‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 112 sur 201 · ABSORPTION DE L.V LUMIÈRE · texte numérisé non relu

ABSORPTION DE L.V LUMIÈRE

En examinant dans ces conditions la lumière qui a travci'sé un verre bleu de cobalt, on ne trouve guère dans le spectre que deux couleurs , le rouge et le bleu, séparées par un intervalle noir ; les rayons de réfrangibilité moyenne font défaut; ils ont été absorbés. [Le verre teint en rouge par le protoxyde de cuivre ne laiss4> passer que l'extrémité rouge du spectre et le commencement de To-

IMilgé.J

lies liquides colorés, tels que des solutions de chlorophylle, d'hémoglobuline ou d'autres matières colorantes, se comportent comme les verres de couleur, .«"ous le rappoit de Tabsorption ; ils présentent toutefois une particularité intéressante : à ceilaines places parfaitenieiit déterminées se montrent dans le î!l>ectre des bandes obscures formées par des réunions de lignes sombres sern^es les unes conti'e les autres; ces lignes ne correspondent pas aux raies sombres du spectre solaire (raies de Fraunhofer) et elles sont coimues sous le nom de raies d^ absorption.

De semblables raies s'observent aussi dans le spectre de la lumière qui a Inversé des gaz colorés, par exemple des vapeurs d'acide hypo-nitrique , et, <:omme tous les gaz sont colorés <|uand on les regard*? sous une grande épaisseur, il est probable <pi'en couche suffisamnitMit profonde ils donnent tous des «■aies d'absorption dans leurs spectres.

Tel est précisément le cas de l'air atmosphéri(iue : un grand nombre de raies « lu spectre solaire proviennent de l'absorption exercée par l'atmosphère ter- «^estre, et ce qui le prouve, c'est «jue les raies dues à cette origine sont plus ou **ioins nettes et plus ou moins nombreuses, suivant l'état de l'atmosphère, sui- 'v antsa pureté, son degré de sécheresse ou d'humidité, suivant la hauteur du •^oleil etc. Quant aux raies principales du spectre solaire, leur constance et l«?ur fixité prouvent qu'elles reconnaissent une cause autre que Tabsorption par I *-*? couches de l'atmosphère terrestn?.

169*. Analyse spectrale du sang. — Le spectre d'absorption du sang et des solutions d'hémato-globuline offre un intérêt tout particulier pour le médecin. Quant on fait passeï* un faisceau de lumière solaire ou de toute autre lumière l^lanche (gaz d'éclairage, lampe de pétrole) à travers une solution concentrée de **ang oxygéné ou d'hémato-globuline, les rayons rouges sont les seuls qui tra- ^'ersent le milieu coloré; en ajoutant de l'eau, on voit apparailn* dans le spectre successivement les rayons orangés, puis les jaunes, les verts, les bleus et enfin toutes h»s couleurs; mais il reste deux bandes d'absorption situées dans le jaune et le vert eutie les raies C et D de Fraunhofer (Fig. 17'2, 11). Traite-t-on la solution de .sang ou d'hémo-glohint» par un agent n'Mlucteur (hydrogène suivre, sulfure ammonique, acide carbonique etc.), les <leux raies précitées disparaissent pour faire place à une raie unique située ontni les deux précédentes

h m, ni).

|Le sang tenant en dissolution de l'oxyde de carbone présente les mêmes ^ d'absorption ([ue le sang normal, mais il s'en distingue en ce i[ue les deux raies persistent après l'action des agents réducteurs.]

Sous l'influence des acides et des alcalis, l'hémo-globine ou hémato-globuline se dédouble en une substance albuminoïde nommée (jlohulwe et en une "•■«tière coha-ante appelée hêmatbie. Cette dernière, en solution acide, donne

une seule bande d'absorption située à la limite du rouge et de rorangé, to^ près et un peu au delà de la raie C (Fig. 172, IV) ; si la solution est alcalin^ la bande d'absorption est située plus près de la raie D , et occupe presqv

so

so

-rt-*—" ''

-ry-^^ T-

Ij- ■ ■ -,

Flg. 172. — Spectres rl'absorptinn dos niatièret colorantes du saiig^liémn-ffloblne et hënuitine). I. Spectre solaire luuntrant la pu»ition des raies de Fraunbofer. — II. Spectre de rbrino-gli^binu montrant les dt-nx raies rarnctvribtlques située» entre leH rairn D t>t E. — III. Hi»ectre de riiéniii-^lnblno a]tri'H Pactlon d*a^nt» rt^ducteuru ; Ioh deux raies du spectre prêcrdfut ont vtv reniplact'*e» par une laii* unique de position intemiéiliairc. - IV. Spertn* df rbruiatine.

toute la lai*geur de Tumiigé ; c'rst <'ii raison do cette ah.^orption d'une | des rayoïiî* de Textréinité roujço du î^pectre que riiématine paraît verte la lumière transmise. En ti'aitant riiématine par les iigents réducteur^, o disparaître la bande d'absorption située dans le ronjre ou Torangt'': à s.* se montrent une bande noire qui occupe presqiit> toii*e retendue du jaune, raie plus étroite placée dans le vert.

Dans ces derniers temps, on a utilisé ces caractères du sjM'ftri* de globine pour la rodierche des taches du san^' ou pour reconnaitn* la | de l'oxyde de carlM>ne dans b* sanjx. Dans ce but on ét»Mul le liqui quantité d'eau suffismte , on le verse dans une petite au^e fernu'*e bmes de verre à l*ac«»s parallèles, et on place cet appareil devant lu 9pectro8cope (voy. |)our la description et l'emploi du spectroscoix\ le

Page 1