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de l'action du calorique sur les corps

Cette table fournit un grand nombre d'observations très intéressantes. Nous remarquerons d’abord que tontes ces dilatations expriment l’accroissement de volume cubique ou dans tous les sens à la fois, même lorsque les

observations ont été faites sur les accroissemens linéaires *

d’une colonne liquide, puisqu'on effet, dans un cylindre à parois fixes, l’augmentation de hauteur de la colonne exprime l’augmentation de volume dans tous les sens.

On voit que les dilatations observées pour le mercure de g0 à ioo° sont- différentes suivant les divers observateurs ; mais il. est très probable que Ies*résultals de MM. Petit et Dulong sont les plus exacts, On voit encore que les dilatations du mercure , observées dans le verre , paraissent beaucoup moindres que la dilatation réelle , ce qui tient b ce que le vase de verre s’agrandit réellement par sa propre dilatation, ce qui diminue l’élévation apparente de la colonne de mercure.

Une autre observation, non moins importante, sur la dilatation absolue du mercure, c’est qu’elle augmente avec la température, puisque de o° à ioo° elle est de que

de ioo° b 200° elle est de et que de 2000 à 3oo° elle

est de Mais un résultat fort remarquable des recherches de MM. Petit et Dulong, c’est^que cette dilatation devient b peu près uniforme quand on l’observe dans le verre , car elle se trouve , dans les trois périodes indiquées , — * ësTfâ» 6377S» circonstance très heureuse, puisqu’elle rend b peu près uniforme la dilatation du mercure dans* les thermomètres.

On peut voir aussi, par l’aspect général de cette table, que les liquides qui bouillent à la température la plus basse, sont très souvent ceux qui se dilatent le plus pour un même nombre de degrés thermométriques. O’esl ainsi que l’eau, qui bout h ioo°; se dilate de lorsque le mercure,

SANS CHANGEMENT ifÊTAT.

qui bout à 55o°, se dilate de 5—*^. Néanmoins , il s’en faut de beaucoup que cette règle soit générale, puisque l’acide nitrique se dilate plus que l’éther, et l’huile fixe à peu près autant que l’eau.

Dans tous les corps liquides dont nous avons parlé jusqu’ici , un accroissement de température produit toujours une dilatation, et réciproquement; mais l’eau présente ; à cet égard, une anomalie fort remarquable , lorsqu’elle approche du terme où elle peut se convertir en glace, et qui correspond à o° du thermomètre centigrade. En effet , si l’on pose un vase rempli d’eau à io° dans une chambre dont la température soit au dessous de o°, et si l’on place des thermomètres très sensibles au fond et à la surface de cette eau , on verra d’abord la partie inférieure du liquide devenir plus froide que sa partie supérieure , attendu que les molécules refroidies deviendront plus lourdes et gagneront le fond du vaisseau: mais lorsqu’on approchera du terme de o°, l’inverse arrivera, c’est-à-dire que la surface du liquide sera plus froide que le fond; ce qui suppose que les molécules plus froides deviendront plus légères.

Les académiciens de Florence avaient remarqué, il y a long-temps, que si l’on plonge un thermomètre fait avec de l’eau dans un mélange réfrigérant, le liquide descend dans le thermomètre jusqu’à un certain point , et remonte ensuite d’une quantité notable, avant de se congeler, Ces expériences ayant été répétées, soit en Angleterre , soit en France, un grand nombre de fois, on a trouvé que le maximum de densité de l’eau était à 4°>44 au dessus de o ; qu’elle diminuait de densité en se refroidissant davantage, comme en s’échauffant; en sorte que sa densité était à peu près la même à o° et à io° au dessus. Des recherches plus récentes de M. Despretz fixent le maximunè de densité de l’eau à 4° ou à 4V tout au plus. On attribue

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ce phénomène à ce que l’eau liquide qui approche du ternie de congélation tend déjà à prendre un arrangement moléculaire qui lui fasse occuper plus de volume, comme il arrive lorsqu’elle se congèle effectivement.

. L’eau étant pour nous un liquide de la première importance, nous croyons devoir donner ici une table des changemens de volume de ce liquide , depuis — i°, 11 jusqu’à iqo°, dressée par le docteur Young , d’après les expériences de Gilpia et Kirwan.

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