tension de sa vapeur. Ainsi, de l’eau saturée de sel marin ne fournit qu’à 107° une vapeur d’une tension de om,76o, tandis que l’eau pure la fournit à ioo°. Et cependant, dans les deux cas , la vapeur elle-même ne contient absolument que de l’eau très pure, et ne marque que ioo° de température.

Les deux dernières tables donnent le rapport qui existe entre les températures des vapeurs et leurs tensions, dans les degrés élevés de l’échelle thermométrique : la première ne s’étend que jusqu’à huit atmosphères, et elle a été obtenue par des moyens qui ne présentent pas de grandes conditions d’exactitude, la tension des vapeurs ayant été mesurée au moyen de soupapes chargées de poids; il n’en est pas de même de la dernière , elle s’étend d’une manière expérimentale jusqu’à vingt-quatre atmosphères.

et les expériences ont été faites avec une rigueur qui peut servir de modèle.

MM. Dulong et Arago ont été chargés de faire des recherches à l’égard des rondelles fusibles, et ces recher chss les ont conduits aux expériences que nous citons.

Un manomètre à air comprimé était sans doute la meilleure manière de mesurer la force de la vapeur, mais encore fallait-il savoir si la loi de Mariotte était exacte pour l’air très comprimé, ce qui n’avait pas été constaté; en conséquence, ces savans ont fait construire une colonne de verre assez haute pour fournir vingt-sept atmosphères de pression en mercure, çt ils ont établi les divisions de leur manomètre à air comprimé d’après les hauteurs de cette colonne réelle de mercure , après quoi le manomètre ainsi vérifié a été employé à mesurer les pressions de la vapeur; on a dû s’arrêter à vingt-quatre atmosphères, parce que la chaudière, bien que très forte et parfaitement clouée, laissait perdre trop d’eau , passé cette pression.

La température était prise soit dans l’eau, soit dans la vapeur de la chaudière. . •

Les résultats ainsi obtenus, et qui sont dès lors des points fixés pour n’y plus revenir, sont les suivans :

i° La température est la même dans le liquide et dans la vapeur de la chaudière.

2° L’air comprimé jusqu’à vingt-sept atmosphères suit exactement la loi de Mariotte , c’est-à-dire que ses volumes sont en raison inverse des pressions qu’il supporte.

5® Les tensions de la vapeur sont avec les températures dans les rapports que donne la table; ces rapports ne sont point simples , mais cependant on peut saisir une certaine marche progressive à peu près régulière de quatre atmosphères à vingt-quatre , qui a permis de calculer les

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températures jusqu’à cinquante atmosphères à moins d’un degré près.

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