MESURE DES FORCES ÉLECTRIQUES
est toujours la même en chaque point des surfaces métalliques, quelle que rétendue des disques employés. 11 suit de là que l'intensité de là force élecmotrice est indépendante de la grandeur des surfaces en contact. On peut, onséquence, admettre qu'elle est proportionnelle à la densité de l'électricité
a force électro-motrice et avec elle la densité de l'électricité libre sont d'auplus grandes que les métaux employés occupent des rangs plus distants de l'autre dans la série des tensions. C'est ainsi que Yolta, en prenant
me unité de force électro-motrice celle du couple cuivre et argent , a trouvé
p les autres métaux les valeurs suivantes :
Zinc et plomb .
Plomb et étain.
Étain et fer. .
Fer et cuivre .
Cuivre et argent Zinc et argent .
Zinc et fer . .
Cuivre et étain.
1 seule comparaison de ces nombres avec les numéros d'ordre des métaux } la série des tensions du § 295* {zinCy plomb, étain, fer, cuivre, argent) luit directement à la loi suivante : La force électro-motrice développée au act de deux métaux quelconques est égale à la somme des forces èlectrorices qu* engendreraient les différents couples quon pourrait former en lissant chacun des métaux compris dans la série des tensions, entre les r en expérience, successivement avec celui qui le jyrécède et celui qui le . Ainsi, par exemple , si nous représentons la force électro-motrice d'un de par les symboles chimiques des métaux qui le composent, nous aurons * [g = Z,Pb + Pb, Sn + Sn, Fe + Fc, Cu + Cu, Ag, îttc loi , d'après laquelle l'ordre des métaux dans la série des tensions ine en môme temps la grandeur relative de leurs forces électro-motrices, est lue .sous le nom de loi des tensions.
loi des tensions a ddjîi cte découverte par Volta au moyen de IVlectroscopc îi les d*or; M. Kuhlrausch en a de nouveau vërifîë Texactitudo dans une série d'expo- C8 faîtes avec beaucoup do soin h Tuide de la balance de torsion do Dcllmann.
5. Mesure de la force électro-motrice développée an contact des métaux et iqoides. — Li force électro-motrice due au contact d'un métal avec un lie peut être mesurée de la manière qui vient d'être exposée jwur le cas de : méLiux l'un avec l'autre. M.iis comme les lirjuides ne se lai.ssent point er dans la .série des tensions, la loi des ten.<îions ne leur est pas applicable. iand on plonge deux métaux dans un même liquide , la force électro-moqui agit au niveau des surfaces métidliques doit être égale, comme nous 08 démontré § 298, à la différence des forces élcnitro-motrices que chacun métaux développerait pour sa part s'il se trouvait seul en contact avec le de. Vient-on à comparer entre elles les quantités «l'électricité (ju'on obtieii- . en immergeant successivement les diflérents métaux dans un même lie, on trouve que ces métaux peuvent êlrc sériés suivant l'ordre des tensions s produisent, mais que cet ordre est tout diflerent de celui qui existe }K)ur
5G8 DE l'électricité.
les mêmes métaux mis* en contact immédiat les uns avec les autres, et qu>fi outre il change avec la nature du liquide ; toutefois la loi des tensions s'applique à chacune des séries prises à part.
La force dlectro-motrice de deux métaux plonges dans on même liquide pourrait être dëterminëo par les mêmes procédés que ceux qui nous ont sorri jusqu*ici à mesurer l'électricité ; il suffirait de sortir les métaux du liquide qui les baigne , et de mesurer la tension électrique qui s*est développée sur chacun d^eux. Mais nous avons, dans le courant électrique qui s^ établit, sitôt qu^on réunit par un fil conducteur les deux métani plongés dans le liquide, un moyen bien plus sensible et plus commode de mesnier h force électro-motrice. Nous verrons, en effet, dans les chapitres suivants, que ce coorint produit certains effets particuliers , tant dans Tintérieur même du circuit qu*au dchon. Si donc on donne toujours aux lames métalliques la même grandeur , et que la circoUtion des fluides électriques s^opëre constamment dans des conditions identiques, cet effets du courant mesurent directement la tension de Tclectricité libre qui se renoarelle à chaque instant sur les lames métalliques, en d'autres termes, la force électro-motrice. Attendu que cette méthode de mensuration do la force électro-motrice du coaple vultaîquo ne saurait être séparée de Tétude des lois du courant de la pile, nous en rv}H>^ tons la description au chapitre suivant.
Les mêmes observations s'appliquent k la force électro-motrice de la pile the^mo-tlc^ trique. A regard de cette source d'électricité , nous ferons remarquer que la loi des tonsions de Volta, en vertu de laquelle Tordre des métaux, rangés par rapport klenn tensions électriques, indique en même temps la grandeur relative de rélectricîté prodoîtf . est également vraie pour la série des tensions thermo-électriques.